Toute la lumière sur le coup d’état en Pologne

Publié par le 2 Nov, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Toute la lumière sur le coup d’état en Pologne

Oui je reviens sur le crise institutionnelle qui secoue la Pologne puisque les médias français, qui se soumettent toujours à la doxa européiste, n’en parle presque pas.

L’Europe, comme le Covid et l’Ukraine sont des tabous que les médias respectent dans leur grande majorité.

Alors que le respect du sacrosaint « Etat de droit » est l’alpha et l’oméga des européistes, sa violation caractérisée par un gouvernement d’un pays appartenant à l’Union européenne, la Pologne, est approuvée à Bruxelles, et ignorée par les médias.

Transposons ce qui s’est passé en Pologne, en France, en se promettant en juin 2027 :

Marine Le Pen est présidente de la République. Son premier ministre, Jordan Bardella, lance l’organisation d’un référendum pour rendre au peuple français une part de sa souveraineté. Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel (CC), mis en place par Macron, s’y oppose !

Le gouvernement envoie la police prendre le contrôle du Conseil constitutionnel. Une membre du CC, nommée par un président de la République de droite, décide de suspendre les fonctions de Richard Ferrand et prend la présidence du CC par intérim. Le gouvernement nomme trois nouveaux membres au CC qui donnent une majorité qui lui est désormais favorable.

Dans cette situation, toute la gauche serait dans la rue, les médias se mobiliseraient contre le gouvernement et les foudres de Bruxelles s’abattraient sur la France.

C’est exactement ce que Donald Tusk vient de faire en Pologne, au nom de la restauration de l’Etat de droit, sous les applaudissements de Bruxelles !

Voici un excellent article de The Epoch Times qui analyse la crise polonaise et la remet dans le contexte européen :

Police et manifestations devant le Tribunal constitutionnel,
Tusk accusé de « coup d’État » :
la Pologne s’enfonce dans la crise politique

L’intervention de la police autour du Tribunal constitutionnel a fait basculer la crise politique polonaise dans une nouvelle dimension. Donald Tusk fait face à des accusations de « coup d’État », tandis que le président Karol Nawrocki refuse toujours de valider les nominations de juges soutenues par le gouvernement.

Contrôle par la police du tribunal constitutionnel de Pologne

Crise institutionnelle en Pologne

La crise institutionnelle qui oppose depuis des mois le gouvernement de Donald Tusk et le président Karol Nawrocki a pris une tournure spectaculaire en Pologne. L’intervention de la police autour du Tribunal constitutionnel a provoqué des accusations de « coup d’État » et ravivé les tensions politiques à un peu plus d’un an des élections législatives.

À Varsovie, les scènes de confusion se sont multipliées vendredi et samedi autour de la plus haute juridiction du pays. Tandis que le pouvoir affirme vouloir rétablir l’État de droit, l’opposition dénonce une offensive contre les institutions et les magistrats soutenus par l’ancien camp au pouvoir.

Le tribunal constitutionnel au cœur d’un nouveau bras de fer

La crise s’est brutalement accélérée vendredi lorsque les forces de l’ordre ont investi le site du Tribunal constitutionnel pour en contrôler les accès. Dans le même temps, le ministre de la Justice et procureur général Waldemar Zurek a demandé la levée de l’immunité du président du tribunal, Bogdan Swieczkowski.

Une juge nommée par l’actuelle majorité, Anna Korwin-Piotrowska, a annoncé la suspension des fonctions de M. Swieczkowski et indiqué assurer l’intérim. Elle a justifié cette décision par la nécessité de restaurer l’État de droit. Mais la direction du tribunal a rapidement contesté cette annonce et affirmé que son président demeurait en fonction.

La confusion s’est encore accentuée lorsque le compte officiel du Tribunal constitutionnel a dénoncé « un coup d’État », tandis que le site internet de l’institution devenait inaccessible pendant plusieurs heures.

Nawrocki interrompt son voyage et se rend au tribunal

Au moment de l’intervention policière, le président Karol Nawrocki se trouvait à bord d’un avion à destination du Sénégal dans le cadre d’un déplacement officiel. Informé des événements, il a interrompu son voyage et est rentré en urgence à Varsovie.

Après un entretien au palais présidentiel avec le premier président de la Cour suprême, Zbigniew Kapinski, le chef de l’État s’est rendu au Tribunal constitutionnel. Selon des images diffusées par les médias polonais, il a franchi dans une forte cohue le dispositif policier mis en place autour du bâtiment pour rejoindre l’institution.

Des dizaines de policiers anti-émeute barraient alors l’accès au tribunal. Plusieurs centaines de manifestants s’étaient rassemblés sur place afin d’exprimer leur soutien aux magistrats nommés sous les gouvernements du PiS.

Manifestants et opposition dénoncent un « coup d’État »

La présence des forces de l’ordre a suscité de vives réactions parmi les soutiens de l’opposition. Certains manifestants ont tenté de forcer les grilles du complexe sans parvenir à franchir le dispositif de sécurité. La police a indiqué avoir procédé à trois interpellations.

C’est un coup d’Etat du Premier ministre Donald Tusk (…). Il foule aux pieds nos droits constitutionnels,

a déclaré à l’AFP Tomasz Zaleski, l’un des manifestants présents devant le tribunal.

Au fil de la soirée, plusieurs responsables de l’opposition nationaliste ainsi que des figures de la droite radicale se sont rendus sur place. Tous ont dénoncé l’action du gouvernement contre le Tribunal constitutionnel.

Samedi encore, des sympathisants du PiS poursuivaient leur mobilisation devant le bâtiment.

C’est une destruction de la démocratie par Donald Tusk (…) c’est une tragédie,

a déclaré à l’AFP Iwona Dudek, venue de Zgorzelec. Mais selon elle :

M. Donald Tusk a accompli l’impossible. Il a uni toute la droite (…) Bien joué ! Bravo ! 

Donald Tusk défend une action pour « rétablir l’État de droit »

Face aux critiques, Donald Tusk a assumé la ligne de son gouvernement. Après l’intervention policière, il a affirmé sur X :

Rétablir l’État de droit est notre devoir.

Le Premier ministre estime que les difficultés actuelles trouvent leur origine dans les années où le PiS dirigeait le pays. Selon lui, les réformes engagées sont nécessaires pour permettre aux institutions de fonctionner normalement.

Dans une allocution diffusée samedi soir sur son compte X, il a déclaré :

Depuis des années il existe en Pologne des organisations et des responsables politiques qui veulent détruire la démocratie et l’État de droit.

Le chef du gouvernement n’a toutefois présenté aucune solution immédiate pour sortir du blocage. « Un État démocratique doit être fort », a-t-il simplement affirmé.

Donald Tusk a également critiqué l’intervention du président au tribunal en déclarant :

Dans un État de droit, un dirigeant politique ne peut pas entrer dans un tribunal pour donner des ordres ou intimider des juges, même s’il est président.

Une crise institutionnelle ancienne

Le Tribunal constitutionnel constitue l’un des principaux sujets de discorde de la vie politique polonaise depuis plusieurs années. Sous les gouvernements du PiS entre 2015 et 2023, plusieurs juges contestés par l’opposition et les institutions européennes y ont été nommés.

Depuis son retour au pouvoir en 2023, Donald Tusk promet de régler ce contentieux. Toutefois, les nominations décidées par la Diète, la chambre basse du Parlement, n’ont toujours pas été validées par le président Karol Nawrocki.

Ce blocage entretient une situation d’incertitude juridique qui oppose régulièrement la présidence, le gouvernement et le Tribunal constitutionnel lui-même.

Bruxelles soutient les nominations approuvées par la Diète

La Commission européenne a pris position samedi en faveur du déblocage de la situation. Elle a appelé les autorités polonaises à permettre au Tribunal constitutionnel de fonctionner conformément à la Constitution et à la jurisprudence européenne.

Il appartient aux autorités polonaises de veiller à ce que le Tribunal constitutionnel puisse fonctionner conformément à la Constitution polonaise et dans le respect de la jurisprudence pertinente de la Cour de justice de l’Union européenne,

a déclaré à l’AFP un porte-parole de la Commission.

Ce même responsable a rappelé que « la nomination de huit nouveaux membres du Tribunal constitutionnel relève de la compétence constitutionnelle » de la Diète. Le président Nawrocki refuse cependant toujours d’entériner ces désignations.

Des craintes d’escalade à l’approche des élections

Samedi, Karol Nawrocki a tenté de réunir autour de lui plusieurs formations politiques afin de trouver une issue à la crise. Ces consultations n’ont débouché sur aucun résultat concret.

Pour Ewa Marciniak, politologue à l’Université de Varsovie, le contexte politique rend tout compromis plus difficile. Elle a déclaré à l’AFP :

Nous sommes déjà en campagne électorale, donc dans une phase de mobilisation des électorats.

La chercheuse estime que la situation comporte un risque réel « d’escalade de la situation » à mesure que se rapprochent les élections législatives prévues en 2027.

La Fondation Helsinki appelle à une réforme du tribunal

La Fondation Helsinki pour les droits de l’homme (HFPC) a elle aussi réagi à la crise. L’organisation estime que la suspension du président du Tribunal constitutionnel ne repose pas sur une base légale suffisante.

L’ONG appelle néanmoins le président Karol Nawrocki à valider les juges désignés par la Diète afin de sortir de l’impasse actuelle. Elle plaide également pour une réforme durable de l’institution.

Selon la Fondation Helsinki, il faut réorganiser la juridiction afin qu’« aucun parti politique ne puisse s’accaparer et politiser l’institution ». Cette prise de position illustre la profondeur d’une crise qui continue de diviser la classe politique polonaise.

Epochtimes.fr avec AFP.

Merci de tweeter cet article :





Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *