Une féministe dénonce la trahison des néoféministes

Publié par le 4 Nov, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Une féministe dénonce la trahison des néoféministes

La gauche française aura abandonné toutes ses valeurs.

Elle a lâchement abandonné la classe ouvrière alors que sa raison d’être primordiale était de la défendre.

Elle a préféré défendre les minorités ethniques, religieuses, sexuelles au détriment de la cohésion nationale.

Mais la plus terrible trahison de la gauche est venue des néoféministes qui mettent, à la défense des femmes, des conditions inacceptables bafouant toutes ses valeurs.

Aujourd’hui, si vous êtes une femme agressée, il vaut mieux pour vous que votre peau soit un peu foncée et que votre agresseur soit blanc ! S’il est racisé – encore pire s’il est sous OQTF – la gauche regardera ailleurs et stigmatisera la droite et ses médias s’ils en parlent.

Lyhanna, Lola et Philippine en sont des exemples criants et honteux pour la gauche.

Lyhanna, Lola et Philippine. © DR

Mais il y a encore bien pire !

Certains à gauche font sombrer tout leur camp quand, au nom de la protection des immigrés, ils admettent que soient importées sur notre sol, des traditions barbares comme l’excision.

Il y a quelques années, j’avais entendu un sociologue excuser cette abominable mutilation au nom du respect des traditions ancestrales de certaines populations africaines.

Le plus, choquant, c’est que ce sociologue était … une femme !

Il fallait qu’une femme de gauche se lève pour crier son horreur.

C’est fait avec cette tribune de Marlène Schiappa parue dans Valeurs actuelles :

Marlène Schiappa : « De l’excision au harcèlement de rue, une partie de la gauche sacrifie les femmes »

De l’excision au harcèlement de rue, une partie de la gauche sacrifie les femmes à ses dogmes. Marlène Schiappa dénonce ce féminisme à géométrie variable.

Crédit photo © Apaydin Alain/ABACA

L’égalité entre les femmes et les hommes est un principe universel qui ne se discute plus. En France, seuls quelques influenceurs masculinistes ou prédicateurs islamistes radicalisés osent encore proclamer l’infériorité des femmes. Ça, c’est pour la théorie. Dans la pratique, rien n’est moins consensuel que leur place.

Fédératrice, la lutte contre l’excision ? Que nenni !

Marlène Schiappa

Lorsque nous avons lancé le plan anti-excision avec Emmanuel Macron et Édouard Philippe, nous ignorions que des responsables politiques défendraient cette mutilation au nom d’une « belle tradition ». Le mois dernier encore, Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, s’est inscrit dans cette tradition de la gauche relativiste en évitant de se fâcher avec ceux qui la pratiquent, au mépris de la loi. Près de 6 000 filles seraient menacées d’excision en France chaque année. Les Maliennes comme les Bretonnes doivent en être protégées : c’est cela, l’universalité des droits !

J’avais déjà peiné à convaincre certaines de mes collègues d’interdire les certificats de virginité. « Une belle fête traditionnelle ! », avait lancé l’une d’elles en réunion interministérielle. Le président de la République avait heureusement arbitré en faveur des femmes menacées.

La protection des femmes contre les violences sexistes et sexuelles souffre du même prisme politicien.

Une conseillère parisienne chargée de cette question m’a expliqué que la loi contre le harcèlement de rue, dite loi Schiappa, était nulle selon elle : les formations financées par la Ville n’en parleront donc pas. Ubuesque. On expliquera aux femmes que le harcèlement est désagréable, sans leur dire qu’il peut valoir une amende, une plainte ou une peine de prison. On les formera sans les informer de leurs droits, parce qu’on n’aime pas le parti de la ministre qui a porté la loi. Tant pis pour les femmes.

La politique politicienne reste ainsi une grille de lecture supérieure au féminisme.

On l’a vu lorsque Claire Geronimi, dont j’ai préfacé Le Hall d’entrée, a dénoncé le viol commis par un homme sous OQTF, avant d’être harcelée par d’autres féministes. Les mêmes s’en sont ensuite prises à Sandrine Rousseau, accusée d’être misogyne et patriarcale pour ses positions sur la prostitution. C’est Robespierre guillotiné.

Marine Tondelier en fait aujourd’hui l’expérience. Après avoir ironisé sur Rachida Dati, revenue travailler cinq jours après son accouchement, elle a écourté son propre congé maternité et demandé qu’on « lâche la grappe aux femmes ». Des militantes lui reprochent désormais de nier « le rôle politique du repos du corps des femmes ». Elles se retournent contre leur propre cheffe pour un choix personnel qui ne nous regarde pas.

Même la lutte contre le cancer du sein n’a pas été épargnée : Mathilde Panot a refusé de porter le ruban rose, symbole à ses yeux du capitalisme davantage que de la santé des femmes. Le mot « féministe » est devenu un mot-valise, chacun en fabriquant sa définition. Il n’est plus une insulte, ni même un mot subversif. Mais, vidé de sa substance, faut-il vraiment s’en réjouir ?

Un constat, pourtant, pourrait nous réunir : celui de la violence masculine dans les manifestations. Les pillards ? « Not all men », certes, mais uniquement des hommes. Jusqu’à cette militante expliquant sur Brut que le droit de vote des femmes fut obtenu grâce à des bombes — c’est faux — avant d’assurer à une mère menacée de viol devant son nourrisson par des casseurs qu’il ne s’agissait que d’un « dommage collatéral ». 

Féministe, toi-même !

Marlène Schiappa pour Valeurs actuelles.

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