La gauche et l’extrême centre ont perdu
toute notion de liberté d’expression !
C’est le syndrome du « Camp du Bien » qui fait que toute pensée déviante à la pensée dominante issue de ce camp appartient, en creux, au « Camp du mal ».
Cela légitime donc, pour eux, de faire taire les opposants qui sont immédiatement qualifiés de propagandistes !
On en avait eu de multiples preuves lors de la crise du covid; durant laquelle, même des sommités scientifiques comme le professeur Raoult avait été critiqués puis boycottés car ils refusaient de valider la politique sanitaire du pouvoir, contraire aux principes de la lutte contre les épidémies.
Aujourd’hui, le reniement de la liberté d’expression est encore plus violent avec l’Ukraine.
La Macronie et quasiment tous les médias sont, sans nuances, anti-Russie et pro-Ukraine.
Peu de temps après l’entrée des blindés russes en Ukraine, l’Union européenne avait interdit tous les médias proches du Kremlin, Sputnik et Russia Today, et notamment pour la France, RT France.
Cette interdiction était illégale et portait atteinte, sans conteste, à la liberté d’expression.
La présidente de la chaine RT France, Xenia Fedorova, avait interjeté appel de cette interdiction devant la Cour de Justice de l’Union Européenne, qui l’avait (évidemment ?) déboutée.
Aujourd’hui, Xenia Fedorova est revenue dans l’actualité en faisant l’objet d’attaques violentes depuis qu’elle s’exprime sur les « médias Bolloré ».
Je recommande la lecture des articles de cette journaliste toujours bien structurés et argumentés comme par exemple celui que j’avais relayé dans ces colonnes :
Ukraine : une diplomatie en plein déni stratégique
Jean-Noël Barrot, qui n’en rate jamais une, demande la levée du permis de séjour de la journaliste russe en France.
Voici un tweet d’Alain Weber qui dénonce cet acharnement contre Xenia Fedorova qui n’a d’égal, selon lui, que la mansuétude des médias vis-à-vis du journaliste militant Jean-Michel Aphatie qui relaye en France la parole d’un pays hostile à la France, l’Algérie :
Le cas Xenia Fedorova
Le paradoxe Jean-Michel Aphatie
Il est une asymétrie qui, ces dernières semaines, ne cesse de m’interroger.
D’un côté, Xenia Fedorova, journaliste russe, ancienne directrice de RT France, aujourd’hui sur CNews. De l’autre, Jean-Michel Aphatie, éditorialiste solidement installé dans le PAF, chroniqueur à Quotidien sur TMC.
L’une cristallise une hostilité qui dépasse les frontières du simple débat, l’autre semble bénéficier d’une indulgence qui frôle, à bien des égards, l’impunité symbolique.
Le procès Fedorova
Xenia Fedorova ne pratique pas l’ambiguïté. Elle défend ouvertement les positions de la Russie dans un pays qui, sans être en guerre déclarée avec Moscou, a clairement pris le parti de l’Ukraine. Chacune de ses interventions est assumée, lisible, identifiable. L’on sait d’où elle parle, et c’est précisément ce qui lui vaut une vindicte quasi unanime.
La charge est menée au plus haut niveau. Nathalie Loiseau, réclame au Parlement européen des sanctions individuelles à son encontre, la qualifiant de « propagandiste russe notoire ». Des ministres, des élus, des éditorialistes s’étranglent à l’idée qu’une voix russe puisse s’exprimer sur un plateau français. On interroge la légitimité de son titre de séjour. La pression est constante, intense, presque obsessionnelle.
Le paradoxe Aphatie
Face à ce tumulte, le silence qui entoure certaines prises de position de Jean-Michel Aphatie a de quoi surprendre. Le journaliste, qui se présente volontiers en héraut des valeurs républicaines, a pourtant tenu des propos d’une radicalité assumée. Il a déclaré à plusieurs reprises que, s’il était président, il raserait le château de Versailles, symbole à ses yeux d’une grandeur nationale qu’il récuse. Il a comparé les exactions de la conquête coloniale en Algérie au massacre d’Oradour-sur-Glane. Des paroles qui, chez beaucoup de Français attachés à leur histoire et à leurs symboles, provoquent une blessure profonde.
Plus troublant encore : le président algérien Abdelmadjid Tebboune l’a publiquement encensé comme un « très grand journaliste » disant la vérité, dans un contexte de tensions diplomatiques aiguës entre Alger et Paris.
C’est ici que le contraste devient saisissant. La France soutient l’Ukraine face à l’agression russe. Mais dans le même temps, l’Algérie mène, sur notre sol même, des actions dont l’impact s’avère bien plus périlleux pour notre pays. Nos voisins algériens ne s’en cachent d’ailleurs pas. Karim Zéribi, figure de la diaspora, l’a énoncé sur les ondes :
si l’ensemble de la diaspora votait pour un candidat africain, c’est un Africain qui prendrait la tête du pays.
Cette stratégie, elle agit de l’intérieur. Et c’est en cela que Jean-Michel Aphatie incarne, objectivement, un risque bien plus concret. Il est français. Il bénéficie d’une tribune nationale à large audience. Et il relaie, un discours qui affaiblit la cohésion nationale tout en étant applaudi par Alger.
Alors, pourquoi cette disproportion ? Pourquoi hurler contre la voix russe, étrangère, assumée comme telle, tout en laissant passer, presque sans broncher, les propos d’un journaliste français qui rêve d’effacer des pans entiers de notre héritage et qui se trouve objectivement aligné avec des intérêts étrangers offensifs ?
Xenia Fedorova est une voix extérieure, dans un conflit où nous avons pris parti. On peut la contredire, la débattre, la critiquer, c’est le jeu démocratique.
Aphatie, lui, agit depuis le cœur du système médiatique français, armé d’une parfaite maîtrise de nos codes et de nos faiblesses.
Il ne s’agit pas ici de défendre l’une ou de condamner l’autre. C’est un constat, et il est accablant.
L’Algérie représente un danger à court, moyen et long terme bien plus important que la Russie et pourtant la prestation d’un journaliste adoubé par Tebboune ne pose aucun problème !
Une journaliste Russe qui défend la Russie, si !
Étonnant, non ?
Alain Weber sur X.




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Une réponse à “Haro sur Xenia Fedorova mais vive J-M. Aphatie !”



Bah.. Aphatie est une cruche; Xenia Fedorova « roule » pour le Kremlin.
Il suffit juste de le savoir et de ne pas faire mentir le proverbe : » dis-moi d’où tu parles et je te dirai qui tu es ».
Personnellement, il y a longtemps que je change de station, lorsqu’elle est annoncée sur Europe 1 par Pierre de Vilno..