La France vient de passer, en seulement quelques jours, de la parenthèse enchantée de la visite du pape, au déferlement de racailles en furie devant nos lycées.
Alors que Léon XIV est venu encourager la jeunesse à l’espérance et qu’elle lui a répondu avec un incroyable enthousiasme, c’est maintenant Jean-Luc Mélenchon qui exhorte les lycéens à la violence et à l’insurrection.
Des élus insoumis, écharpe tricolore en bandoulière, se mêlent aux émeutiers. Bally Bagayoko leur crie même que la violence est légitime !
La chute est brutale et illustre bien l’existence de deux France ; celle qu’on a vue au Stade de France célébrer son Histoire et celle qui brûle des camions de pompiers et lynche une jeune policière !
En terme d’idolâtrie, Mélenchon et la France Insoumise trouvent ses héros parmi les responsables de la terreur de 1793, comme Marat, Danton et Robespierre !
Voici un tweet qui nous rappelle cette période tragique de l’Histoire de France :
Jean-Luc Mélenchon ne cache pas son héros. C’est Robespierre.
Et pour comprendre ce que prépare la gauche radicale en France, il faut comprendre ce que ce nom signifie vraiment.
En 2024, en plein meeting, Mélenchon a défendu Robespierre avec cette phrase :
Oui nous prenons le tout.
Le tout. Pas seulement la devise républicaine. Pas seulement les grands discours. Le tout, donc la Terreur aussi.
Chaque 28 juillet, jour de l’exécution de Robespierre, La France insoumise organise un hommage. Le député Antoine Léaument, qui l’organise, s’en amuse et dit prendre plaisir à « faire rager » ceux qui s’en offusquent. Personne à LFI ne rend hommage à Condorcet ou à Vergniaud.
Ils choisissent l’homme du Comité de salut public.
Rappelons ce qu’a été ce « tout ».
En mars 1793, la Convention crée le Tribunal révolutionnaire. En septembre, la loi des suspects permet d’arrêter n’importe qui sur simple soupçon d’hostilité à la Révolution. En juin 1794, la loi du 22 prairial supprime pratiquement la défense et les témoins. En sept semaines, plus de 1 300 personnes sont guillotinées à Paris. Sur toute la période, environ 17 000 condamnations à mort officielles, et des dizaines de milliers de morts en prison ou sans jugement.
Puis il y a la Vendée.
Les colonnes infernales qui brûlent des villages entiers. Les noyades de Nantes organisées par Carrier, où l’on attachait des familles entières dans des barges avant de les couler dans la Loire.
En 2013, France 3 diffuse un documentaire intitulé « Robespierre, bourreau de la Vendée ». La réaction de Mélenchon est immédiate : il écrit au président de France Télévisions pour dénoncer un plaidoyer à charge contre la Révolution. Face aux massacres vendéens, son réflexe n’est pas le recueillement. C’est la défense de l’accusé.
Robespierre avait lui-même théorisé tout ça, en février 1794 :
la vertu, sans laquelle la terreur est funeste ; la terreur, sans laquelle la vertu est impuissante.
Voilà le cœur du système. Un camp qui s’autoproclame vertueux, et qui en déduit le droit d’écraser tous les autres.
Car la Terreur n’a jamais commencé par la guillotine. Elle a commencé par les mots. Le peuple d’un côté, pur. De l’autre, les corrompus, les traîtres, les ennemis du peuple. Une fois que la société est découpée ainsi, le reste suit presque mécaniquement.
Maintenant écoutez Mélenchon depuis quinze ans. Un livre intitulé « Qu’ils s’en aillent tous ». Un autre intitulé « De la vertu ». Le peuple contre l’oligarchie. Les médias traités en ennemis. Et en 2018, face à des policiers venus perquisitionner son parti, cette phrase criée en pleine rue :
La République, c’est moi !
La vertu. Le peuple. L’ennemi intérieur. L’homme qui incarne la République à lui seul. Ce sont exactement les briques de 1793.
Et comme en 1793, on mobilise la rue et la jeunesse. Hier les sections de sans-culottes, aujourd’hui les blocus lycéens et les portes d’établissements qui brûlent.
Le plus ironique, c’est que la Terreur finit toujours de la même façon. Elle dévore les Girondins, puis les Hébertistes, puis Danton, puis Robespierre lui-même. Aucun régime fondé sur la chasse aux ennemis du peuple ne s’arrête de lui-même. Il lui faut toujours un nouvel ennemi.
Mélenchon ne rêve pas d’échafauds sur la place de la Concorde. Il n’en a pas besoin. Ce qu’il veut faire revenir, c’est la Terreur comme logique : un camp de la vertu qui s’arroge le droit de désigner qui appartient au peuple et qui doit en être exclu.
Il nous l’a dit lui-même. Il prend le tout.
Brivael Le Pogam sur X.
Je me suis fait connaître sur X pour mes analyses de la construction du wokisme.
Aujourd’hui, je vais vous expliquer ce que la gauche est en train de tenter. Regardez bien cette image. Ce n’est pas un fait divers. C’est une méthode.
La gauche a toujours eu besoin de la…
— Brivael Le Pogam (@brivael) September 30, 2026




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