Au XVIIIe siècle, les philosophes des Lumières ont lancé la première offensive vers la laïcisation de la France, l’émancipation des sciences, de la philosophie, de l’Art alors contrôlés par la religion.
Napoléon se préoccupa très tôt de la question juive avec comme objectif de mettre fin à leur discrimination et de les intégrer à la nation. En retour il leur imposa deux obligations : la loyauté et la soumission au régime selon cette directive :.
“Il faut tout refuser aux Juifs comme nation et tout accorder aux Juifs comme individus.”
La loi de 1905 signant la séparation de l’Eglise et de l’Etat a justement limité les ingérences de l’Eglise dans les affaires de l’Etat. Elle s’est permis de sanctionner durement certaines communautés religieuses catholiques qui ont même été chassées de France.
On voit que les religions catholiques et juives ont été recadrées par l’Etat sans crainte des réactions des adeptes de ces religions. Désormais personne ne remet en cause ces règles.
Pourquoi, l’islam échapperait-il à cette laïcité à la française que les autres cultes acceptent ?
Pourtant, la gauche française s’oppose frontalement à toute critique de l’islam, immédiatement assimilée à de l’islamophobie. Il est à peine possible de critiquer l’islamisme mais s’en prendre à l’islam est tabou.
Pourquoi n’aurait-on pas le droit de critiquer une religion qui, à l’évidence, n’a pas suivi le mouvement initié par les Lumières et allant vers toujours plus d’émancipation des individus ?
Sur ce plan, comme sur tant d’autres, la gauche est totalement incohérente !
Elle se revendique d’un progressisme conquérant et promeut des pratiques telles que le mariage gay, la PMA, bientôt la GPA et l’euthanasie, et ne se préoccupe absolument pas de violer les valeurs prônées par les religions catholiques et juives.
Mais comment peut-elle tolérer sur notre sol, des pratiques imposées par l’islam et contraires aux valeurs occidentales comme la discrimination des femmes ?
L’incohérence et même l’hypocrisie atteignent des sommets chez les néoféministes qui ne défendent les femmes agressées qu’en fonction de la couleur de peau de leurs agresseurs ?
Les progressistes, et plus encore les wokistes, font régner partout, dans les médias, dans le monde de la culture un quasi terrorisme intellectuel qui chasse la moindre critique de l’islam jugée comme un dérapage qui classe son auteur dans l’extrême droite qualifiée de raciste.
Il est très mal vu de critiquer l’islam mais il faut se voiler la face comme les progressistes pour ne pas voir l’état rétrograde dans lequel se trouve l’immense majorité des pays musulmans.
Rares sont les intellectuels qui osent se risquer dans des analyses non partisanes de l’évolution du monde musulman. Florence Bergeaud-Blackler paye très cher ses études sur les Frères musulmans mais son ouvrage le Frérisme et ses réseaux fait désormais autorité dans le domaine.
Ferghane Azihari est aussi de cette race-là !
Né en France en 1993, Ferghane Azihari est issu d’une famille comorienne de culture musulmane. C’un essayiste et analyste en politique publique français. Il a été chargé d’études pour l’Institut est de recherches économiques et fiscales (IREF) ainsi que pour l’Institut économique Molinari, deux think tanks français de premier plan. Il est membre de la Société d’Économie Politique et a longuement participé au réseau European Students for Liberty et à Young Voices.
Il est l’auteur de l’ouvrage L’islam contre la modernité. Ne le cherchez pas sur les antennes du Service public de l’audiovisuel où il est persona non grata ! C’est plutôt sur les plateaux de CNews que vous le rencontrerez.
Lui-même musulman, il a osé poser un regard objectif sur les pays musulmans en délivrant des chiffres accablants sur le retard de développement de la plupart des pays musulmans.
Je vous propose le verbatim de l’une de ses interventions qui devrait interpeller tous les démocrates :
Le monde musulman est composé d’une quantité disproportionnée de régimes autoritaires où, par définition, la liberté relève de la science fiction. Il y a aujourd’hui une cinquantaine de pays à majorité musulmane dans le monde et le nombre de démocraties en terre d’islam se compte sous les doigts d’une main atrophiée. Il y a un chiffre que je mets en évidence dans mon livre sur les 1,9 milliards de gens qui peuplent cette terre culturelle qu’on appelle l’islam avec un grand I. Seulement 3 % d’entre eux, 3 % vivent dans des régimes plus démocratiques et libéraux que la moyenne mondiale.
La quasi-totalité des sociétés musulmanes se situe dans la moitié inférieure de tous les grands classements qui s’intéressent à la condition féminine, à l’égalité homme-femme. L’essentiel des minorités les plus discriminées, les plus persécutées du monde, plus de 60% vivent en terre d’islam. Mais encore, ce chiffre ne prend même pas en compte la question des athées, des incroyants, des libres penseurs.
Puisqu’aujourd’hui, l’islam est la seule religion où le fait de renoncer à la foi est passible de peine de mort. De la même manière, les sociétés musulmanes sont surreprésentées dans les conflits armés. Le palmarès des organisations terroristes les plus meurtrières est essentiellement composé de groupes d’obédience musulmane.
Les sociétés musulmanes sont surreprésentées parmi les pays les plus touchés par le mariage forcé de fillettes mineures, par l’esclavage moderne, par la prévalence de l’esclavage moderne, par la prévalence de la consanguinité. Parce qu’il n’y a pas eu en terre d’islam les mécanismes ecclésiastiques qui, en Occident, ont prohibé les unions consanguines en érodant les structures tribales et clanniques européennes. Donc, sur tout un tas d’indicateurs, on a effectivement des sociétés musulmanes qui affichent des résultats assez médiocres, y compris sur le plan économique, sur le plan de la réalisation scientifique, culturelle.
Un chiffre : le monde musulman, on l’a dit, c’est un quart de la population mondiale. C’est 1 % de prix Nobel, toutes catégories confondues. Et encore, sur ces prix Nobel, nombreux sont ceux qui ont dû fuir les pays musulmans pour se réaliser.
Je pense à la fameuse Malala, cette fille d’origine pakistanaise qui a été agressée par les talibans, qui ont tiré une balle dans la tête parce qu’elle s’engageait pour le droit des filles à aller à l’école. Elle a dû fuir son pays natal pour aller au Royaume-Uni. Alors, pour combien de temps, d’ailleurs, je ne sais pas.
Et donc, quand une ère culturelle affiche autant de dysfonctionnements, la moindre des choses, c’est d’instruire le procès du système de valeurs qui a produit ces résultats consternants. Et donc, conformément à l’adage biblique qui veut que l’on juge un arbre à ses fruits, quand un arbre donne autant de fruits empoisonnés, la moindre des choses, c’est de le couper à la racine.
Ferghane Azihari.




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Une réponse à “Quand sera t-il enfin permis de critiquer l’islam ?”


En France, aujourd’hui, critiquer ou rire de l’islam vous vaut le chantage au racisme, à l’islamophobie; peut vous valoir aussi de vous faire assassiner.