Tous les experts en énergie que comptent la France, Fabien Bouglé en tête, tous les anciens PDG d’EDF, ont dénoncé l’aberration de la Programmation annuelle de l’Energie (PPE3) promulguée il y a quelques semaines, sans vote des députés, par un simple décret.
Même la grande prêtresse du Pacte vert, Ursula von der Leyen, a confessé en public que la mise à l’écart du nucléaire en Europe avait été une erreur stratégique !
Un rapport d’EDF, dont la publication a été autoritairement retardé par le gouvernement jusqu’à la promulgation du décret PPE3, a dénoncé les dangers pour le parc nucléaire de l’augmentation des énergies intermittentes dans le mix énergétique.
Et voila que la Cour des comptes en rajoute une couche en pointant les subventions délirantes bénéficiant aux énergies renouvelables.
Et malgré tout cela, on s’achemine vers la mise en oeuvre de la PPE3 !
Rappelons que la PPE3 va développer massivement les énergies renouvelables avec :
– la multiplication du nombre d’éoliennes en mer par 50,
– la multiplication du nombre d’éoliennes terrestres par 2,
– la multiplication du nombre de panneaux solaires par 4.
Le tout pour un budget de … 300 milliards d’euros !
Voici un article de l’Eclaireur qui présente le rapport de la Cour des comptes sur les énergies renouvelables :
Energies renouvelables : le rapport qui ne changera rien
Le soutien public aux énergies renouvelables est-il inconsidéré ? Les rapports s’empilent, proposent de corriger à la marge, sans toucher à l’essence du système : les lois du marché.
La Cour des comptes épingle les aides publiques aux énergies renouvelables Bon, bien. Précisons d’abord qu’il ne s’agit pas dans ce rapport de toutes les aides publiques, mais seulement des charges de service public de l’énergie (SPE). Il s’agit là des compensations versées par l’État pour couvrir les surcoûts liés au soutien aux énergies renouvelables. Ces charges servent à compenser la différence entre les prix de marché et les tarifs garantis par l’Etat aux producteurs via des mécanismes comme l’obligation d’achat ou le complément de rémunération.
La Cour des comptes le dit elle même dans son rapport :
le périmètre du rapport (…) ne couvre pas la totalité des coûts induits par le déploiement d’énergies renouvelables, comme les coûts de réseau, pour leur partie supportée par les gestionnaires de réseaux et financée par le tarif d’acheminement (TURPE), ni les aides apportées par d’autres acteurs publics et privés.
Les 26,3 milliards d’euros que vous voyez épinglés un peu partout, et qui correspondent à une charge pour l’Etat cumulée entre 2016 et 2024 ne sont donc que la partie émergée de l’iceberg. Iceberg que personne n’est manifestement capable d’évaluer précisemment :
- Combien coûtent le raccordement et le renforcement des réseaux et l’intégration des renouvelables ?
- Quels sont les coûts d’équilibrage du système inhérents à l’intermittence des ENRi ?
- Quid des coûts du stockage ? Sans parler des coûts indirects liés à la modulation du parc nucléaire du fait de la priorité donnée aux ENRi sur le réseau.
Le pire, c’est que le pire est à venir tant que le mécanisme ne sera pas profondément remanié. Et que tout ceci est dit et répété dans moults rapports.
Patricia Cerinsek pour l’Eclaireur.




Suivre @ChrisBalboa78

