Les progressistes, les européistes et les mondialistes sont les rois des slogans trompeurs voire mensongers !
– L’immigration est une chance pour la France !
– La France a toujours été une terre d’immigration.
– Le nationalisme, c’est la guerre !
– L’Europe, c’est la paix et la prospérité !
– Si l’Europe de fonctionne pas bien, c’est parce qu’il n’y a pas assez d’Europe !
– L’Europe fédérale puis la gouvernance mondiale sera la seule solution à tous nos maux.
A propos de la mondialisation, voici une interview de Charles Gave et Laurent Ozon menée par Clémence Houdiakova pour la Gazette du Tocsin (texte suivi de la vidéo de l’entretien) :
« La mondialisation heureuse, c’est fini ! »
Dans un monde en plein bouleversement, Laurent Ozon et Charles Gave balaient les idées reçues et appellent l’Europe à une prise de conscience.
Et si les pays du Maghreb n’avaient pas intérêt à grand-remplacer l’Europe ?
C’est en tout cas ce qu’avance Laurent Ozon, chiffres à l’appui. Il rappelle que :
- le taux de fécondité de la Tunisie est autour de « 1,6–1,7 » enfant par femme, « très en dessous du remplacement des générations »,
- le Maroc « autour de 2 »,
- l’Algérie « à 3 »,
- tandis que l’Afrique subsaharienne reste à « 4,1–4,2 enfants par femme ».
À l’horizon 2050, il annonce :
2 milliards 200 millions d’habitants en Afrique sub-saharienne pour à peu près 130–135 millions d’habitants dans tout le Maghreb.
Pour lui, la conséquence est limpide :
Nous sommes avec le monde méditerranéen dans le même bateau.
Son idée forte, c’est que la pression migratoire sub-saharienne va « culbuter démographiquement » les pays du Maghreb si ceux-ci ne reprennent pas le contrôle de leurs frontières et n’endiguent pas la fuite de leur population. Ozon insiste :
Notre problème est un problème démographique, un problème migratoire. La question religieuse n’est pas la question migratoire.
Dans ce contexte, il voit dans l’appel du président algérien Tebboune à ses ressortissants expatriés de revenir au pays un avant-goût de ce qui nous attend :
Dans 10 ans, des appels comme celui-là, vous en aurez partant de tous les pays du Maghreb.
Cette question migratoire fondamentale n’est pas le seul défi du nouveau monde auquel l’Europe ne semble rien comprendre. Charles Gave replace celle-ci dans un contexte plus global : la fin de la mondialisation heureuse telle que l’Occident la concevait. Il revient à son clivage habituel :
celui qui oppose les hommes des arbres, enracinés, aux hommes des bateaux, mobiles. Pour lui, ces internationaux ont capturé le droit à leur profit : Le droit n’est plus le droit national mais le droit international … ce droit international, c’est une invention des internationaux pour faire plier les nationaux.
Il rappelle qu’un droit sans force n’existe pas, qu’il n’y a « ni armée ni police internationale », et que ce pseudo-droit sert surtout à contraindre les peuples à obéir à des instances qui ne rendent de comptes à personne.
Résultat de cette gestion cataclysmique : la France s’appauvrit et ses talents s’exportent. Charles Gave comme Laurent Ozon, qui ont travaillé à l’étranger, savent de quoi ils parlent en matière d’expatriation. Charles Gave note :
Je vois aujourd’hui des gaulois partout : Quand je suis parti de Hong Kong il y a 10 ans, il y avait 5 000 Français, maintenant il y en a 10 000. Il y a plus de Français que d’Anglais aujourd’hui.
Il affirme que l’industrie française existe … mais plus en France :
L’industrie française aujourd’hui est beaucoup plus forte que l’industrie allemande, mais elle n’a pas une usine en France.
En parallèle, Clémence rappelle les suicides : agriculteurs, soignants, policiers, enseignants, tous les métiers « piliers » sont frappés de plein fouet. Laurent Ozon ajoute :
que ces professions sont en première ligne pour gérer les effets de la crise migratoire, de la misère sociale et de la cohabitation ingérée et violente.
Le contraste entre l’effondrement européen et l’essor asiatique est saisissant. Charles Gave est certain que l’avenir réside dans le « cercle de Valérie Pieris », ces 4 000 km autour de Hong Kong où vit la moitié de l’humanité. Pour lui, là-bas, on pratique une mondialisation des flux et des biens mais en respectant strictement les frontières :
Les Asiatiques respectent très, très bien leur frontière nationale … ils essayent de créer un monde efficace économiquement mais où chacun reste maître chez lui. Je crois à la mondialisation des flux, du commerce … mais je ne crois pas du tout à la mondialisation en enlevant les gens d’un pays pour les mettre dans un autre… ça, ce n’est pas de la mondialisation, c’est de l’esclavagisme.
Laurent Ozon complète en expliquant que la Chine prend désormais le relais de la puissance anglo-saxonne comme moteur de « coopération internationale » et de « multipolarité ». L’Asie cherche à articuler ouverture économique et souveraineté politique là où l’UE a voulu fabriquer un « État européen » en passant au-dessus des peuples.
L’émission se conclut par une question cruciale : la France peut-elle renouer avec ses frontières et la maîtrise de son destin ? Sommes-nous capables d’appeler nos propres enfants à rester et à reconstruire ici ? Laurent Ozon estime que :
la population est prête à une rupture. La France est prête pour un changement de politique … pour un recentrement qui ne soit pas un isolement mais le besoin de retrouver en elle-même les moyens de faire face.
Son inquiétude porte sur la compétence des équipes politiques censées incarner cette rupture :
Ce n’est pas simplement une question de bonne volonté, c’est une question de compétence … ce qui est à faire dans nos sociétés, c’est être capable de réaliser correctement.
Charles Gave va plus loin en liant frontières et souveraineté :
Les frontières, ce n’est qu’une représentation géographique d’une notion beaucoup plus vaste qui s’appelle la souveraineté.
Il rappelle que la France a « vendu à l’encan » sa souveraineté financière, juridique, politique, « sans demander leur avis au peuple français ». Il en tire une conséquence radicale :
La solution implique la disparition de l’Europe politique telle qu’on l’a conçue … les solutions doivent être réglées au niveau de la commune et du département, pas au niveau de l’Europe.
Sa ligne est claire :
La solution viendra de la base, du bottom up plutôt que du top down. Je ne crois plus une seconde à une solution créée par le sommet.
Une autre manière d’en appeler au peuple, et de ne rien attendre des élites qui nous ruinent depuis quarante ans.
La Gazette du Tocsin.
Voici la vidéo de l’entretien :




Suivre @ChrisBalboa78

