Voici comment Wikipedia nous présente Jeffrey Sachs :
Jeffrey Sachs (photo ci-contre) est un universitaire et économiste américain, né le .
Il dirige et enseigne à l’Institut de la Terre de l’université Columbia (New York). Il est consultant spécial auprès du secrétaire général des Nations unies António Guterres.
Il est connu pour ses travaux comme consultant économique auprès des gouvernements d’Amérique latine, d’Europe de l’Est, d’ex-Yougoslavie, d’ex-Union soviétique, d’Asie, et d’Afrique.
Il est aussi connu pour sa coopération avec des agences internationales sur les thèmes de la réduction de la pauvreté, l’annulation de la dette, et le contrôle épidémiologique — notamment du VIH/SIDA, dans les pays en voie de développement.
Jeffrey Sachs est un homme respecté dont les analyses géopolitiques sont écoutées et font autorité. Je vous propose une de ses interventions concernant l’Europe et ses tendances va-t-en-guerre qui ont fait tant de mal – et tant de morts – en Ukraine.
Il délivre un message à l’attention d’Ursula von der Leyen et de Macron !
Voici le verbatim de son propos suivi de la vidéo en anglais :
La diplomatie, c’est un savoir-faire. C’est une profession.
C’est difficile car, bien sûr, vous n’avez pas encore de constitution européenne qui sous-tende véritablement une politique étrangère européenne. Et cela ne peut se faire à l’unanimité. Il faut une structure permettant à l’Europe de s’exprimer en tant qu’Europe, même avec quelques divergences, mais avec une politique européenne.
Je ne veux pas simplifier à l’extrême la manière d’y parvenir, mais même avec les structures existantes, vous pourriez faire beaucoup mieux en négociant directement.
La première règle est que vos diplomates doivent être des diplomates, et non des secrétaires à la guerre.
Honnêtement, cela constituerait un pas de géant, au moins vers l’objectif visé.
Être diplomate est un talent très particulier. Un diplomate est formé pour dialoguer avec l’autre partie, écouter, serrer la main, sourire et se montrer courtois. C’est très difficile.
C’est un savoir-faire. C’est une formation. C’est une profession.
Ce n’est pas un jeu. Vous avez besoin de ce type de diplomatie. Je regrette que nous n’entendions rien de tel actuellement.
Je vais simplement formuler quelques griefs. Premièrement, l’Europe n’est pas l’OTAN, comme je l’ai dit. Je pensais que Stoltenberg était le pire, mais je me trompais.
La situation ne cesse d’empirer :
- Est-ce que quelqu’un à l’OTAN pourrait enfin cesser de parler de guerre ?
- Est-ce que l’OTAN pourrait cesser de parler au nom de l’Europe ?
- Est-ce que l’Europe pourrait cesser de se prendre pour l’OTAN ?
C’est le premier point fondamental.
Deuxièmement, je suis désolé, mais vos vice-présidents, pourtant si représentatifs, doivent devenir de véritables diplomates.
La diplomatie, c’est aller à Moscou, inviter son homologue russe et discuter. Cela ne se produit toujours pas. Voilà donc mon point de vue.
Je crois maintenant que l’Europe devrait devenir plus intégrée et plus unie dans les années à venir. Je suis un fervent partisan du principe de subsidiarité. Je ne pense pas que la politique du logement soit le principal problème de l’Europe.
Je pense que cette question peut être gérée au niveau local ou national. Je ne la considère pas comme un problème européen. Mais je ne considère pas non plus la politique étrangère comme une affaire concernant seulement 27 pays.
Je considère cela comme un enjeu européen. Et je vois la sécurité comme une responsabilité européenne. Il me semble donc nécessaire de réajuster les choses.
J’aimerais voir davantage d’Europe sur les questions véritablement européennes et peut-être moins sur celles qui relèvent de sa compétence nationale et locale.
J’espère qu’une telle évolution pourra se produire. Vous savez, quand on parle de grandes puissances aujourd’hui, on cite les États-Unis, la Russie et la Chine.
J’y inclus l’Inde. Et je souhaite vraiment y inclure l’Europe. Et j’aimerais vraiment y inclure l’Afrique, sous la forme d’une Union africaine.
Et je souhaite que cela se réalise. Mais vous remarquerez que l’Europe n’apparaît pas sur la liste actuellement. C’est parce qu’il n’existe pas de politique étrangère européenne.
Jeffrey Sachs.
Espérons qu’Ursula von der Leyen et Macron en prendront de la graine !
Et voici la vidéo de l’intervention de Jeffrey Sachs :
@truthhurtsbutsilencekil4♬ originalljud – truth hurts but Silence Kills




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