Tout président de la République digne de ce nom devrait se donner l’objectif, quand il quitte son mandat, de laisser la nation dans le meilleur état possible et de permettre à son successeur de gérer la France avec efficacité.
C’est tout le contraire que Macron s’emploie à faire.
Je ne veux pas parler de l’état calamiteux dans lequel la Macronie va laisser la France sur les plans financier (endettement), sanitaire (hôpitaux ), éducatif (faillite de l’Ecole), énergétique (doublement des factures) et sécuritaire (explosion de la délinquance).
J’évoque le verrouillage systématique et à grande échelle des institutions de la République !
Ce verrouillage se fait par la nomination de ses fidèles à des postes clés, comme les présidences du Conseil constitutionnel, du Conseil d’Etat et de la Cour des comptes.
On peut citer aussi l’exemple récent de la Banque de France dont le président devait quitter ses fonctions après la présidentielle de 2027, et qui a eu la « courtoisie » de démissionner avant pour que Macron puisse le remplacer par un de ses affidés …
L’objectif de Macron est de rendre totalement impuissants, en 2027, un président de la République issu du Rassemblement national et encore plus son gouvernement.
Certains observateurs évoquent l’hypothèse que Macron, en précipitant la France dans le chaos après son départ, préparerait son retour en 2032 …
Il s’agit donc d’une véritable forfaiture !
Car l’impuissance de l’exécutif conduira à un immobilisme législatif à un moment où la France sera confrontée au mur de la dette qui imposerait un changement de politique drastique.
Voici un article de la Gazette du Tocsin qui dénonce le dernier mauvais coup porté à la France par Macron, la nomination à la tête du Conseil d’Etat d’un européiste forcené qui serait le candidat de l’Etat profond :
Marc Guillaume tout juste nommé au
Conseil d’Etat pour verrouiller le système !
Dans une relative indifférence médiatique, Emmanuel Macron a nommé Marc Guillaume à la tête du Conseil d’État — une décision pourtant lourde de conséquences institutionnelles. Sur Tocsin, Ghislain Benhessa en décrypte les ressorts profonds, tandis que Régis de Castelnau apporte un éclairage plus politique sur les rapports de force invisibles qui structureraient le sommet de l’État.
Derrière un intitulé trompeur, la fonction apparaît comme un pivot institutionnel décisif. Ghislain Benhessa rappelle que « le vice-président du Conseil d’État, c’est le patron du Conseil d’État » et souligne son influence directe sur « la relation entre la France et les juridictions internationales type Union européenne ». Loin d’un rôle technique, cette position engage l’orientation même de la jurisprudence administrative et, en filigrane, la capacité de l’État à défendre ses choix politiques face aux normes supranationales.
À ses yeux, la nomination de Marc Guillaume revient à installer « un européiste » à un poste stratégique, fixant ainsi une ligne durable, susceptible de survivre aux alternances électorales.
Cette décision s’inscrirait, selon Ghislain Benhessa, dans un système plus large de reproduction des élites, où les trajectoires sont étroitement balisées. L’épisode de la CEDH en offrirait une illustration éclairante : « la compétition entre les deux candidats va être truquée », affirme Ghislain Benhessa, évoquant des conflits d’intérêts au cœur même du processus de sélection. À travers ces mécanismes, Ghislain Benhessa souligne que « les réseaux […] mettent en place des hommes comme Marc Guillaume », consolidant un entre-soi institutionnel et une continuité idéologique.
Se dessine ainsi l’image d’un pouvoir qui se perpétue en circuit fermé, largement soustrait au regard et au contrôle démocratiques.
C’est sur ce terrain que l’analyse de Régis de Castelnau vient approfondir — et radicaliser — la lecture. Selon lui, Marc Guillaume ne serait pas seulement le produit d’un système, mais l’expression d’un « État profond » capable d’imposer ses choix au pouvoir politique lui-même. Il avance que cette nomination « a été imposée à Macron », révélant un rapport de force inversé où l’exécutif ne serait plus entièrement maître de ses décisions. Plus encore, cet État profond agirait dans une logique d’anticipation : face à l’hypothèse d’une victoire du RN, il chercherait à verrouiller les postes stratégiques afin de conserver la maîtrise des leviers essentiels.
Dans cette perspective, les nominations actuelles apparaissent moins comme des décisions conjoncturelles que comme les éléments d’une stratégie de long terme visant à encadrer, voire neutraliser, toute alternance.
Dès lors, l’enjeu devient frontalement politique. Ghislain Benhessa prévient que « la décision politique sera annulée par des hommes qui sont nommés pour annuler le pouvoir », pointant « les véritables verrous […] de l’État profond français ». Face à cette architecture, Ghislain Benhessa estime qu’aucune transformation réelle ne pourra advenir sans rupture : le prochain président devra procéder à un « nettoyage absolu des rouages ». À défaut, les promesses de changement risqueraient de se briser sur une mécanique institutionnelle déjà solidement verrouillée.
La Gazette du Tocsin.
Voici la vidéo de l’interview de Ghislain Benhessa et Régis de Castelnau :




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Une réponse à “Macron verrouille les institutions pour l’après 2027”


Nous le craignions, nous le supputions et tristement puis gravement voire dramatiquement nous identifions grâce à ces hommes courageux les auteurs de cette infamie faite et subit au peuple de France!
Merci aux intervenants de « Tocsin »!!!