En route vers l’union des droites ?

Publié par le 28 Mar, 2026 dans Blog | 2 commentaires

En route vers l’union des droites ?

L’union des droites n’est pour l’instant qu’un voeu pieux, une utopie, pour ne pas dire une espérance fantasmée !

Autant les sympathisants de droite (des Républicains, de Reconquête et même du Rassemblement national) plébiscitent cette union, autant les dirigeants de ces trois partis y sont, soit opposés, soit n’y croient pas.

Mais l’idée d’une union des droites n’est pas abandonnée totalement, puisqu’on commence à entendre parler de primaires à droite dans la bouche de certains dirigeants.

Pour une fois, la droite devrait regarder du côté de Bruxelle où l’union des droites au Parlement européen a permis une avancée majeure dans le contrôle de l’immigration clandestine (voir ce précédent article).

Sarah Knafo pourrait jouer un rôle pivot important dans ce projet d’union en capitalisant sur son relatif succès au premier tour des municipales à Paris (10,4 %) et sur l’exemple qu’elle a montré en se retirant pour faire perdre la gauche et gagner Rachida Dati.

Voici un article du Journal des Français qui illustre le rôle que Sarah Knafo pourrait jouer à l’approche de 2027 :

Présidentielle : la droite en quête d’un candidat unique,
Sarah Knafo prend position

À peine les élections municipales terminées, les regards se tournent vers l’élection présidentielle de 2027. L’idée d’une primaire visant à désigner un candidat commun de la droite et du centre suscite déjà des prises de position contrastées.

Certains responsables politiques, comme Laurent Wauquiez ou David Lisnard, se montrent favorables à cette perspective. À l’inverse, Marine Le Pen a affirmé ne «pas croire» à une telle union.

Dans ce contexte, l’eurodéputée Reconquête Sarah Knafo s’est déclarée, lors d’une intervention sur France Inter, «favorable» à l’organisation d’une primaire, estimant qu’elle permettrait de donner une «direction à la droite».

Une position nuancée face à Édouard Philippe

Interrogée sur l’hypothèse d’une victoire d’Édouard Philippe lors d’une telle primaire, Sarah Knafo a adopté une position ambivalente. Elle a indiqué qu’elle respecterait le choix issu du scrutin, affirmant qu’elle se retirerait en cas de défaite.

Elle a toutefois précisé qu’elle ne «soutiendrait pas et ne ferait pas campagne» pour l’ancien Premier ministre.

Plus encore, l’eurodéputée s’est montrée sceptique quant à la participation même d’Édouard Philippe à une primaire. «De toute manière, je ne pense pas qu’Édouard Philippe se présenterait à cette potentielle primaire, parce qu’il sait qu’il n’aura aucune chance», a-t-elle déclaré.

Une redéfinition du positionnement de Reconquête

Dans ses déclarations, Sarah Knafo a également cherché à clarifier la ligne politique de son mouvement. Elle affirme que les électeurs privilégieraient « quelqu’un de droite », estimant que Reconquête incarne cette orientation politique.

Elle oppose ainsi son parti au Rassemblement national, qu’elle décrit comme porteur d’«une ligne économique socialisante». Elle ajoute : « Nous avons des convictions de droite ».

Dans le même temps, elle revendique une position intermédiaire, «à équidistance» entre différentes sensibilités de l’électorat de droite. Elle évoque notamment une synthèse entre les attentes régaliennes et économiques.

Sur le plan sécuritaire et migratoire, elle insiste sur «la lutte contre l’immigration de masse», «la sécurité renforcée» et «une politique pénale bien plus ferme».

Une critique implicite du RN

Sarah Knafo a également réagi aux propos de Jordan Bardella, qui avait affirmé que son mouvement ne se situait «ni de droite ni de gauche». «Nous allons le croire sur parole sur ce point», a-t-elle ironisé.

Cette prise de distance souligne les divergences persistantes entre Reconquête et le Rassemblement national, notamment sur le plan économique et idéologique.

Une incertitude sur le candidat de Reconquête

Concernant la candidature pour 2027, Sarah Knafo est restée prudente. Elle n’a pas officialisé de nom, mais a exprimé un souhait clair : «J’espère qu’Éric Zemmour se présentera».

Cette déclaration laisse entrevoir la possibilité d’un retour de l’ancien candidat à l’élection présidentielle, tout en maintenant une certaine incertitude sur la stratégie finale du mouvement.

À ce stade, la perspective d’une primaire à droite apparaît comme un point de tension majeur, révélateur des divergences profondes entre les différentes forces politiques en vue de 2027.

Luc Berroyer pour le Journal des Français.

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2 Réponses à “En route vers l’union des droites ?”

  1. il ne faut pas se mentir, le RN fort de ses 30 % de voix n’acceptera jamais de soutenir un candidat issu d’un autre parti de droite, sachant que tous, le critiquent sans ménagements depuis toujours et ne participera pas à une primaire. De l’autre, Philippe le favori poussé par les médias – comme Juppé en 2017 – refusera de soutenir le candidat RN, qui vraisemblablement sera qualifié pour le second tour.
    Ils partiront donc divisés avec Philippe, Attal, Zemmour ou Knafo, pour la droite, Mélenchon et un candidat PS + écolos pour la gauche, plus des petits candidats, NDA, Asselineau, Philippot, Poutou, Artaud … En gros ils sont 5 à se disputer les 60 % restant. A cette aune, arithmétiquement, Mélenchon est celui qui a le plus de chances d’arriver en second.
    Désolé, je ne vois pas d’union possible entre des gens à l’ego boursoufflé, comme le sont les candidats de droite, et croyez bien que ça me désole.

  2. Les LR ne font pas parti de la droite, ils sont macronistes, au mieux du centre, perso, plus jamais je ne ferais confiance à un LR qu’il s’appelle, darmanin, retailleau, bellamy, Philipe horizon LR ou tartempion, la droite c’est Zemmour, Knafo, Maréchal, Philippot, Asselineau, De Villiers, Ciotti, Bardella etc…
    Les LR ont trahis leurs électeurs, se sont soumis à macron ont été ou son ministre de macron, ont fait élire des des députés LFI à l’AN ont refusé de censurer le gouvernement souvent en s’abstenant lâchement. Si ces LR étaient sincères ils auraient rejoint l’UDR, mais non ils veulent créer un autre parti pour mieux nous beurrer les lunettes, c’est vraiment se fiche de la tête des gens.

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