Je reconnais le côté provocateur du titre de cet article surtout quand je vois, autour de moi, le rejet majoritaire, pour ne pas dire massif, de ces deux chefs d’Etat.
Il faut dire que la propagande médiatique est intense et nous présente Donald Trump comme un fou caractériel et Poutine comme se préparant à envahir l’Europe.
Quels sont le dangers qui menacent aujourd’hui l’Europe et la France et qui devraient mobiliser nos gouvernants ?
Est-ce la peur de l’arrivée des chars russes sur les Champs-Elysées ?
Est-ce Donald Trump et ses droits de douane ou Elon Musk et son réseau social X ?
Pour moi, trois menaces pèsent sur l’Europe, trois risques majeurs pour sa civilisation :
- L’islamisation de l’Europe entrainée par l’invasion migratoire,
- La destruction de la civilisation par le progressisme et le wokisme,
- La folie du Pacte vert qui menace son équilibre économique.
Et qui encourage cette menace sinon l’Union européenne d’Ursula von der Leyen par sa politique migratoire irresponsable et par cette lutte débile contre le réchauffement climatique.
A l’inverse, qui met en garde l’Europe contre ces trois menaces ?
Alors que sous Joe Biden, l’administration américaine encourageait ces politiques néfastes pour l’Europe, Donald Trump, notamment par l’intermédiaire de son vice-président JD Vance, ne cesse de mettre en garde l’Europe contre le wokisme et l’effacement civilisationnel qu’implique l’immigration massive musulmane encouragée par l’UE.
Et Poutine ne dit pas autre chose quand il pourfend le wokisme, sa théorie du genre et l’immigration incontrôlée. D’ailleurs, quels sont les pays qui résistent le plus à l’invasion migratoire ce sont les pays les plus à l’Est de l’Europe. Ce sont les pays slaves comme la Hongrie et la Pologne qui connaissent bien le prix de la liberté et les horreurs d’une invasion.
Mais Ursula Von der Leyen et Macron se braquent contre les conseils venus des Etats-Unis et créent une rupture avec eux. Macron Rubio est d’ailleurs venu rappeler aux Européens que l’Europe et les Etats-Unis sont de la même civilisation et qu’ils doivent la défendre ensemble.
Voici, à contre-courant de la pensée médiatique dominante, une excellente analyse de Pierre Lellouche parue dans la version papier de Valeurs actuelles, une analyse sur la dégradation des relations, d’une part entre l’Europe et les Etats-Unis et d’autre part entre la France et l’Allemagne :
Deux divorces et un enterrement
Entre l’Union européenne et les États-Unis, la France et l’Allemagne, les relations se dégradent.
Le divorce transatlantique tant redouté en Europe a donc été consommé le week-end dernier à Munich, à l’occasion de la conférence annuelle pour la sécurité. L’an dernier, le gotha du monde diplomatico-militaire de l’Alliance avait accueilli avec consternation le discours, sans précédent en ces lieux, du vice-président américain, J.D. Vance, qui venait tout juste de prendre ses fonctions. Un discours en forme de réquisitoire non pas contre la Russie mais contre l’Europe, accusée de saborder sa propre démocratie en succombant au « wokisme », de manipuler les élections et même de sacrifier sa civilisation en la noyant sous une immigration de masse hors de contrôle. Cette année, la venue du secrétaire d’État, Marco Rubio, devait, espérait-on du côté européen, réparer un tant soit peu une relation passablement abîmée tout au long de l’année écoulée, au fil des diktats successifs de Trump sur les droits de douane, les normes sur les Gafam, et bien sûr l’Ukraine, d’où les Américains se sont essentiellement retirés sauf comme médiateurs et pour vendre leurs armes aux Européens … Mais une année entière de génuflexions successives devant l’irascible autant qu’imprévisible hôte de la Maison-Blanche n’y aura rien fait.
Rubio a certes soigné l’emballage, en rappelant par exemple que l’Amérique « est et restera toujours la fille de l’Europe », qu’elle cherche simplement à « revitaliser une vieille amitié », et même à « construire un nouveau siècle occidental ». Mais sur le fond, les griefs restent les mêmes: l’Europe s’appauvrit et se désindustrialise avec sa « religion du climat » et, oui, elle est bien en voie d’« effacement civilisationnel » en raison de son laxisme sur l’immigration. Et pour montrer que le divorce était bel et bien acté avec le camp « progressiste » européen, Vance a carrément séché une réunion de consultation sur l’Ukraine, prévue avec ses homologues européens, avant de reprendre son avion pour la Slovaquie et la Hongrie, deux pays inconditionnels de Trump.
S’ils ont désormais conscience d’être entrés dans un nouveau monde, sans protection assurée et gratuite des États-Unis, les Européens restent profondément divisés sur ce qu’il convient désormais de faire pour assurer la sécurité de l’Europe. C’est ici que s’installe progressivement un second divorce, conséquence du premier, cette fois entre Français et Allemands. Quand Macron persiste à vouloir bâtir une authentique « souveraineté européenne » et son corollaire « l’autonomie stratégique » pour le Vieux Continent, Merz considère que l’Europe n’est pas encore prête, que « la priorité absolue est de renforcer l’Europe au sein de l’Otan … tant que nous ne sommes pas en mesure d’assurer notre sécurité par nos propres moyens ». Et le chancelier d’ajouter que l’Allemagne a bien l’intention de devenir « la première armée conventionnelle en Europe », et qu’elle y consacrera plusieurs centaines de milliards d’euros. Et
comme pour enfoncer un clou de plus dans le cercueil du fameux « couple franco-allemand« , c’est le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, qui s’est moqué des efforts insuffisants d’une France désargentée :
Macron évoque à juste titre tout le temps notre aspiration à la souveraineté européenne. Quiconque en parle doit agir en conséquence dans son propre pays. Les efforts déployés jusqu’à présent en République française sont insuffisants pour y parvenir.
L’Allemagne, donnant des leçons de réarmement à la France ! L’époque est étonnante.
Une époque qui produit aussi un magnifique enterrement, celui de l’avion de combat du futur, le fameux Scaf, successeur du Rafale de Dassault et de l’Eurofighter d’Airbus Defence and Space. Depuis des mois, le second, basé à Munich, réclame la maîtrise d’œuvre du futur avion de combat, alors que Dassault, fort des succès du Rafale, estime être infiniment mieux préparé pour mener à bien ce programme. Le leadership allemand ayant été refusé par l’industriel français, et inversement, Merz vient d’annoncer que l’Allemagne se cherchera d’autres partenaires.
Amen …
Pierre Lellouche pour Valeurs actuelles.




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