Les Français ont encore 15 mois à souffrir dans cette fin de mandat crépusculaire qui voit un Macron impuissant en politique intérieure, s’agiter frénétiquement, mais en pure perte, sur la scène internationale.
A l’intérieur, Macron qui semble avoir intégré la victoire du RN aux prochaines présidentielles, s’efforce de verrouiller les institutions en y injectant force amis et comparses.
Concernant ces nominations, verrait-on un chef d’entreprise qui a ruiné sa société, devenir commissaire aux comptes ? Certes non !
Mais pourtant, Amélie de Montchalin, complice d’une augmentation notable de la dette française et auteur d’un budget calamiteux, est nommée présidente de la Cour des comptes !
Certains osent évoquer la nécessité d’une destitution de Macron mais beaucoup la rejettent pour ne pas affaiblir la fonction présidentielle en créant un précédent.
Mais n’est-ce pas Macron lui-même qui a abimé cette fonction ? Le garder à son poste ne fera qu’aggraver les dégâts !
Il y a pourtant un hallucinant projet de Macron qui pourrait – qui devrait – mobiliser les parlementaires pour le destituer. Il s’agit du partage, au niveau européen, de la dissuasion nucléaire française, un projet gravissime qu’on doit tout faire pour enrayer !
D’ailleurs, le Rassemblement national réfléchirait à cette destitution comme le rapporte cet article de Boulevard Voltaire :
Dissuasion nucléaire : le RN réfléchit à une
procédure de destitution d’Emmanuel Macron
« Aller jusqu’à partager la dissuasion nucléaire nationale, il n’en est pas question ! », tranche Jean-Paul Garraud.
Au RN, la volonté prêtée à Emmanuel Macron de partager avec l’Allemagne la puissance nucléaire française ne passe pas. Le député européen, ancien magistrat et chef de la délégation RN au Parlement européen, le dit sans ambages à BV, dans un entretien vidéo à paraître samedi soir :
Il y a un sujet sur lequel on est intraitables, c’est le partage de la souveraineté française en matière de défense. Et le partage potentiel de la défense en matière nucléaire que monsieur Macron voudrait bien partager avec l’Allemagne. La défense et la dissuasion française !
insiste Jean-Paul Garraud. « Il n’en est évidemment pas question. » Le RN prépare donc une réplique à la hauteur de l’enjeu :
On réfléchit très sérieusement, si jamais monsieur Macron partait dans cette direction, à lancer une procédure de destitution.
La procédure de destitution du président de la République est bien prévue par l’article 68 de la Constitution :
Le président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat.
C’est ce que plaidera le RN, un point de rupture et Jean-Paul Garraud fulmine :
On en a assez, que notre souveraineté soit bafouée tous les jours, mais aller jusqu’à partager la dissuasion nucléaire nationale, il n’en est pas question !
La synthèse allemande
Cela fait en effet plusieurs mois, voire des années, qu’Emmanuel Macron tourne autour de cette idée et l’évoque dans des réunions internationales. Ce Président sans majorité au Parlement français, tombé très bas dans les sondages d’opinion et proche de la sortie en 2027, ne rate plus une occasion de remettre le sujet sur la table. Le vendredi 13 février, le président de la République est à Munich pour la 62e édition de la Conférence sur la sécurité. Devant la presse, il tourne autour du pot :
Nous sommes en train de concevoir et, dans quelques semaines, je détaillerai cela, mais nous avons engagé un dialogue stratégique évidemment avec le chancelier Merz mais aussi avec quelques dirigeants européens afin de voir comment nous pouvons articuler notre doctrine nationale qui est garantie et contrôlée par la Constitution avec une coopération spéciale, des exercices communs et des intérêts de sécurité communs avec certains pays alliés.
Du Macron pur sucre, long et entortillé. Il cite bien la dissuasion nucléaire française …
C’est important parce que c’est un moyen d’articuler la dissuasion nucléaire dans une approche holistique de la défense et de la sécurité, dans le cadre d’une « culture stratégique » franco-allemande,
lance le Président français.
Le chancelier allemand, lui, est nettement plus clair… Il lance, sous le regard satisfait d’Ursula von der Leyen :
J’ai commencé les premières discussions avec le Président français Emmanuel Macron sur la dissuasion nucléaire européenne.
La synthèse allemande.
En octobre 2025, Macron avait dit au Frankfurter Allgemeine Zeitung :
Début 2026, je prononcerai un discours sur la doctrine nucléaire.
On l’attend… Il précisait que des conversations entre différents pays européens portaient sur « une dissuasion nucléaire commune ».
En réponse, Marine Le Pen avait, le dimanche 3 mars 2024 à Marseille, lors de la campagne des européennes, annoncé sa volonté d’inscrire la dissuasion nucléaire dans la Constitution « comme un élément inaliénable de notre souveraineté ». « Nous sommes les défenseurs de la souveraineté nationale », lançait déjà Marine Le Pen.
Une première pour le RN
La destitution du président de la République n’est bien sûr pas acquise … Elle est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour par les deux assemblées. La Haute Cour, présidée par le président de l’Assemblée nationale, doit alors statuer « dans un délai d’un mois, à bulletins secrets ». Il lui faut encore la majorité des deux tiers des membres composant l’assemblée concernée ou la Haute Cour. Depuis une loi organique de novembre 2014, toutes les procédures de destitution ont échoué : celle de 2016 lancée par Les Républicains contre François Hollande, comme celle de 2024 lancée par La France insoumise, déçue que sa candidate NUPES n’accède pas à Matignon. Deux autres propositions insoumises ont été aussi refusées.
Mais l’initiative porte une valeur symbolique forte : pour la première fois, le RN demanderait la destitution d’Emmanuel Macron.
Marc Baudriller pour Boulevard Voltaire.




Suivre @ChrisBalboa78

