Les LR sont les béquilles de Macron et von der Leyen

Publié par le 22 Jan, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Les LR sont les béquilles de Macron et von der Leyen

Il y a consensus chez les Français pour rejeter
aussi bien Macron qu’Ursula Von der Leyen !

Et dans la même journée d’hier, nous apprenions que :

– Laurent Wauquiez s’opposait à ce que le groupe LR vote les motions de censure déposées par le RN et LFI,

– François-Xavier Bellamy ne voterait pas la motion de censure contre Ursula Von der Leyen, déposée par le groupe des Patriotes au Parlement européen

Le pouvoir macronien et celui d’Ursula von der Leyen ne tiennent que par ces béquilles que leur apportent les Républicains en contradiction totale avec la volonté de leurs électeurs !

Concernant ce dernier, ce n’est pas la première fois qu’au nom de son appartenance au groupe PPE qui soutient Ursula Von der Leyen, il vote contre les intérêts de la France.

Pourtant, les représailles anti-démocratiques qu’a annoncées la présidente de la Commission contre tout député du PPE qui voterait cette censure (Interdiction d’accès aux commissions parlementaires et de prise de parole) aurait dû suffire au député LR pour voter la censure.

A Paris, c’est pire encore !

Laurent Wauquiez, une fois de plus, juste pour exister en s’opposant à Bruno Retailleau et à sa probable candidature à la présidentielle de 2027, emmène les Républicains dans le mur.

Voici l’édito d’Alexis Brézet du Figaro prononcé ce matin sur Europe 1 :

Ça fait des semaines et même des mois que Laurent Wauquiez répète, je cite, que la censure ne viendra pas de LR parce que, je cite encore, la droite ne fait pas tomber les gouvernements, même s’ils font une politique de gauche.

Ne me demandez pas pourquoi, c’est sans doute une loi inscrite dans le ciel dont procède tout pouvoir comme chacun sait, mais c’est ainsi, la droite ne fait pas tomber les gouvernements. Donc, on ne peut pas dire qu’on est surpris. La censure, à part David Lisnard, le maire de Cannes et qui n’est pas parlementaire, personne n’en voulait.

On savait très bien que la droite laisserait passer ce budget dont Bruno Retailleau nous dit pourtant, sans aller jusqu’à demander la censure, qu’il contient tous les ingrédients socialistes qui ont conduit au déclin de la France. Cependant que Laurent Wauquiez a cette formule, que je vous demande de savourer, où l’on reconnaît tout le talent du normalien, ce budget dit Wauquiez est totalement imparfait, totalement imparfait. Une expression qui est à la fois une litote et un oxymore, qu’en termes galants ces choses-là sont dites.

Non, ce qui est plus nouveau peut-être, c’est le motif invoqué pour justifier cette non-censure. Jusqu’ici, lors du PLFSS et de l’abandon de la réforme des retraites notamment, c’était au nom de la stabilité intérieure du pays. On ne pouvait pas condamner la France au désordre.

Cette fois, les LR ont perfectionné l’argument. C’est la stabilité du monde qui est convoquée. Il ne serait pas sérieux, nous dit sans rire Laurent Wauquiez, de laisser la France sans budget dans ce contexte international de danger et de menace d’une guerre commerciale.

Ben oui, vous pensez bien que Donald Trump n’attendait que ce prétexte pour avaler le Groenland. Et d’ailleurs, s’il calme le jeu, c’est bien parce que le LR n’a pas censuré.

Relance de Dimitri Pavlenco : Vous ironisez un peu Alexis, mais avec 50 députés, que vouliez-vous que fasse la droite ?

Alexis Brézet : Qu’elle fasse la droite ? Qu’elle assume ses convictions et qu’elle se fasse respecter ? Regardez, sur le Mercosur, ça a marché !

Bruno Retailleau a dit que si le gouvernement soutenait le traité à Bruxelles, il serait censuré à Paris. Résultat, Emmanuel Macron a changé de pied. La France n’a pas soutenu le traité.

Les eurodéputés français ont voté pour son renvoi devant la Cour de justice de l’UE. Et à dix voix près, le Mercosur a été renvoyé et donc suspendu pour au moins une année. Vous voyez, parfois, les convictions, ça paie.

Dimitri Pavlenco : Mais le budget, c’est autre chose qu’un traité international. En cas de censure, il y aurait eu dissolution. Et ça, on sait que pour la droite, c’était probablement un scénario de 4 en 20.

Alexis Brézet : Mais non, mais non, c’est pas du tout comme ça que les choses se seraient passées. S’il y a dix jours, la droite avait dit logiquement, nous ne voterons pas un budget de gauche. Mais jamais Emmanuel Macron, qui ne veut en aucun cas une dissolution, n’aurait laissé Sébastien Lecordu prendre le risque de trois 49,3.

Pas du tout, il lui aurait imposé, comme c’était son souhait depuis le début, de passer par les ordonnances. Alors bien sûr, il y aurait eu censure, Sébastien Lecordu serait tombé, un autre Premier ministre aurait été nommé, mais le budget initial, dix fois moins à gauche, dix fois moins nocif pour le pays que le budget modifié par les socialistes, et bien serait, lui, entré en vigueur.

Donc résumons-nous, si elle avait fait preuve d’un peu de courage, la droite aurait pu, un, prouver à ses électeurs qu’elle est fidèle à ses convictions en votant contre le budget.

Deux, elle aurait pu leur manifester qu’elle n’a plus rien de macroniste en votant la censure de Sébastien Lecornu.

Trois, elle aurait pu rendre service à la France en provoquant l’adoption d’un budget nettement moins désastreux que celui qui va être finalement adopté.

Elle a préféré perdre sur les trois tableaux. À un an de l’élection présidentielle, c’est à se demander si la droite n’a pas décidé de passer l’arme à gauche.

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