Manque de professionnalisme ou propagande grossière ?

Publié par le 5 Juin, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Manque de professionnalisme ou propagande grossière ?

Coup sur coup, deux grands médias, M6 et BFMTV, se sont rendus coupables, au minimum d’incompétence et peut-être même de propagande caractérisée !

M6 a publié une interview d’un « prêtre » qui assurait avoir reçu en confession Xavier Dupont de Ligonnès, 11 ans après sa disparition. Ce dernier aurait alors reconnu être le meurtrier de sa femme et de ses enfants.

Le « prêtre » prétendait avoir reçu des autorités religieuses l’autorisation de rompre le secret de la confession. Propos depuis démentis par l’évêque de Narbonne.

Comment se fait-il que M6 n’ait pas pris soin de valider le témoignage de ce « prêtre » auprès des autorités religieuses ? La soi-disant levée du secret de la confession aurait dû l’alerter !

On peut probablement parler ici d’incompétence ou de manque de professionnalisme. Ce qui n’est pas le cas de BFMTV beaucoup plus orienté politiquement, comme le rappelle ce tweet d’Alain Weber :

Scandale sur BFMTV : une manipulation médiatique
flagrante au service d’un narratif anti-police ?

Ce matin sur le plateau d’Apolline de Malherbe, BFMTV a offert une tribune de près de vingt minutes à un certain Hugues B., présenté comme un étudiant en mathématiques et simple supporter du PSG, arrêté lors des débordements suivant la victoire du club en Ligue des Champions. Le jeune homme, visage calme et ton posé, a déroulé un réquisitoire d’une extrême gravité contre la police française : insultes racistes, « sale bougnoule », « sale arabe », tabassages systématiques en garde à vue, humiliations gratuites.

La journaliste a conclu l’entretien par un « merci pour ce témoignage instructif », sans l’ombre d’un contrepoint contradictoire. L’auditeur lambda, abreuvé d’images de violences urbaines depuis plusieurs nuits, pouvait légitimement en ressortir écœuré par le comportement des forces de l’ordre.

Sauf que tout est faux. Ou plutôt : tout est délibérément trafiqué par omission.

La réalité, déterrée en quelques minutes par le site @Fdesouche pendant que BFMTV, avec ses centaines de journalistes et ses moyens colossaux, semble avoir miraculeusement « oublié » de vérifier, est tout autre.

Hugues B. n’est pas un innocent supporter lambda pris dans une rafle hasardeuse. C’est un militant d’extrême gauche aguerri, proche des milieux antifas, invité régulier du média islamo-décolonial « Paroles d’Honneur » et soutien affiché du collectif « Génération E.D.R » dont faisait partie la Jeune Garde, ce groupe dissous pour violences et cofondé par le député LFI Raphaël Arnault.

Mieux encore : dans la version intégrale de l’interview, que BFMTV s’est bien gardée de diffuser, il reconnaît lui-même avoir tiré au mortier lors des événements. Il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour participation à un groupement en vue de commettre des violences.

Ce n’est pas un témoin. C’est un acteur. Un casseur. Un délinquant condamné.

La manipulation est grossière, presque insultante tant elle est transparente. BFMTV ne pouvait l’ignorer !

On invite un activiste politique au pedigree accablant, on le blanchit sous l’étiquette rassurante d' »étudiant supporter », on lui offre vingt minutes d’antenne pour salir les forces de l’ordre, déjà sur la sellette après des nuits de chaos urbain, et on le remercie poliment, comme s’il s’agissait d’un lanceur d’alerte courageux. Pendant ce temps, les vrais casseurs, souvent issus de milieux bien identifiés, et pas des supporters, saccagent, pillent et agressent en toute impunité.

RTL elle-même, pourtant peu suspecte de sympathies droitières, a dû reconnaître que parmi les émeutiers figuraient des profils comme « Raphaël, Hugues, Clément… », des jeunes issus de la gauche militante radicale ou des banlieues. La réalité des émeutes est bien plus complexe que le narratif univoque que BFMTV cherche à imposer.

Cette affaire n’est pas un bug, un accident de direct ou une simple négligence éditoriale. Elle s’inscrit dans un contexte plus large, celui du rachat de BFMTV et RMC en 2024 par Rodolphe Saadé, le milliardaire franco-libanais à la tête de CMA CGM, via une opération estimée à plus d’un milliard et demi d’euros.

Saadé est un proche d’Emmanuel Macron : voyages communs au Liban après l’explosion du port de Beyrouth, contrats juteux pour son groupe, Légion d’honneur, relations privilégiées avec l’Élysée. Des enquêtes et articles de fond ont pointé des liens d’intérêts mutuels, y compris des soupçons de deals opaques impliquant le Hezbollah et le silence français sur certains dossiers sensibles.

La première chaîne d’information de France n’est plus celle d’Altice : elle est désormais la propriété personnelle d’un homme qui doit beaucoup au pouvoir en place. Dans ce cadre, où se niche l’intérêt de la macronie dans cette manipulation ?

Plusieurs pistes se dessinent, qui ne s’excluent pas mutuellement :

  • D’abord, diviser pour régner : amplifier les discours anti-police permet de discréditer les forces de l’ordre, déjà fragilisées par des années de défiance, de nourrir le narratif des « violences policières systémiques » cher à la gauche radicale, et de détourner l’attention des véritables causes des violences urbaines, immigration incontrôlée, communautarisme, émeutes récurrentes après chaque événement sportif ou sociétal.
  • Ensuite, protéger le narratif officiel : la macronie a toujours cultivé une ligne ambiguë sur la sécurité, fermeté de façade, mais indulgence chronique envers certaines mouvances minoritaires ou antifas pour ne pas stigmatiser. Inviter un militant LFI-compatible sur une chaîne grand public sert à humaniser les casseurs et à criminaliser la police, renforçant ainsi la grille de lecture progressiste qui domine les élites médiatiques.
  • Enfin, le contrôle médiatique pur et simple : un propriétaire proche du pouvoir sur la première chaîne d’information continue renforce l’emprise sur le récit collectif. BFMTV n’est plus une rédaction indépendante ; elle est alignée sur un empire qui doit des faveurs à l’Élysée et qui les rembourse en fabriquant de l’opinion.

C’est absolument scandaleux.

Dans un pays où les forces de l’ordre font face quotidiennement à des hordes ultra-violentes, mortiers d’artifice utilisés comme des armes de guerre, pillages de commerces, lynchages de policiers isolés, une grande chaîne d’information offre une tribune privilégiée à un militant d’extrême gauche condamné, sans contextualisation sérieuse, sans contradiction, sans même mentionner son casier judiciaire. Les journalistes de Rodolphe Saadé finissent par dire « merci » à celui qui crache sur la police, sur l’institution qui risque sa peau pour protéger les citoyens. Honte à BFMTV, honte à cette déontologie en miettes, honte à ce journalisme de cour qui préfère les bons mots des activistes aux faits têtus.

La liberté d’expression n’est pas le droit de mentir par omission pour manipuler l’opinion publique. Les Français, confrontés à une insécurité bien réelle, à des violences quotidiennes qu’ils subissent dans leur chair, méritent mieux que cette propagande déguisée en « témoignage ». Il est temps de poser la question qui fâche : qui tire vraiment les ficelles de l’information en France ? Et dans quel but ? Cette affaire pue la complicité idéologique et les intérêts croisés du pouvoir. Un déshonneur pour le journalisme, une insulte à l’intelligence des citoyens, et un crachat supplémentaire sur ceux qui portent l’uniforme.

Alain Weber sur X.

Et Appoline de Malherbe se ridiculise totalement en concluant l’émission :

Merci de tweeter cet article :





 

 

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *