Angela Merkel a dû sursauter quand elle a entendu le chancelier allemand Friedrich Merz qualifier la sortie de l’Allemagne du nucléaire … d’erreur stratégique !
Le chancelier allemand a ainsi ouvert un débat de fond sur les choix industriels et la politique énergétique de l’Allemagne. Il s’interroge sur la trajectoire énergétique allemande et la capacité de son pays à garantir sa sécurité énergétique à long terme.
Il a précisé :
Cela a été une erreur stratégique de sortir du nucléaire. Je regrette que les derniers réacteurs, fermés il y a trois ans, n’aient pas été maintenus en service.
De fait, le pays mène la transition énergétique la plus coûteuse du monde. Nous n’avons pas assez de capacités de production d’énergie.
En 2018, Macron décidait de fermer la centrale de Fessenheim et annonçait la fermeture de 14 réacteurs nucléaires pour limiter le nucléaire à 50 % dans le mix énergétique :
Et voila que le gouvernement danois arrive à la même conclusion que l’Allemagne !
Voici un tweet de Documentaire et Vérité qui rapporte le revirement des autorités danoises :
Pourquoi le Danemark envisage de mettre fin à l’interdiction du nucléaire ?
La production éolienne offshore danoise n’est pas seulement variable, elle est en train de s’affaisser. Partout et en même temps.
La première imposture est le foisonnement.
On a raconté que l’Europe serait une gigantesque toile où chaque souffle compenserait l’autre. En réalité, on a construit un système hypersensible à la même météo continentale.
Une météo un peu plate, un anticyclone un peu persistant, et tout l’édifice s’affaisse.
Le foisonnement n’a pas diversifié le risque, il l’a synchronisé. On n’a pas réparti la fragilité, on l’a mutualisée.
Deuxième imposture : la rente d’importation.
Le Danemark importe régulièrement entre 60 et 80 % de son électricité. Quand son offshore faiblit, il importe. De Norvège, de Suède, d’Allemagne. Il ne “s’en sort” que parce que son réseau est petit, dense, et extraordinairement connecté à ses voisins …
C’est là que naît la rente d’importation.
On subventionne massivement ses parcs éoliens. On subit leurs périodes de sous-production. On achète cher quand ils ne produisent pas et on revend à perte quand ils produisent trop …
Pour rappel, les ménages danois paient depuis plusieurs années leur électricité bien au-dessus de la moyenne européenne …
Double peine. Triple illusion.
Alors le Danemark commence à regarder ce qu’il avait interdit en 1985 : le nucléaire. Non par amour de l’atome, mais parce que le nucléaire est l’antithèse exacte de l’éolien :
fiable, pilotable et continu.
Le plus ironique est là : on voulait sortir des énergies “du passé”, on a recréé un système archaïque, dépendant du climat comme une agriculture médiévale.
Le Danemark ne renie pas l’éolien. Il admet simplement ce que les idéologues refusent :
l’éolien ne peut pas être l’ossature d’un système électrique moderne.
Et ici réside la leçon que beaucoup refusent encore d’admettre : produire moins chez soi, importer plus chez les autres, puis se proclamer indépendant, ce n’est pas une stratégie énergétique.
C’est une illusion stratégique.
Documentaire et Vérité.




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