Forcément innocent, puisque noir !

Publié par le 27 Août, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Forcément innocent, puisque noir !

Rappelez- vous, en 2013, la violence qui avait caractérisé le débat sur le mariage gay, et toutes les insultes qu’avaient essuyées les opposants à la loi.

L’opposition se cristallisait sur le droit à l’adoption plénière pour les couples gay qui allait priver les enfants d’un père et d’une mère.

Je me souviens encore de cette saillie de l’ayatollah du progressisme, Jean-Louis Touraine :

Il n’est écrit nulle part qu’un enfant ait le droit à un père et une mère !

Ecrit nulle part mais vécu et respecté depuis des millénaires par notre civilisation !

Mais la gauche et le lobby LGBT trépignaient sur place et ne voyaient dans ces opposants que d’affreux homophobes.

A bout d’arguments, les pro-mariage gay finirent même par déclarer :

Si vous êtes contre cette loi, c’est parce qu’elle est portée par Christiane Taubira, une femme et une femme de couleur !

Et voila que la France Insoumise reprend cette mauvaise querelle en défendant leur figure de proue de la Nouvelle France, Bally Bagayoko, accusé d’avoir bénéficié d’un emploi fictif.

Bally Bagayoko ne pourrait pas être coupable mais seulement victime de racisme !

Voici un article du Journal des Français qui pointe ce totem d’immunité que la couleur de peau semble donner à la gauche :

« C’est parce qu’il est noir ! »

Éric Coquerel a sorti l’argument massue. Face à l’ouverture d’une enquête du parquet national financier visant Bally Bagayoko pour « détournement de fonds publics, recel et concussion », le président LFI de la commission des Finances a tranché sur LCI : « Ce que l’on ne supporte pas, c’est le fait qu’il soit noir. »

Le maire de Saint-Denis, élu dès le premier tour en mars et nouvelle figure de la « Nouvelle France » selon Jean-Luc Mélenchon, est soupçonné d’emploi fictif et de cumul irrégulier entre ses fonctions à la RATP et ses mandats locaux. Une plainte de l’association AC!! Anti-corruption évoque même « un système organisé et structuré d’emplois fictifs » concernant des élus de différents bords à la RATP. L’entreprise, elle, dément les allégations d’emplois de complaisance.

Mais pour Coquerel, l’essentiel n’est pas là. Bagayoko est « issu des quartiers populaires », « et en plus Insoumis, c’est la cerise sur le gâteau ». L’enquête serait donc « une affaire politique » qui « ne mènera à rien ». Mathilde Panot a enfoncé le clou en parlant d’« acharnement politique » et en mettant en cause des socialistes aigris par la défaite municipale, via des rumeurs relayées par le Canard enchaîné.

Bally Bagayoko, de son côté, s’est dit « serein » et a posté une vidéo dans laquelle il estime que « les socialistes n’ont pas digéré la défaite ».

La séquence est désormais classique. Dès qu’un cadre Insoumis se retrouve dans le collimateur de la justice pour des questions d’argent public, la réponse fuse : c’est la couleur de peau, l’origine, le quartier, le parti. La stratégie de Coquerel a le mérite de la simplicité. Elle a aussi celui de la répétition.

Hugo Rouet pour le Journal des Français.

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