En France, pour la Macronie, la gauche et une grande partie des médias, l’islam est un totem d’immunité !
Nous vivons, aujourd’hui, le troisième anniversaire du pogrom du 7 octobre 2023 qui a vu le Hamas massacrer 1200 jeunes en Israel. On mesure la scandaleuse immunité qui a largement protégé cette organisation terroriste. L’antisémitisme de l’extrême gauche a fait le reste en imposant même le terme de génocide aux Israéliens.
Un autre exemple de cette immunité pro-islam est celle de la mansuétude des médias vis-à-vis du régime criminel iranien. Où sont les néo-féministes françaises quand les Mollahs et les Gardiens de la Révolution pendent des milliers de jeunes dont de multiples femmes qui veulent enlever leurs voiles ?
Le régime iranien est conscient de cette protection que lui apporte la gauche en Occident et tout récemment nous avons entendu un porte-parole iranien condamner les violences policières contre les lycéens français en révolte !
C’est l’objet de cet article de Boulevard Voltaire :
L’Iran, qui tue ses manifestants par milliers,
trouve la France trop sévère !
« Les informations faisant état de violences policières sont préoccupantes », selon le porte-parole iranien.
C’est le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, qui l’a déclaré lors d’une conférence de presse à Téhéran :
La France se doit de respecter les droits et libertés fondamentaux de ses citoyens. Les informations faisant état de violences policières sont préoccupantes.
Si la situation n’était pas si tragique on en rirait. Voilà donc le régime qui détient le record des exécutions par nombre d’habitants, celui qui met régulièrement un terme aux revendications de sa population par des bains de sang, qui s’en vient nous donner des leçons ! À l’évidence, chez les mollahs et autres Gardiens de la révolution, seul le cynisme le dispute à la violence et la barbarie.
« Ce régime tue depuis 47 ans »
Invitée de Sud Radio au début de l’été, Azadeh Alémi, porte-parole du Comité de soutien aux droits de l’homme en Iran, expliquait que des milliers de personnes avaient été tuées, notamment par les fameux bassidjis, ces paramilitaires au service du régime, lors des manifestations de janvier 2026.
Elle précise :
Ce régime tue depuis 47 ans. Rapporté à sa population, l’Iran est le pays du monde où l’on exécute le plus. Il faut savoir que les conflits ont toujours profité à cette dictature religieuse. Depuis 47 ans, il survit avec les conflits.
Et la nouvelle guerre conduite par Israël et les États-Unis n’a fait, pour l’instant, que renforcer cette dictature.
Selon les autorités iraniennes, la répression contre les manifestations de janvier 2026 aurait fait, officiellement, entre 2.000 et 3.000 morts. Selon les ONG et les groupes d’opposition, il faudrait multiplier ces chiffres par dix pour approcher de la vérité. Quant aux exécutions des opposants et autres “criminels“, 1.639 ont été effectuées par pendaison en 2025, soit une hausse de 68 % par rapport à 2024. En avril 2026, suite aux manifestations d’ampleur du mois de janvier, on dénombrait déjà 21 exécutions officielles et plus de 4.000 arrestations. Volker Türk, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, déclarait alors :
Je suis consterné de constater que, outre les conséquences déjà graves du conflit, les autorités continuent de priver le peuple iranien de ses droits, de manière cruelle et brutale. La définition plus que floue des crimes contre la sécurité nationale, invoqués pour les personnes arrêtées expos(ait) un grand nombre de personnes, y compris des enfants, au risque de la peine de mort.
Qu’en dit l’extrême gauche française ?
Assez peu de réactions politiques à ces propos critiques de la diplomatie iranienne. Sur X, David Lisnard ironise à juste titre :
La position de l’Iran est tout à fait compréhensible : il y a forcément pour les Gardiens de la révolution « disproportion » en France, puisqu’en Iran les mêmes faits entraîneraient la pendaison des manifestants.
La gauche regarde ailleurs, tiraillée entre ses primaires indigentes et l’extrême gauche incendiaire.
Les plus vieux contemplent leurs babouches, se souvenant du temps où ils allaient à la queue leu leu se prosterner devant l’ayatollah Khomeini, recueillant la parole de l’oracle sous son pommier. Encore ceux-là savaient-ils situer l’Iran sur une carte, ce qui n’est certes pas le cas de tous ces pauvres gamins qui jouent à la guerre avec un drapeau palestinien, algérien ou marocain sur les épaules.
La saillie du diplomate iranien sur la « violence disproportionnée » de la France à l’égard des jeunes émeutiers est inepte. Ce n’est qu’un cran de plus dans la tension des relations franco-iraniennes après la fermeture du CLF (Centre de langue française) de Téhéran, le 20 septembre dernier. L’État iranien l’accuse d’avoir mené « des activités illégales » sans toutefois en donner la teneur.
On connaît la propension des dictatures à développer cette maladie qu’est “l’espionnite aiguë”. On l’a vu notamment avec l’Algérie. Si la France n’est pas en reste, elle a sur ce plan une particularité : notre gouvernement dit surtout craindre l’ennemi de l‘intérieur :
“l’extrême drouate“, évidemment.
Marie Delarue pour Boulevard Voltaire.




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