Renouvelables, intermittentes … et ruineuses !

Publié par le 15 Mai, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Renouvelables, intermittentes … et ruineuses !

Je parle, vous l’avez compris, des énergies renouvelables – panneaux solaires et éoliennes – que le Pacte vert d’Ursula von der Leyen nous impose de développer.

Je défie quiconque de trouver une justification scientifique ou technologique – autre que la méthode du doigt mouillé – au sacrosaint chiffre de 50 % que doit représenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique !

Il est déjà aberrant d’imposer un même chiffre dans tous les pays sans tenir compte de leur environnement et de leur équipement de production d’électricité. Le France est bien pourvu en barrages hydroélectriques et bénéficie de plus d’un solide parc de centrales nucléaires.

Deux particularités qui devraient l’exonérer de respecter ce Pacte vert insensé !

Et malgré cela, la Macronie qui n’a aucune majorité au Parlement et donc n’a aucune légitimité à prendre des mesures engageant l’avenir, s’est permis de lancer par un simple décret la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE3) qui va développer fortement les énergies renouvelables. Avec la promesse d’un doublement de nos factures d’électricité !

En Europe, le vent tourne parmi les populations qui se rendent compte, sur leur  factures d’électricité qui explosent, du coût démesuré des énergies renouvelables.

Voici un article de Boulevard Voltaire qui développe ce sujet :

Une électricité « intermittente » bon marché :
cette mauvaise blague qui nous coûte cher

Pourquoi les pays de l’UE où l’électricité est la plus chère sont-ils parmi ceux les plus équipés en éolien et solaire ?

Bon pour la planète et pour notre pouvoir d’achat.

La grande promesse écologiste vaudrait aussi pour les énergies intermittentes (solaire et éolienne), dites « renouvelables » (EnR). Devenue un véritable mantra, elle est répétée comme une évidence par les groupes de pression dont les EnR constituent le fonds de commerce. En mai 2025, le média pro-intermittent France renouvelable voyait encore :

la forte production des énergies renouvelables comme opportunité pour faire baisser la facture d’électricité des Français.

Elle ressort à tout bout de champ dans les discours officiels depuis l’adoption, par l’Union européenne (UE), du Pacte vert européen en 2023. En ce début d’année, elle a été « sloganisée » par Sébastien Lecornu afin de faire passer en force le décret sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3). Aujourd’hui encore, sur son site, le ministère de la Transition écologique continue de nous « vendre » les EnR, sur le mode rhétorique du « plus y en a, moins c’est cher », comme un produit d’appel d’hypermarché :

Plus les énergies renouvelables se développent, plus leur prix baisse. Autrement dit, plus elles sont compétitives, plus elles fournissent une énergie bon marché,

nous assure-t-on, doctement.

Le verdict des faits condamne les intermittentes

Pourtant, sans doute alerté par la bruyante bronca scientifique dénonçant ce catéchisme officiel, un rapport de la Cour des comptes du 18 mars 2026 alertait sur le mirage d’une production électrique bon marché grâce aux EnR, laquelle s’avère très coûteuse pour les finances publiques. Études, rapports, tribunes : les plus éminents scientifiques n’ont de cesse de s’élever contre toutes ces affirmations gratuites sur une électricité bon marché avec les EnR. Mais rien n’y fait.

Alors, qu’en est-il, dans la réalité ? Si l’affirmation est exacte, elle devrait aisément se vérifier en comparant les prix respectifs de l’électricité dans les pays de l’UE, dont l’équipement en réseaux éolien et solaire est très variable, et dont la part des ENR dans la production électrique locale l’est logiquement aussi.

Or, que constate-t-on ?

Que les trois pays de l’UE où l’électricité est la plus chère – l’Irlande, l’Allemagne et la Belgique – font partie des plus équipés en EnR en Europe. S’interrogeant, sur son compte X, quant aux raisons de ce classement pour le moins déconcertant au regard du discours officiel, l’association Documentaire et Vérité note que :

cette corrélation ne signifie pas mécaniquement que les EnR « font monter » les prix. Par contre, elle rappelle une réalité souvent escamotée. À savoir qu’une forte part d’électricité variable ne se paie pas seulement en capacité, elle se paie aussi en réseaux, en flexibilité, en réserves, en coûts d’équilibrage et en fiscalité.

À lire aussi — La Cour des comptes dénonce le coût exorbitant des énergies intermittentes

De plus en plus cher

En février dernier, la revue spécialisée Transitions & Énergies publiait une tribune de la Fédération de l’environnement durable (FED) intitulée « Le véritable coût des énergies renouvelables éoliennes et solaires : la fin d’un mensonge ». Il en ressort que réduire le coût de l’électricité produite par les EnR au seul coût de fonctionnement d’un panneau solaire ou d’une éolienne n’a aucun sens. Intermittente, ultra-subventionnée, coûteuse pour le nucléaire, coûteuse pour les finances publiques (donc pour nos impôts), la production d’électricité EnR est aussi, du moins en France, inutilement coûteuse puisque inutile : la PPE3 cherche à la développer fortement alors que la France est déjà surproductrice d’électricité.

Les faits confirment malheureusement que la promesse d’une électricité bon marché produite par des énergies intermittentes est une très mauvaise blague.

Il suffit, en effet, de consulter son historique de facturation mensuelle sur les dix dernières années pour constater que son montant a doublé. Et tout, dans la PPE3, est prévu pour qu’il double à nouveau dans les dix prochaines années.

Quant aux « heureux » bénéficiaires du leasing social automobile électrique, proposé par Sébastien Lecornu comme solution miracle face à la flambée des prix et au risque de pénurie dus à la crise d’Ormuz, qu’ils ne s’illusionnent pas trop : lorsque la bascule se fera réellement en faveur de l’électrique sur les ventes de voitures neuves en France, l’État changera la fiscalité en conséquence.

C’est ce qu’il sait faire de mieux et il a élevé cette pratique au niveau d’un art majeur.

Etienne Lombard pour Boulevard Voltaire.

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