Requiem pour un Jupiter descendu aux enfers

Publié par le 24 Jan, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Requiem pour un Jupiter descendu aux enfers

«  Les Français sont des veaux ! »

aurait dit le Général de Gaulle !

Parfois, je le suis dans ce jugement. Notamment, hier, en voyant le regain de popularité présumé des Français pour Macron après qu’il ait joué Top Gun à Davos !

Chauffés à blanc par les médias quasiment tous anti-Trump, les Français saluent l’esbroufe de Macron.

Ils sont abusés par ce rejet de Trump qui les fait confondre chez leur « champion » retrouvé, le courage et l’efficacité, la raison et l’agitation. Quand Macron envoie une poignée de chasseurs alpins au Groenland, qui peut croire à une quelconque efficacité ?

Pire, quand il fait arraisonner un pétrolier russe en Méditerranée, certains Français croient qu’il tient tête à Trump alors qu’il ne fait que l’énerver et qu’il entrave les négociations de paix en Ukraine qui semblent progresser ces derniers temps !

Cela finit toujours en humiliation de Macron .. et de la France, devant le monde entier !

Non, cette embellie ne durera mais elle est dangereuse car Macron va sûrement en déduire qu’il doit se montrer belliqueux à l’international pour retrouver une popularité perdue.

Mais il n’est qu’un Jupiter déchu descendu aux enfers mais il ne le voit pas.

Et des lunettes bleues n’y changeront rien !

Voici un tweet de Didier Maïsto, un édito au vitriol contre Macron  que j’approuve à 100 % :

Je suis votrrrre chef ! Votrrrre chef !

Une dernière chose : permettez-moi de dresser, avec la précision d’un légiste qui dissèque un cadavre encore tiède, le portrait de cette tragicomédie nationale que nous subissons comme on subit une coloscopie sans anesthésie : interminable, humiliante et, au final, riche en découvertes désagréables.

À la tête de notre belle République – cette vieille catin qui a connu tant de maquereaux – trône un giflé à moumoute, un adolescent attardé, un capricieux qui n’a pas fini sa puberté politique et qui, pourtant, joue au chef avec l’assurance d’un damoiseau qui se vante de ses conquêtes imaginaires. Ce petit marquis à la voix de crécelle, ce Naboléon de pacotille, sans Waterloo pour le corriger, a commencé sa carrière élyséenne en faisant éborgner des Français : une mise à jour moderne de la répression hexagonale, où l’on vise l’œil avec la délicatesse d’un tireur d’élite myope, histoire de rappeler que, dans ce pays, voir clair est un luxe réservé aux puissants.

Puis il a suspendu les soignants, ces héros qu’il faisait applaudir aux balcons comme des gladiateurs, les traitant soudain comme des pestiférés, des parias qu’on pend à un croc de boucher administratif, laissant pourrir leur vocation dans l’humidité froide des sanctions. Magnifique leçon de gratitude nationale : on acclame le personnel médical en temps de peste, et dès que la peur s’estompe, on le crucifie pour avoir refusé le vaccin comme on refusait autrefois la saignée.

Ensuite vint la réforme des retraites, cette perle imposée avec la brutalité d’un violeur en costard qui vous murmure « c’est pour votre bien ». Personne ne la voulait, sauf les assureurs et les thanatopracteurs qui se frottaient déjà les mains à l’idée de tant de vieux qui travailleraient jusqu’à l’os. Il l’a fait passer en force, en piétinant le Parlement comme on piétine une fourmilière, en utilisant le 49.3 avec la fréquence d’un adolescent qui se masturbe : compulsif, solitaire, et sans jamais demander l’avis de quiconque.

Le pays, lui, est ruiné avec la joie candide d’un pyromane qui joue avec une allumette dans une poudrière. Dette abyssale, industrie en déroute, jeunesse qui émigre plus vite que les cigognes au mois d’août : tout cela sous le regard enamouré de ce Mozart de la mort qui baragouine un anglais si consternant qu’il ferait passer un chauffeur Uber pour un diplomé de Cambridge. Et, cerise sur ce gâteau empoisonné, il arbore des Ray-Ban de kéké, ces lunettes de sous-préfet qui se rêve en Scarface, ce clin d’œil vulgaire au mauvais goût qui hurle : « Regardez-moi, je suis cool, je suis dangereux, je suis … risible. »

Et voilà que ce même avorton, la poitrine bombée comme un coq nain sur son tas de fumier, nous annonce qu’on va voir ce qu’on va voir, que l’Europe va enfin se réveiller. L’Europe !

Et là, miracle de l’hypocrisie française : toute la classe politique, de « l’extrême gauche » à « l’extrême droite », en passant par l’extrême-centre et les écolos de chez Monop’, s’extasie en chœur. Les clowns tristes applaudissent : « Parfait à l’international ! » Parfait ! Comme on dit d’un gigolo qu’il est parfait quand il sait flatter les vieilles dames riches sans jamais les satisfaire vraiment.

Eh bien, mes amis, on peut le dire sans ambages : nous ne sommes pas simplement dans la merde, nous y nageons avec l’élégance d’un phoque dans une fosse septique, nous y marinons comme des cornichons dans le vinaigre de notre propre lâcheté, nous y sombrons avec la sérénité d’un Titanic qui refuserait d’admettre qu’il coule. Et pendant ce temps, le capitaine, avec ses lunettes bleues et son sourire de requin marteau, nous assure que tout va bien, que l’orchestre joue toujours, et que l’eau qui monte, c’est juste pour rafraîchir l’ambiance.

Vive la France, quand même. On n’a pas fini de rire jaune.

Didier Maïsto sur X.

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