Oui, il y avait matière à destituer Macron !

Publié par le 30 Sep, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Oui, il y avait matière à destituer Macron !

Je l’ai affirmé déjà plusieurs fois ici :

« La seule gestion de l’énergie par Macron aurait dû justifier sa destitution voire son emprisonnement ! »

Que ce soit pour les mesures concernant le parc nucléaire, ou le maintien de la France dans le scandaleux et ruineux marché européen de l’électricité.

Oui, destitution pour un président qui en quelques mois est passé de la décision de fermer 12 réacteurs et de la promesse d’en fermer 12 de plus, à celle de faire volte face en lançant 6 EPR !

Destitution, oui, aussi pour ce marché européen de l’électricité qui affaiblit EDF et la filière nucléaire tout en privant les particuliers et les entreprises de France d’une électricité bon marché !

Destitution encore après que Macron ait lancé, par décret et sans vote du Parlement, la PPE3 qui engage 300 milliards de dépenses dans la décennie qui vient, pour couvrir la France et ses rivages maritimes d’éoliennes aussi coûteuses qu’inutiles.

Mais il y a encore plus grave !

Voici un tweet qui nous explique que l’Etat qui a fait la fortune de nombreux opérateurs alternatifs à EDF, va maintenant financer les pertes de ces entreprises parasites liées à la surproduction des énergies renouvelables.

Vous n’allez pas le croire :

Au même moment où l’Etat finance le déploiement de plus d’énergies renouvelables, il décide d’indemniser les opérateurs pour ne plus produire quand il y a trop d’énergie disponible !

Bonne nouvelle : on a trouvé le moyen de payer
les exploitants éoliens … Pour ne pas produire !

Vous pensiez qu’une éolienne servait avant tout à produire de l’électricité ? Ne ratez pas ce twist administratif.

Un arrêté publié au Journal officiel le 24 juillet 2026 organise, à partir de décembre 2026, la possibilité de demander l’arrêt à distance de certaines installations photovoltaïques et éoliennes terrestres bénéficiant d’un soutien public.

À partir du 1ᵉʳ décembre 2026, le dispositif concerne les installations de plus de 5 MW, puis celles comprises entre 1 et 5 MW à compter du 1ᵉʳ mars 2027.

Jusque-là, rien de choquant : il faut bien équilibrer le réseau lorsque la production dépasse la demande. Sauf que l’exploitant ainsi contraint à l’arrêt ne perd rien.

Le texte prévoit une indemnisation calculée sur la puissance installée, le tarif du contrat, la durée de l’arrêt …

et un joli coefficient : 0,25 pour l’éolien terrestre, 0,47 pour le solaire. Autrement dit : on paie les exploitants pour une électricité qui n’a jamais été produite.

Petit rappel pédagogique, pour bien saisir le génie du système :

1️⃣ On construit une éolienne (subventionnée).
2️⃣ Elle produit au « mauvais » moment, quand personne n’en veut.
3️⃣ Le prix de gros s’effondre — record à −498,65 €/MWh le 1ᵉʳ mai 2026, à deux doigts du plancher réglementaire de −500 €/MWh.
4️⃣ On demande l’arrêt à distance.
5️⃣ On indemnise l’exploitant pour la production qu’il n’a pas faite.
6️⃣ On recommence.

Sur les 6 premiers mois de 2026, le compteur affichait déjà plus de 400 heures de prix négatifs, soit environ 9 à 10 % du temps. Un ordre de grandeur qu’on n’atteignait quasiment jamais avant l’explosion du parc intermittent.

Et ça n’est pas fini !

Chaque installation devra en plus s’équiper d’un système de télégestion pour recevoir l’ordre d’arrêt et l’exécuter automatiquement. Quelques milliers à quelques dizaines de milliers d’euros par site. Financés comment, à votre avis ?

La vraie question

La France produit déjà 95,2 % d’électricité décarbonée grâce à son nucléaire. On n’avait donc pas un problème de CO₂. On avait un problème de tuyauterie : trop de moyens qui produisent tous en même temps, sans qu’on ait prévu comment gérer le trop-plein.

Résultat : on paie pour construire, on paie pour raccorder, et maintenant on paie les exploitants pour arrêter. Le seul maillon qui ne coûte jamais rien dans cette chaîne, c’est visiblement la question qu’on aurait dû poser avant de planter les mâts.

Quel système électrique voulons-nous construire pour éviter de payer successivement la production, son raccordement, son soutien… puis son arrêt ?

Et surtout :

Avant de financer de nouvelles capacités de production, ne devrait-on pas vérifier que nous avons simultanément les réseaux, le stockage, la demande flexible et les mécanismes de marché permettant de valoriser cette électricité lorsqu’elle est produite ?

Parce qu’une électricité décarbonée reste une bonne chose.

Mais une capacité de production dont la valeur chute régulièrement faute de débouché au moment où elle produit pose nécessairement une question d’organisation et de coût du système.

Et c’est bien cette question qui mérite d’être posée, chiffres à l’appui.

Source : arrêté publié au Journal officiel le 24 juillet 2026, étendant progressivement le dispositif permettant de demander l’arrêt à distance de certaines installations photovoltaïques et éoliennes terrestres bénéficiant d’un soutien public.

https://legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000054471162…

Collectif Horizon dégagé.

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