L’union des droites à Bruxelles affole les européistes

Publié par le 27 Mar, 2026 dans Blog | 0 commentaire

L’union des droites à Bruxelles affole les européistes

En France, l’union des droites semble impossible mais au Parlement européen un miracle inattendu a eu lieu !

Le Parti Populaire Européen (PPE) est un agglomérat hétérogène de socialistes, d’écologiste et de Républicains issus des LR.  Depuis des années, il soutenait Ursula von der Leyen et votait comme un seul député toute les atteintes à la liberté d’expression et toutes les mesures pro-immigration.

Mais, chose extraordinaire, des membres du PPE dont François-Xavier Bellamy, ont rejoint les partis patriotes du Parlement européen pour réécrire la directive Retour qui va faciliter l’expulsion des migrants illégaux.

Cette union des droites européennes a rendu fou la gauche et les européistes béats comme par exemple la macroniste Valérie Hayer.

Voici un article de Boulevard Voltaire qui rapporte un véritable « pétage de plomb » de la députée européenne :

Valérie Hayer : encore un peu et on aura droit
aux « douze balles dans la peau » !

Charge virulente de Valérie Hayer contre Viktor Orbán mais aussi contre tous les souverainistes, assimilés à des traîtres.

La dernière charge de la très européiste Valérie Hayer est d’une violence inouïe :

Il est temps de pointer du doigt ceux qui se disent ici « patriotes » ou « souverainistes » mais qui roulent en vérité pour Trump, pour Poutine ou pour Xi Jinping. On les connaît ! 

C’était ce mercredi 25 mars à Bruxelles. La présidente du groupe Renew au Parlement européen y va carrément :

La presse le révèle chaque jour : c’est l’AfD, le Rassemblement national, le Fidesz, Vox, Chega ou encore le PVV. Ils siègent à ESN, à l’ECR et chez les soi-disant Patriotes.

Pas loin de deux cents députés, tout de même (187 exactement à ce jour, selon le site du Parlement européen), sur les 720 députés européens, ce qui fait, somme toute, pas mal de monde à coller au poteau. Notamment,

  • Sarah Knafo, membre du groupe ESN (L’Europe des nations souveraines),
  • Marion Maréchal et les trois autres députés d’Identité-Libertés, siégeant dans le groupe ECR (Conservateurs et Réformistes européens) avec,
  • Fratelli d’Italia, le parti de Giorgia Meloni,
  • et, bien sûr, les députés du Rassemblement national, siégeant dans le groupe Patriotes pour l’Europe avec leurs collègues de la Ligue de Matteo Salvini et du Fidesz hongrois, le parti de Viktor Orbán.

La Mayennaise monte en sauce

Du monde à coller au poteau, parce que – allons tout de suite à la conclusion de cette philippique – tous ces gens ne sont qu’un ramassis de traîtres à l’Europe. Ce n’est pas dit ainsi, mais c’est l’idée. En effet, Valérie Hayer affirme :

la vérité, c’est que ces partis ne défendent pas leur pays. Ils ne défendent pas leur peuple. Ils défendent des intérêts étrangers en affaiblissant l’Europe. 

On aurait aimé la même combativité lorsqu’il s’agissait de s’opposer à la signature du traité avec les pays du Mercosur … Et la Mayennaise monte encore en sauce :

Et je le rappelle au passage : de tels agissements dans nos États membres seraient passibles de condamnation pour haute trahison, d’intelligence avec l’ennemi ou d’atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation. 

Bref, « douze balles dans la peau », comme disait le général de Gaulle refusant la grâce d’un collabo.

Des mots opportunément bien choisis au moment où Péter Szijjártó, le ministre des Affaires étrangères hongrois, est accusé d’avoir transmis à de nombreuses reprises à Sergueï Lavrov, son homologue russe, durant les pauses ponctuant les réunions des ministres européens à Bruxelles (il aurait donc été écouté …), des informations sur la teneur des discussions tenues et décisions prises au cours de ces réunions. Information tombant opportunément, à quelques jours des élections législatives en Hongrie (12 avril). Si cette information est avérée (pour Valérie Hayer, ça ne fait pas de doute, évidemment, puisque c’est dans le journal…), est-ce pour autant qu’il faudrait mettre dans la même charrette tous les souverainistes, comme le fait Hayer dans son discours « amalgamique » ?

Ce besoin d’avoir un ennemi

« Intelligence avec l’ennemi », donc. Cela signifie qu’il y a un ennemi et que, conséquemment, l’Union européenne est en guerre. Première nouvelle. La dernière fois, c’était contre le Covid-19, si l’on a bien suivi. Alors, que signifient ces « accusations hors sol », ce « brouet dérisoire », pour reprendre les mots de Philippe Olivier, à qui nous avons demandé de réagir à ces propos ? Pour le député RN au Parlement européen :

ce que veulent les européistes, c’est créer une conscience nationale européenne. Pour cela, il n’y a rien de tel que de s’inventer un ennemi. Ce sont les guerres qui créent les consciences nationales. 

Faire ce constat, précise cependant Philippe Olivier, « n’exonère évidemment pas la Russie de ses torts ».

En fait, Valérie Hayer et son groupe Renew ont en travers de la gorge le veto que le Premier ministre hongrois a opposé, la semaine dernière, lors du dernier Conseil européen, au prêt de 90 milliards à l’Ukraine. Orbán, son truc à lui, c’est la défense en premier lieu de ce qui lui semble être les intérêts de son pays. C’est pourquoi, à quelques semaines d’élections législatives qui ne sont pas gagnées pour lui – usure du pouvoir aidant, sans doute -, Orbán a conditionné son accord à ce prêt à la reprise des livraisons de pétrole russe par l’oléoduc Droujba passant par l’Ukraine.

« Ach, Sabotage ! »

Aussi, pour Valérie Hayer :

Orbán organise un véritable sabotage de l’unité européenne … un sabotage qui profite à Vladimir Poutine et uniquement à Vladimir Poutine.

Ach, Sabotage ! Il est fort possible que les prises de position d’Orbán profitent à Poutine. Il est fort possible, aussi, qu’Orbán voit d’abord les intérêts de son pays avant ceux de l’Union européenne.

Il n’est pas le seul, à l’exception, trop souvent, de la France !

Mais en écoutant Hayer, on comprend bien que sa vision de l’Union européenne est celle, non pas d’une association de nations souveraines et consentantes, mais d’une caserne où l’on ne devrait voir qu’une tête, pire, peut-être, d’une Église avec ses dogmes et ses vérités révélées.

En effet, comme elle le dit elle-même, Orbán ne sabote pas l’Union européenne – il est dans son droit le plus strict, au regard des traités européens et de ce fameux État de droit, lorsqu’il oppose son veto – mais il sabote « l’unité européenne ». Ce qui, quelque part, est pire car cela relève de la faute contre l’esprit, de l’hérésie. Et, donc ? Et, donc, il faut régler ça : « le problème de l’unanimité », affirme Valérie Hayer. Nous y voilà.

Cette règle nous paralyse, elle nous affaiblit mais, pire encore, elle expose l’Europe à toutes les influences extérieures,

déclare la macroniste. En clair, c’est le projet fédéraliste, cœur originel du réacteur macroniste, qui doit s’imposer, que ça plaise ou que ça ne plaise pas.

Georges Michel pour Boulevard Voltaire.

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