Le Pacte vert était biodégradable ! Bonne nouvelle !

Publié par le 17 Mai, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Le Pacte vert était biodégradable ! Bonne nouvelle !

« La leçon fondamentale du Pacte vert pour l’Europe est que la politique climatique ne peut réussir si elle abandonne les principes qui ont fait la prospérité du continent : la libre entreprise, les marchés ouverts, l’innovation privée et le rôle limité de l’État.

Les transitions énergétiques ne peuvent être conçues par une planification centralisée, des subventions et des directives politiques.

L’innovation émerge de la concurrence, de l’expérimentation et des signaux du marché — non des gouvernements qui imposent des choix technologiques. »

Vous venez de lire la conclusion d’un excellent article de The Epoch Times qui établit le bilan de sept années de mise en place du Pacte vert pour l’Europe et décrit la catastrophe économique et industrielle qu’il a engendrée.

Voici l’article complet :

Le Pacte vert pour l’Europe est en train de se défaire

En Europe, le programme climatique créé par la planification centralisée s’est heurté à la réalité économique, affaiblissant la croissance et se traduisant par une forte réaction politique.

Pour protester, en 2023, les agriculteurs ont conduit leurs tracteurs jusqu’à la porte de Brandebourg, à Berlin. Photo: Jakob Berg/Shutterstock

Au cours de la dernière décennie, l’Europe a joué un rôle de premier plan dans l’élaboration de la politique climatique mondiale, notamment avec le lancement du Pacte vert pour l’Europe (Green Deal européen), en 2019. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, l’a qualifié d’événement historique, comparable à celui de « l’homme descendu sur la Lune ». Cette initiative vise à faire de l’Europe le premier continent climatiquement neutre au monde d’ici 2050, tout en favorisant l’innovation et en renforçant sa base industrielle.

Pourtant, quelques années plus tard, les résultats sont profondément décevants. Au lieu d’atteindre ses objectifs, le Pacte vert est de plus en plus associé à une hausse des coûts de l’énergie, à une perte de compétitivité et à une contestation politique grandissante. Il a accentué les divisions au sein de l’Union européenne (UE), tendu les relations internationales et accru la pression sur les ménages comme sur les entreprises, soulevant de sérieux doutes quant à sa faisabilité et à son impact économique à long terme.

Comment l’idéologie verte affaiblit l’économie européenne

La stagnation économique de l’Europe reflète un problème plus profond dans sa stratégie énergétique et climatique — un problème étroitement lié à l’orientation fixée par le Pacte vert. Depuis son lancement, la compétitivité s’est fortement dégradée, la flambée des coûts de l’énergie étant au cœur du problème. Les prix de l’électricité en Europe sont désormais deux à trois fois plus élevés qu’aux États-Unis et en Chine, tandis que les taxes représentent près d’un quart du coût total.

Cela découle en grande partie de choix politiques. Les objectifs contraignants de l’UE — neutralité carbone d’ici 2050 et réduction de 55 % des émissions d’ici 2030 — ont limité l’approvisionnement énergétique, alors même que l’Europe ne représente que 6 % des émissions mondiales, tandis que la Chine — de loin le plus grand pollueur mondial — continue de construire massivement de nouvelles centrales à charbon très polluantes.

Dans le même temps, l’abandon progressif du nucléaire, les restrictions imposées au gaz et la dépendance aux énergies renouvelables intermittentes, au coût élevé et à la disponibilité incertaine, ont affaibli la sécurité énergétique et accru la volatilité des prix. Pour l’industrie — où l’énergie peut représenter jusqu’à 30 % des coûts totaux de production — cette situation, combinée à la tarification carbone, est devenue une contrainte majeure, poussant les entreprises à réduire leurs activités, à se délocaliser ou à fermer leurs portes, accélérant ainsi la désindustrialisation du continent.

L’industrie automobile illustre clairement cette situation : représentant plus de 7 % du PIB de l’UE et près de 14 millions d’emplois, ce secteur subit les conséquences de l’interdiction des moteurs thermiques prévue pour 2035 — une interdiction qui impose une transition rapide vers les véhicules électriques malgré des défis technologiques pas encore résolus et des contraintes de marché persistantes.

Comme l’a averti le directeur général de Mercedes-Benz, Ola Källenius, cette politique risque de précipiter le secteur « à pleine vitesse contre un mur ». Les conséquences sont déjà visibles : baisse de la production, restructurations croissantes et pertes d’emplois importantes — 86 000 postes perdus depuis 2020, avec jusqu’à 350 000 autres menacés d’ici 2035. En même temps, le durcissement des réglementations devrait réduire les bénéfices de 7 à 8 % d’ici 2030, poussant le secteur automobile vers les pertes et érodant le leadership de l’Europe dans ce domaine.

L’agriculture est également devenue l’une des victimes les plus évidentes du Pacte vert. Des réglementations plus strictes en matière d’émissions, d’utilisation des terres, de pesticides et d’engrais augmentent les coûts et accentuent la volatilité des rendements, frappant plus durement les petits exploitants et accélérant la concentration au profit des grands groupes agro-industriels.

Des objectifs comme la réduction de 50 % de l’usage des pesticides et l’expansion de l’agriculture biologique risquent d’entraîner une baisse importante de la production, menaçant à la fois les revenus ruraux et la sécurité alimentaire. Au lieu de permettre aux agriculteurs d’innover et d’améliorer leur productivité, ces politiques limitent la production, alimentent des protestations massives et affaiblissent à la fois la compétitivité et la durabilité.

Pris ensemble, ces problèmes ne sont pas isolés. Ils reflètent un fardeau économique plus large. La Commission européenne estime que la transition nécessitera au moins 260 milliards d’euros d’investissements supplémentaires chaque année, les coûts totaux pouvant atteindre jusqu’à 12 % du PIB de l’UE — un poids qui devient de plus en plus difficile à supporter pour l’économie européenne.

Le problème de la planification centralisée du Pacte vert

La pression économique se traduit désormais par de fortes réactions politiques. Ces dernières années, l’opposition au Pacte vert pour l’Europe a fortement augmenté à travers le continent — des agriculteurs aux groupes industriels, en passant par les électeurs et les partis politiques.

Les élections européennes de 2024 ont confirmé ce qui était déjà évident : le consensus écologique autrefois dominant est en train de se fissurer. En réponse, Bruxelles a commencé à revenir discrètement sur plusieurs éléments clés de sa politique, en affaiblissant les réglementations, en introduisant des exemptions et en évitant même l’emploi du terme « Pacte vert ». Ce qui était présenté comme une transformation historique est désormais en train de se désagréger.

Cela révèle un échec plus profond. Bien que l’UE ait alloué 578 milliards d’euros au financement des actions climatiques entre 2021 et 2027 — soit plus d’un tiers de son budget — le Pacte vert n’a apporté que des améliorations environnementales modestes, tout en imposant un lourd fardeau économique aux ménages et aux entreprises, qui font désormais face à des prix de l’énergie plus élevés, à davantage de taxes et à une pression réglementaire croissante.

Le problème ne réside pas seulement dans l’exécution du programme. Il est structurel. Le Pacte vert repose sur une planification centralisée pour gérer une transition énergétique complexe, alors même que les décideurs politiques ne disposent ni des informations ni des incitations nécessaires pour le faire efficacement.

L’une de ses principales faiblesses est le rejet de la neutralité technologique. Bien que les principaux constructeurs automobiles soutiennent une combinaison de véhicules électriques, hybrides, à hydrogène et de carburants de synthèse afin de permettre une concurrence libre et l’émergence des solutions les plus efficaces, Bruxelles impose une voie unique, dictant de fait quelles technologies survivront et marginalisant l’expertise de l’industrie.

Dans un tel système, les résultats sont prévisibles : mauvaise allocation des ressources, concurrence faussée et échecs coûteux. Ces distorsions sont aggravées par l’environnement réglementaire restrictif de l’Europe, où les barrières internes au marché unique de l’UE équivalent à des droits de douane de 44 % sur les biens et de 110 % sur les services, limitant davantage l’efficacité et l’innovation.

L’Allemagne illustre clairement cette dynamique. Longtemps considérée comme leader de la transition verte européenne, son programme « Energiewende » — qui combine le développement des énergies renouvelables avec la sortie progressive du nucléaire — a coûté environ 800 milliards de dollars entre 2002 et 2022, tout en ne produisant que des résultats modestes et en laissant les industries allemandes :

payer jusqu’à cinq fois plus cher leur électricité que leurs concurrentes américaines.

Une grande partie des progrès réalisés en Allemagne dans le domaine des énergies renouvelables a été annulée par la fermeture de centrales nucléaires à zéro émission. Selon certaines estimations, le maintien de la capacité nucléaire aurait permis une réduction des émissions de 73 % pour un coût deux fois moindre, mettant en évidence les limites d’une politique guidée par l’idéologie.

La comparaison avec l’Amérique est révélatrice. Aux États-Unis, les émissions ont diminué alors même que l’économie a plus que doublé depuis 1990 — une évolution menée principalement par les forces du marché, notamment par le passage au gaz naturel moins cher parallèlement au développement des énergies renouvelables. Cette combinaison a réduit les émissions sans imposer des coûts comparables. L’Europe, au contraire, a adopté une approche plus rigide, axée sur les politiques gouvernementales, ce qui a entraîné une hausse des prix et un ralentissement de la croissance.

La leçon fondamentale du Pacte vert pour l’Europe est que la politique climatique ne peut réussir si elle abandonne les principes qui ont fait la prospérité du continent : la libre entreprise, les marchés ouverts, l’innovation privée et le rôle limité de l’État. Les transitions énergétiques ne peuvent être conçues par une planification centralisée, des subventions et des directives politiques. L’innovation émerge de la concurrence, de l’expérimentation et des signaux du marché — non des gouvernements qui imposent des choix technologiques.

De American Institute for Economic Research (AIER)

Mohamed Moutii pour The Epoch Times.

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