Les voiles tombent, les langues se délient !
Le temps de l’européisme béat est passé !
Et de plus en plus de voix s’élèvent pour pointer ce qu’est devenue l’Europe pour la France, un boulet à trainer.
Les déclarations va-t-en-guerre du duo toxique Von der Leyen et Macron réduisent à zéro les promesses de paix que nous promettait l’Union européenne.
Pire, le réarmement de l’Allemagne et son hégémonie au sein de l’UE inquiètent désormais !
A bien des égards, l’Europe est devenue un adversaire de la France, notamment concernant sa politique agricole (réduction de la PAC et signature du Mercosur), et sa politique énergétique dont l’objectif essentiel est destiné à tuer la filière nucléaire française.
J’ai trouvé un article de fond du Courrier des Stratèges qui développe l’idée que la France ne trouve plus son intérêt dans l’Union européenne :
Quand le macronisme comprendra-t-il que l’UE
coûte désormais plus cher qu’elle ne nous rapporte
En voici une synthèse réalisée avec l’aide de ChatGPT :
Le texte propose une critique sévère du macronisme et de l’Union européenne, affirmant qu’au début de l’année 2026, l’adhésion de la France à l’UE a franchi un seuil critique : elle coûterait désormais plus qu’elle ne rapporte. Selon l’auteur, une succession de décisions prises à Bruxelles en janvier 2026 a définitivement dissipé l’illusion d’une Europe « protectrice », pour révéler une Europe qui organise des transferts de richesse au détriment des intérêts français, au profit d’autres puissances économiques et géopolitiques.
L’analyse s’articule autour de trois domaines considérés comme constitutifs de la souveraineté nationale :
- la défense,
- l’agriculture,
- l’énergie.
Dans chacun de ces secteurs, l’auteur estime que la France subit une perte nette, à la fois économique, stratégique et politique, du fait du fonctionnement actuel de l’Union européenne.
Le premier choc concerne la défense, avec la validation par l’UE d’un prêt de 90 milliards d’euros à destination de l’Ukraine pour la période 2026-2027. Présentée comme un acte de solidarité européenne, cette opération repose en réalité sur une dette commune garantie par les États membres, dont le remboursement serait théoriquement adossé à d’hypothétiques réparations russes. En pratique, ce seraient donc les contribuables européens, et notamment français, qui porteraient le risque financier. La France aurait tenté d’introduire une clause de « préférence européenne », visant à réserver l’utilisation de ces fonds à l’achat d’équipements produits par l’industrie de défense européenne. Une mesure élémentaire de politique industrielle, courante aux États-Unis ou en Chine.
Cette proposition a toutefois été rejetée par plusieurs partenaires européens, au premier rang desquels l’Allemagne, les Pays-Bas et le Danemark, au motif que l’industrie européenne ne serait pas capable de livrer suffisamment vite. Ce refus ouvre largement la porte aux industriels américains de l’armement. Une part significative des fonds – dont un fléchage explicite exigé par les Pays-Bas – serait ainsi destinée à des entreprises comme Lockheed Martin ou Raytheon. L’auteur y voit une situation absurde : la France s’endette pour financer les économies d’échelle de ses concurrents américains, tout en affaiblissant ses propres acteurs industriels (Dassault, MBDA, Thales) et en accentuant sa dépendance stratégique vis-à-vis des États-Unis et de l’OTAN.
Le second volet de l’analyse porte sur l’agriculture, à travers la validation de l’accord commercial entre l’UE et le Mercosur le 9 janvier 2026. L’auteur insiste sur la méthode employée par la Commission européenne, qui aurait scindé le traité afin de soumettre le seul volet commercial à un vote à la majorité qualifiée, contournant ainsi l’opposition française. Ce procédé illustrerait, selon lui, la perte d’influence politique de la France au sein des institutions européennes et le mépris croissant à l’égard des souverainetés nationales.
Sur le fond, l’accord serait profondément déséquilibré. Il favoriserait avant tout l’industrie automobile allemande, en supprimant des droits de douane élevés sur les exportations de véhicules et de pièces détachées vers l’Amérique du Sud, offrant ainsi une bouffée d’oxygène à des constructeurs comme Volkswagen ou Mercedes, fragilisés sur le marché chinois. En contrepartie, l’Europe accepterait une ouverture massive de son marché à des importations de viande bovine et de volaille sud-américaines, souvent constituées de pièces nobles entrant en concurrence directe avec les productions françaises. Les éleveurs français seraient les grands perdants de cet accord, sacrifiés pour préserver la balance commerciale allemande. Les « clauses miroirs » invoquées par les autorités françaises pour rassurer le monde agricole sont présentées comme juridiquement fragiles et techniquement inapplicables.
Le troisième pilier concerne l’énergie et, plus précisément, l’électricité. La France dispose, selon l’auteur, d’un avantage comparatif majeur grâce à son parc nucléaire, capable de produire une électricité abondante, stable et relativement peu coûteuse. Pourtant, cet atout serait neutralisé par les règles du marché européen de l’électricité, où les prix restent indexés sur les énergies fossiles les plus chères. Le nouveau dispositif de régulation post-ARENH, entré en vigueur en janvier 2026, serait conçu de telle manière que la taxation de la rente nucléaire ne se déclenche pas dans les conditions actuelles, empêchant toute redistribution effective au bénéfice des consommateurs et des industriels français.
Par ailleurs, la France exporterait massivement son électricité décarbonée pour soutenir le réseau allemand, fragilisé par la sortie du nucléaire et l’intermittence des renouvelables, sans contrepartie équitable. L’auteur y voit une forme de subvention indirecte de la politique énergétique allemande, alors même que la France se voit refuser les outils nécessaires pour financer et protéger son propre avenir nucléaire.
En conclusion, le texte dresse un bilan sans appel : contribution française en forte hausse au budget européen, croissance économique atone et incapacité croissante à défendre les intérêts stratégiques nationaux. L’argument traditionnel du « coût de la non-Europe » serait désormais dépassé par celui du « coût de l’Europe réelle ». Selon l’auteur, la France serait entrée dans une logique de rendements négatifs, où chaque avancée de l’intégration européenne se traduit par une perte nette. Face à cette situation, deux options seulement seraient possibles : une renégociation radicale du cadre européen ou sa remise en cause. Continuer dans la voie actuelle serait, selon lui, une forme de renoncement politique.
Eric Verhaeghe pour le Courrier des Stratèges.




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