Mauvais temps pour les gauchiste de « l’odieux visuel de sévices publics » (Copyright Gilles-William Goldnadel) qui voient se vérifier le célèbre adage de Jacques Chirac :
« Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille ! »
C’était d’abord la gestion financière de France Télévisions qui était épinglée sévèrement par la Cour des Compte.
C’est ensuite l’audiovisuel public qui est sous le feu d’une commission d’enquête présidée par l’UDR d’Eric Ciotti.
Ce même service public pensait faire une diversion grâce à son émission toxique Complément d’enquête, qui devait prendre comme cible, l’effrontée chaine d’infos CNews !
Mais patatras, l’arroseur public est arrosé et même trempé avec une émission qui se retourne complètement contre ses auteurs. En effet, quelques heures seulement avant la diffusion de l’émission, le gendarme de l’audiovisuel, la pourtant très militante Arcom, dénonçait les méthodes de Complément d’enquête et lavait CNews de tout manque de pluralisme !
Une claque magistrale !
Hier, toute la journée, CNews a eu beau jeu d’enfoncer le clou, et le couteau dans la plaie, dans pratiquement toutes ses émissions, en accablant son ennemi public numéro 1.
Jean Kast, dans cet article de Boulevard Voltaire, nous dit tout de ce fiasco :
Complément d’enquête : la montagne
anti-CNews accouche d’une souris
Tout ça pour ça ! Après de longs mois d’investigation, le magazine Complément d’enquête a enfin diffusé son numéro consacré à CNews. La fabrication de cette émission avait été dévoilée par Pascal Praud lui-même, dès le mois de mars 2025. À l’époque, une journaliste et ex-collègue à i-Télé (l’ancien nom de CNews) l’avait maladroitement approché, lui demandant de bien vouloir lui accorder une interview en souvenir du « bon vieux temps ». Le présentateur de L’Heure des pros avait senti le traquenard à plein nez et poliment décliné. Grand bien lui en a pris ! Ce document – financé par nos impôts – se révèle non seulement très à charge, mais surtout bien vide.
Une émission décousue et qui tourne à vide
À défaut de scoops, l’émission a tenté de sauver les meubles en accumulant des éléments anodins, présentés comme des faits gravissimes. Elle a ainsi estimé que la ligne éditoriale de la chaîne pouvait amener certains musulmans à se sentir « stigmatisés ». La belle affaire. Elle a contesté tout lien entre immigration et délinquance, expliquant que « c’est la science qui le dit ». Audacieux. Elle a ressorti la fausse information – déjà démentie par l’intéressé – selon laquelle Pascal Praud aurait dîné avec Nicolas Sarkozy dans un palace parisien, moins de 24 heures avant sa condamnation dans l’affaire du financement libyen. En bonus, elle a présenté le journaliste comme « le visage controversé de la chaîne d’info en continu », alors qu’il vient au contraire de faire son entrée dans la sélection des personnalités télé préférées des Français … ¡Caramba, encore raté!
On a aussi eu droit à une séquence portant sur un bandeau diffusé en septembre dernier sur lequel était inscrit que des Gazaouis avaient été installés à l’hôtel de ville de Charenton. « Fake news », nous dit France 2 : ces malheureux réfugiés n’étaient pas du tout logés à la mairie de Charenton mais … dans un hôtel de la ville ! Ça change tout, en effet. En matière d’affichages mensongers, Complément d’enquête aurait pu parler de ce bandeau apparu à l’antenne de France Info, en janvier dernier, qui présentait de dangereux prisonniers palestiniens comme d’innocents « otages ». Voilà une désinformation autrement plus grave.
❗️« Il n’y a aucun ressortissant gazaoui qui ait été installé à l’hôtel de ville de Charenton » assure le maire LR de la ville, contrairement à ce qu’a annoncé un bandeau diffusé sur CNews en septembre dernier.
Rendez-vous ce soir à 23h00 sur https://t.co/YC40VBfmKh pic.twitter.com/OQguUlP5yE
— Complément d’enquête (@Cdenquete) November 27, 2025
Afin de remplir tant bien que mal ce réquisitoire désespérément vide, l’émission a sollicité l’ONG Reporters sans frontières – présidée par un journaliste travaillant à France Inter – et l’a chargée de « décrypter » le phénomène CNews. Elle a ensuite évoqué à l’antenne une « étude » de RSF affirmant que la chaîne du groupe Bolloré triche et contourne les règles du pluralisme. Manque de chance : interrogée par Le Point, l’Arcom a désavoué RSF, ce jeudi 27 novembre, et affirme n’avoir constaté, en mars 2025, aucun problème de respect du pluralisme sur CNews.
L’Autorité ajoute :
La France insoumise et le Parti socialiste disposent même, sur CNews, au mois de mars 2025, d’un temps de parole qui est supérieur au poids qu’ils représentent dans le débat public.
Oups !
Complément d’enquête s’est néanmoins fait une joie de rappeler que, depuis 2017, CNews a été épinglée 14 fois par l’Arcom. Le gendarme de l’audiovisuel n’a prononcé en effet que huit sanctions financières contre les chaînes d’information en continu. Toutes ont été infligées à CNews. Mais au lieu d’y voir un acharnement idéologique évident, Complément d’enquête s’est servi de ces sanctions pour taxer CNews de « mauvais élève ». « La chaîne est la seule à avoir dû payer des amendes. Huit au total. Elle a conservé son canal en 2025 », explique la voix off, cachant mal son envie de voir la chaine subir le même sort que sa petite sœur C8.
Haro sur le public de CNews
Une autre scène de l’enquête montre Gilles-William Goldnadel, intervenant très régulier sur CNews, présenté comme un « avocat conservateur » par France 2. « Il m’intéresse d’exercer mon influence », avoue-t-il dans une séquence que la production a choisi d’habiller par d’inquiétantes nappes de violons. « Ce franc-parler, c’est justement ce qui plaît au téléspectateur », ajoute encore la journaliste, sur un ton réprobateur.
D’ailleurs, à quoi ressemble ce fameux « téléspectateur » ? Qui peut bien trouver un intérêt à regarder une chaîne qui n’inspire visiblement que dégoût et mépris aux journalistes de service public ? C’est afin de percer le mystère que les équipes de Complément d’enquête se sont rendues chez Patrick et Isabelle, deux fidèles de CNews. On les voit ainsi prendre leur petit déjeuner en regardant un reportage sur la multiplication des kebabs en France. Assis à leur côté, les journalistes de France 2 sont atterrés. Davantage de kebabs aujourd’hui qu’avant ? « Fake news » ! « Ce que les téléspectateurs de CNews ne sauront pas, c’est qu’il n’y a pas d’explosion du nombre de kebabs en France, commente la voix off, très sûre d’elle. On en compte 9.500. Un chiffre stable depuis dix ans. » Imparable, en effet. S’il y avait déjà 9.500 kebabiers dans notre pays en 2015, c’est bien la preuve que ce sandwich turc fait partie de notre culture et que nos ancêtres en mangeaient eux aussi quotidiennement … Merci, le service public, pour cette brillante démonstration.
France Télévisions : « Ce que les téléspectateurs de Cnews ne sauront pas, c’est qu’il n’y a pas d’explosion du nombre de kebabs en France » pic.twitter.com/j19x8Vcsug
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) November 26, 2025
C’est donc peu dire que cette émission n’aura pas tenu ses promesses. Régulièrement critiqué pour ses « enquêtes » dénuées d’informations fraîches, l’animateur Tristan Waleckx n’est sans doute pas près de s’attaquer à nouveau à un média du groupe Bolloré. Hasard cruel du calendrier, la chaîne France 2 vient d’être mise en garde par l’Arcom, ce jeudi 27 novembre 2025, en raison d’un manque de « rigueur et d’honnêteté » observé dans un précédent numéro de l’émission… Complément d’enquête. À croire que l’intox et la désinformation ne sont finalement pas l’apanage des chaînes privées.
Jean Kast pour Boulevard Voltaire.




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