« Freedom is coming »

Publié par le 21 Fév, 2026 dans Blog | 0 commentaire

« Freedom is coming »

La guerre numérique totale est déclarée
entre l’Union européenne et les Etats-Unis.

La déclaration de guerre avait eu lieu il y a un an à la conférence de Munich sur la sécurité au cours de laquelle le vice-président américain, JD Vance, avait prononcé un discours offensif contre les atteintes à la liberté d’expression, perpétrées par l’Union européenne.

Il avait notamment déclaré :

La menace qui m’inquiète le plus vis-à-vis de l’Europe n’est pas la Russie, ce n’est pas la Chine, ce n’est aucun autre acteur extérieur. Ce qui m’inquiète, c’est la menace de l’intérieur, le retrait de l’Europe de certaines de ses valeurs les plus fondamentales, des valeurs partagées avec les États-Unis d’Amérique.

Il avait même pointé le cas de Thierry Breton qui avait reconnu l’ingérence de l’UE dans les élections roumaines et qui menaçait de le refaire en Allemagne !

Depuis, certains dirigeants européens dont Thierry Breton, coupables d’instaurer la censure, sont interdits de séjour aux Etats-Unis !

Donald Trump a plus tard enfoncé le même clou avec la publication d’un document de « Stratégie nationale de sécurité » dans lequel il s’inquiétait de la dérive de l’Europe :

Le continent européen sera méconnaissable dans vingt ans ou moins si les tendances actuelles se poursuivent avec un « Déclin économique » et la « Perspective réelle d’un effacement civilisationnel » lié à une « Chute de la natalité » et à la « Perte des identités nationales »

À long terme, il est plus que plausible qu’en quelques décennies au maximum, certains membres de l’OTAN seront à majorité non-européenne+

La dérive totalitaire de l’Europe nous inquiète avec la « Répression des oppositions politiques », la « Censure de la liberté d’expression » et une « Asphyxie réglementaire ».  

Mais les Etats-Unis ne se contentent plus de paroles et de mises en garde et sont entrés dans une phase active de contournement de la censure appliquée en Europe.

La Maison blanche vient d’annoncer qu’elle allait mettre en ligne un portail qui permettrait aux Européens d’accéder aux contenus censurés par les instances européennes.

Il s’agit du portail « Freedom is coming » accessible à l’adresse freedom.gov.

Voici des extraits d’un article du site Les Numériques qui, tout en critiquant frontalement le projet, en présente néanmoins les grandes lignes :

“Freedom is coming” : les États-Unis lancent
un site pour que les Européens puissent voir
ce que leurs lois leur interdisent en ligne

La “liberté d’expression” selon Washington

Non, vous ne rêvez pas : Freedom.gov, c’est le nom du nouveau portail que le Département d’État américain a conçu pour permettre aux Européens de voir ce que leurs lois leur interdisent de voir en ligne. Contenus haineux, propagande, désinformation : Washington veut tout rendre accessible, au nom de la liberté d’expression. L’Europe apprécie moyennement.

Le Département d’État américain a mis sur pied un portail web, hébergé à l’adresse freedom.gov, qui ambitionne de faire sauter les verrous imposés par les législations européennes en matière de modération.

Le principe : faire transiter le trafic des visiteurs par des serveurs VPN situés aux États-Unis, de sorte que leur adresse IP apparaisse comme américaine. Le site, qui n’est pas encore pleinement opérationnel, affiche un cavalier fantomatique au-dessus d’un globe et le slogan Freedom is Coming.

Ce que freedom.gov permet vraiment d’atteindre

Il ne s’agit pas de percer les pare-feu de régimes autoritaires.

Les contenus visés sont ceux que l’Union européenne ou le Royaume-Uni font retirer au titre de la lutte contre la haine en ligne, la propagande terroriste ou la désinformation.

 De violentes critiques ont été émises contre ce projet :

« Si l’administration Trump prétend qu’elle va contourner les blocages de contenus, ce à quoi elle va aider les utilisateurs européens à accéder, c’est essentiellement du discours haineux, de la pornographie et du matériel pédocriminel. Le site est en lui-même un outil de propagande.

Nina Jankowicz, à The Guardian

L’ironie ne s’arrête pas là. L’administration Trump a dans le même temps vidé de sa substance le programme historique Internet Freedom, qui avait injecté plus de 500 millions de dollars en une décennie dans des outils open source, décentralisés et respectueux de la vie privée, utilisés par des journalistes et des militants de l’Iran à la Birmanie. Freedom.gov prend le chemin inverse : un système opaque, centralisé, piloté par le CISA, une branche du département de la Sécurité intérieure.

En conclusion

En ce qui me concerne, j’attendrai que le portail soit vraiment opérationnel pour le juger.

Mais, dès maintenant, je ne peux que saluer son objectif qui ne fait que s’opposer aux atteintes antidémocratiques et continues à la liberté d’expression faites par les instances européennes sous le regard bienveillant de Macron.

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