Richard Ferrand prototype de l’apparatchik socialiste

Publié par le 29 Mar, 2026 dans Blog | 1 commentaire

Richard Ferrand prototype de l’apparatchik socialiste

J’ai déjà dénoncé dans un précédent article :

Conseil constitutionnel : Ferrand fait le ménage

le limogeage très brutal, par Richard Ferrand, de la secrétaire générale du Conseil constitutionnel, Aurélie Bretonneau, qui ne pourra qu’aggraver les soupçons de partialité qui pèsent déjà sur cette institution.

Cette décision est d’autant plus grave qu’elle serait liée à une divergence de vue sur la notion d’Etat de droit sur laquelle la « limogée » était réputée très pointilleuse !

Et je m’interrogeais alors sur la raison de ce limogeage et ses conséquences :

Doit-on s’attendre à des interprétations de l’Etat de droit par le Conseil constitutionnel encore plus audacieuses ?

Je relaye ce matin un portrait de Richard Ferrand proposé par ce tweet de l’Observatoire de la Justice :

Portrait de juge

Richard Ferrand vient d’évincer Aurélie Bretonneau du Conseil Constitutionnel.

L’occasion de revenir sur le parcours de Richard Ferrand. Ou l’ascension d’un apparatchik sans diplôme au sommet des institutions.

Né le 1er juillet 1962 à Rodez dans une famille modeste d’artisans-commerçants, Richard Ferrand incarne à merveille la success story macroniste : celle d’un opportuniste sans attaches idéologiques fortes ni compétences juridiques solides, qui gravit les échelons grâce à un réseau serré.  

Formation : zéro diplôme, zéro gêne

Après un bac obtenu en Allemagne, il s’inscrit en droit à Toulouse puis à Paris-Descartes sans jamais décrocher le moindre diplôme.

Pas de master, pas de doctorat, pas même une licence validée. Cela n’empêchera pas Emmanuel Macron, en février 2025, de le propulser à la présidence du Conseil constitutionnel, gardien suprême de la Constitution. Comme il l’a lui-même admis : « Je ne suis pas un professionnel du droit, c’est vrai ».

 Salaire actuel : environ 15 000 et 16 500 € nets/mois + indemnités opaques dénoncées pour absence de base légale claire. Un pactole, mais pour quels services rendus au pays ?

Famille au cœur des polémiques :

Ehpad subventionnés via son ex-épouse, centre de soins et SCI louée aux Mutuelles de Bretagne par sa compagne Sandrine Doucen. Mise en examen pour prise illégale d’intérêts (2019), prescription confirmée par la Cour de cassation en 2022. Pas de condamnation, mais le flou persiste pour quelqu’un qui prônait « la probité » en 2017 pour En Marche.

Carrière : du journalisme au copinage macronien

Journaliste médiocre (La Dépêche, Le Monde…) puis communicant, il devient directeur des Mutuelles de Bretagne (1998-2012).

Passage éclair au PS, puis saut opportuniste vers En Marche en 2016.

Ascension fulgurante : député, ministre, président de l’Assemblée, et enfin président du Conseil constitutionnel depuis mars 2025.

Sa nomination à elle-seule est un scandale institutionnel.

Proposé par Emmanuel Macron en février 2025 pour remplacer Laurent Fabius, Ferrand est validé à une voix près par les commissions des lois (grâce à l’abstention du RN).

À ceux qui soulignent l’ironie de sa nomination, Ferrand rétorque, pastichant son modèle Badinter : “J’ai un devoir d’ingratitude ».

Bilan implacable:

Richard Ferrand symbolise le pire de la Ve République finissante : un pur produit du népotisme et du clientélisme macronien, un homme sans légitimité juridique ni morale pour présider le Conseil constitutionnel.

Il incarne l’entre-soi d’une élite qui se sert elle-même, prescrit ses propres affaires et se récompense grassement.

Le Conseil des « sages », vraiment ?

L’Observatoire de la Justice. 

Retrouvez l’intégralité de son portrait sur le site des l’Observatoire de la Justice

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Une réponse à “Richard Ferrand prototype de l’apparatchik socialiste”

  1. « Ferrand est validé à une voix près par les commissions des lois (grâce à l’abstention du RN) ». On se souviendra que MLP était en attente du verdict du procès sur les assistants parlementaires européens, et les mauvais esprits comme moi, ne peuvent s’empêcher de penser, qu’elle a tenté une manœuvre, un deal avec la macronie, qui lui est revenu dans la figure, parce que franchement le RN n’avait aucune raison de s’abstenir.

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