Ce mépris de classe qui caractérise le Camp du Bien

Publié par le 30 Nov, 2025 dans Blog | 0 commentaire

Ce mépris de classe qui caractérise le Camp du Bien

Jamais le mépris de classe n’aura été aussi présent dans la politique que depuis l’arrivée de Macron à l’Elysée.

La notion d’hyper-centre que Macron a tenté de fédérer reflétait déjà le mépris par l’exclusion des extrêmes.

L’utilisation par l’extrême centre de vocables tels que Nouveau monde, Camp du Bien et pire, Cercle de la Raison pour se qualifier, est déjà une forme de mépris pour les autres formations politiques.

Une des insultes les plus courantes utilisées par l’extrême centre pour stigmatiser les extrêmes est celle de « populiste ». Il faut remarquer qu’il réserve ce terme à l’extrême droite montrant ainsi que le « En même temps » n’est ni de droite, ni de droite !

Quoi de plus détestable, dans une démocratie, qu’une insulte dérivée du mot « peuple » ?

Mais, le mépris du peuple n’est pas l’apanage de l’extrême centre. Il est partagé par d’autres partis, même à droite.

Ce propos d’un personnage d’une pièce de Bertold Brecht :

Puisque le peuple votre contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple !

est bien connu des politiciens de tout bord !

Rappelons-nous qu’en 2005, le peuple français avait nettement rejeté le projet de Constitution européenne par 54,68 % des voix malgré une propagande intensive pour le oui, organisé par l’UMP et le PS.

Mais le 14 février 2008, la parole du peuple était bafouée avec l’adoption par le Parlement français du traité de Lisbonne, sorte ce Canada Dry de la Constitution européenne rejetée moins de trois ans plus tôt par les Français.

Le mépris des politiques pour le peuple va même souvent jusqu’à douter des capacités intellectuelles du peuple. Macron a souvent fait preuve de mépris pour les Français.

Un néologisme a même été créé pour les sorties déplacées de l’individu : les macronades, dont voici quelques exemples :

Il y ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien !

Si c’était pas la France, vous seriez 10 000 fois plus dans la merde ! (aux Mahorais)

La vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié.

Vous n’allez pas me faire peur avec votre T-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler !

Je traverse la rue et je vous trouve un travail !

Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder !

Les journalistes ne sont pas exempts de tout reproche dans ce domaine.

Des éditorialistes ou commentateurs médiatiques, appartenant à des médias “parisiens”, “urbains” ou “intellectuels” peuvent balayer les revendications sociales ou populaires sous le terme “populisme”, “simplisme”, “émotion”, “irrationalité”.

Les classes populaires sont implicitement qualifiées de “moins informées”, de “moins rationnelles”, de “moins modernes”. Cela installe une hiérarchie culturelle et intellectuelle entre “journalistes / élites / urbains” d’un côté, et “peuple / ruraux / ouvriers” de l’autre.

Pour terminer, je vous propose une courte vidéo qui montre un exemple frappant de mépris de classe qui émane d’un philosophe et chroniqueur Nathan Devers.

Il s’en prend aux niveaux intellectuel et culturel de deux personnages politiques mais au travers d’eux c’est à leurs millions d’électeurs qu’il s’en prend :

Notons que Nathan Devers est passé de CNews à France Info, sans doute pour pouvoir tenir de tels propos sans être repris !

Comme le disent très bien ces twittos en commentant la vidéo :

Nota : l’illustration en médaillon au début de l’article a été reprise de la couverture de l’ouvrage de Monique Pinçon-Charlot paru aux éditions Textuel.

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