Le contenu du mémo de l’Obamagate

Ce que contient le mémo de plus choquant

C’est un peu long, mais il montre à quel point Trump avait raison sur l’existence d’un marécage puant à Washington.

« Nos constatations, qui sont détaillées ci-dessous, soulèvent des inquiétudes quant à la légitimité et à la légalité de certaines interactions entre le département de la Justice et le FBI, et la Cour de surveillance des renseignements étrangers (FISC), et établissent une violation troublante des procédures judiciaires établies pour protéger le peuple américain contre les abus liés au processus de la FISA. »

  • Le 21 octobre 2016, le ministère de la Justice et le FBI ont demandé et reçu de la FISC [Cour secrète autorisant des mises sur écoute secrètes] une ordonnance FISA autorisant la surveillance électronique de Carter Page [collaborateur de la campagne Trump]. Page est un citoyen américain qui a été conseiller bénévole de la campagne présidentielle Trump.
  • Le FBI et le ministère de la Justice ont obtenu un mandat initial ciblant Carter Page, et trois renouvellements successifs. Comme l’exige la loi (50 U. S. C. 1805 [d] [1]), une ordonnance de la FISA sur un citoyen américain doit être renouvelée par la Cour tous les 90 jours.
    • Le directeur de l’époque, James Comey [qui a été destitué en début d’année], a signé trois demandes auprès de la FISA au nom du FBI [alors qu’il a déclaré sous serment devant le Congrès, que le dossier Steele était sans fondement],
    • Le directeur adjoint Andrew McCabe [qui vient d’être démis] en a signé un.
    • Sally Yates [qui a été démise de ses fonctions après avoir refusé d’appliquer les ordres de Trump concernant le contrôle des migrants de plusieurs pays islamistes à risque], puis Dana Boente, procureur générale par intérim, et le procureur général Rod Rosenstein ont signé une ou plusieurs demandes de FISA au nom du département de la Justice.
  • En raison de la nature délicate des activités de renseignement étranger, les demandes de mise sur écoute (y compris les renouvellements) présentées à la Cour secrète sont classifiées. Ainsi, la confiance du public dans l’intégrité du processus FISA dépend de la capacité du tribunal à imposer au gouvernement les normes les plus élevées, particulièrement en ce qui a trait à la surveillance des citoyens américains. La rigueur dans la protection des droits des Américains, qui est renforcée par les renouvellements d’ordonnances de surveillance de 90 jours, dépend nécessairement de la production par le gouvernement de tous les faits importants et pertinents devant les tribunaux. Cela devrait inclure des informations pertinentes à la cible. Dans le cas de Carter Page, le gouvernement avait au moins quatre occasions de rendre compte avec exactitude des faits. Toutefois, nos constatations indiquent que, comme nous le décrivons ci-dessous, des renseignements importants et pertinents ont été omis.
  • Le « dossier » compilé par Christopher Steele (dossier Steele) pour le compte du Comité National Démocrate (DNC) et la campagne Hillary Clinton a constitué un élément essentiel de la demande de surveillance de Carter Page devant la Cour secrète. Steele était une source de longue date du FBI qui a été payée plus de 160 000 $ par la campagne DNC et Clinton, via le cabinet d’avocats Perkins Coie et le cabinet de recherche Fusion GPS, pour obtenir des informations désobligeantes sur les liens de Donald Trump avec la Russie.
    1. Ni la demande initiale d’octobre 2016, ni aucun des renouvellements ne mentionnent le rôle du parti Démocrate, de la campagne Clinton, ou de tout parti politique ou campagne dans le financement de l’enquête de Steele, alors que les hauts fonctionnaires du ministère de la Justice et du FBI connaissaient les origines politiques du dossier Steele.
    2. Les notes initiales de la demande FISA indiquent que Steele travaillait pour une « personne américaine », sans nommer Fusion GPS ni son dirigeant principal Glenn Simpson, qui a été payé par un cabinet d’avocats américain (Perkins Coie) représentant le parti Démocrate (alors que le ministère de la Justice le savait à l’époque).
    3. La demande ne mentionne pas que M.  Steele travaillait en réalité pour le compte de la campagne Démocrate et Mme Clinton, et qu’il était rémunéré par eux, ni que le FBI avait autorisé séparément des paiements à M. Steele.
  • La demande de mise sur écoute de Carter Page cite en détail un article de Michael Isikoff paru sur Yahoo News le 23 septembre 2016, consacré au voyage de Page à Moscou en juillet 2016. Ce qui n’est pas dit est que l’article de Yahoo ne confirme pas, comme le prétend la demande de mise sur écoute, le dossier Steele, puisqu’il est en fait le résultat d’informations qui ont été divulguées par Steele lui-même à Yahoo News.
    1. La demande de surveillance de Page affirme à tort que Steele n’a pas fourni d’informations à Yahoo News. Sauf que Steele a admis devant une Cour britannique qu’il a rencontré Yahoo New en septembre 2016 chez Fusion GPS.
    2. Perkins Coie était au courant des premiers contacts de Steele avec les médias, puisqu’ils ont organisé au moins une réunion à Washington en 2016 avec Steele et Fusion GPS où cette question a été discutée.
    3. Steele a été suspendu, puis rejeté comme source du FBI pour divulgation non autorisée aux médias de sa relation avec le FBI dans un article du 30 octobre 2016 publié sur Mother Jones. Mais le FBI aurait dû suspendre Steele dès qu’il a parlé avec Yahoo en septembre, soit avant la demande de mise sur écoute.
  • Après que Steele ait été congédié par le FBI, il a maintenu des contacts avec le département de la Justice par l’intermédiaire du sous-procureur général adjoint de l’époque, Bruce Ohr, qui a travaillé en étroite collaboration avec les sous-procureurs généraux Yates et plus tard Rosenstein.
    1. Peu après les élections, le FBI a commencé à interviewer Ohr, documentant ses communications avec Steele.
    2. En septembre 2016, Steele a admis à Ohr ses sentiments contre le candidat de l’époque Trump lorsque Steele a déclaré qu’il « était désespéré que Donald Trump se fasse élire et qu’il était passionné par l’idée qu’il ne devienne pas président ».
    3. Cette preuve évidente de la partialité de Steele a été enregistrée par Ohr à l’époque et par la suite dans les dossiers officiels du FBI, mais ni Ohr ni ses supérieurs n’ont rapporté la partialité de Steele dans aucune des demandes de mise sur écoute de Carter Page.
    4. A la même période, la femme de Bruce Ohr était employée par Fusion GPS pour aider à faire des recherches contre Trump.
    5. Ohr a plus tard fourni au FBI toutes les recherches de son épouse contre Trump payées par Clinton et le parti Démocrate via Fusion GPS.
    6. Mais les relations entre Ohr et Steele, entre la femme d’Ohr et Fusion GPS, ont été dissimulées à la Cour lors de la demande de mise sur écoute.
  • Selon le chef de la division du contre-espionnage, le directeur adjoint Bill Priestap, la corroboration du dossier Steele n’en était qu’à ses balbutiements au moment de la demande initiale de mise sur écoute de Page.
    1. Après la suspension de Steele, un rapport de validation de son dossier effectué par une unité indépendante du FBI a estimé que le rapport de Steele n’était que « très peu corroboré » et peu crédible.
    2. Pourtant, début janvier 2017, le directeur James Comey a parlé au président élu Trump du dossier Steele, même s’il savait– selon son témoignage de juin 2017– qu’il était « salace et non vérifié ».
    3. Bien que la demande de mise sur écoute s’appuyait sur les antécédents de Steele, elle a dissimulé ses motivations idéologiques anti-Trump.
    4. De plus, le directeur adjoint McCabe a témoigné devant le Comité en décembre 2017 qu’aucun mandat de surveillance n’aurait été obtenu sans les informations du dossier Steele.
  • La demande de mise sur écoute de Page mentionne également des informations concernant George Papadopoulos, conseiller de la campagne Trump, mais il n’existe aucune preuve de coopération ou de complot entre Page et Papadopoulos.
    • L’information sur Papadopoulos a cependant déclenché l’ouverture d’une enquête de contre-espionnage du FBI à la fin de juillet 2016 par l’agent du FBI Pete Strzok [qui a été démis de son poste dans l’enquête de Mueller].
    • Strzok a été réaffecté par le Bureau du conseil spécial au service des ressources humaines du FBI pour des SMS anti-Trump échangés avec sa maîtresse, l’avocate du FBI Lisa Page (aucune relation avec Carter Page), où ils ont tous deux démontré un clair parti pris contre Trump et en faveur de Clinton, sur qui Strzok a également enquêté [et a truqué l’enquête pour l’innocenter].
    • Les SMS entre Strzok et Lisa Page reflètent également des discussions approfondies sur l’enquête, sur l’orchestration de fuites dans les médias, et incluent une réunion avec le directeur adjoint McCabe pour discuter d’une politique d’ »assurance contre l’élection du président Trump ».

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