Hier, j’ai regardé un débat sur CNews sur les blocages violents de lycées. Il y avait sur le plateau un député du RN, Matthieu Valet, un responsable syndical de la Police et deux représentants de gauche, le philosophe Mathias Leboeuf et un représentant du parti communiste.
Et ce fut un dialogue de sourds !
L’animateur, Eliot Deval, voulait faire réagir ses deux intervenants de gauche sur la violence des lycéens mais ces derniers bottaient systématiquement en touche en clamant que cette violence était le résultat de la surdité des autorités aux (justes) revendications des lycéens !
Et j’ai été surpris que les intervenants de droite et l’animateur n’aient pas fait remarquer que les blocages de lycées et les violences avaient commencé dès le début avant même la formulation des revendications et avant même toute négociation avec le pouvoir !
Il y a un autre point fondamental à relever, c’est le fait que ce sont les lycées urbains qui se sont soulevés alors que leur situation est plus envieuse que bien des lycées de la ruralité !
C’est le sujet ce cet édito d’Alexandre Devecchio qui tente de faire la part des choses dans cette « révolte » lycéenne :
« Ceux qui mettent le feu à leur propre lycée en prétendant dénoncer leurs conditions d’études ne sont pas « la jeunesse » […]
Les chiffres sont implacables. L’éducation prioritaire, c’est 2,6 milliards d’euros par an, concentrés sur les quartiers urbains. Dans les grandes villes, 62 % des collèges les plus en difficulté sont classés en REP. Dans les zones rurales et les petites villes, à peine 23 %.
À difficulté égale, un collégien de cité a près de trois fois plus de chances d’être aidé qu’un collégien de la Creuse ou de l’Aisne. La Cour des comptes elle-même juge cette politique déconnectée des réalités territoriales.
Or cette jeunesse-là représente environ 60 % des jeunes Français. Elle se heurte à l’éloignement, au manque de transports, d’internats, de formations. Moins d’un jeune sur deux dans les villes de moins de 20 000 habitants envisage des études supérieures ambitieuses, contre deux sur trois en région parisienne… »
Mon édito du jour sur @Europe1, sur la prétendue « jeunesse en colère » !
— Alexandre Devecchio (@AlexDevecchio) October 3, 2026




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