Le vocable « totalitaire » est sans doute un peu exagéré pour qualifier l’Union européenne mais personne ne peut contester cette dérive de nature totalitaire que l’on observe à Bruxelles depuis plusieurs années.
Ce fut d’abord le vote du liberticide Digital Services Act (DSA) mis en place par Thierry Breton qui vient de confier à des associations et des ONG toutes marquées à gauche de dénoncer toute pensée déviante – comprenez, de droite – sur les réseaux sociaux.
Et tout récemment, l’Europe vient de sanctionner plusieurs personnalités accusées de tenir des propos trop pro-russes. Ce sont par exemple Xavier Moreau et Jacques Baud qui voient leurs avoirs gelés et ne peuvent plus circuler en Europe (voir ce précédent article).
Le tout par la seule volonté d’Ursula von der Leyen sans instruction, sans débat contradictoire et sans jugement ! N’est-ce pas là une mesure proprement totalitaire ?
Le plus triste, dans cette affaire, c’est que la Commission européenne déroule son agenda répressif sans affronter la moindre opposition dans les gouvernements des différents pays européens et même dans les opinions publiques.
Sur ce dernier point, les grands médias se montrent une nouvelle fois complices du pouvoir après l’omerta durant la crise covid, et leur parti pris anti-Poutine en Ukraine, en n’informant pas le grand public de ces dérives liberticides de l’UE.
Le salut pourrait-il venir de l’autre côté de l’atlantique ?
Il est terrible pour les Européens de constater que, dans ce domaine, les réactions de l’administration Trump tranchent avec l’apathie des Européens.
Le vice-président, J.D. Vance avait déjà sermonné les responsables de l’Europe, dans son fameux discours de Munich, quand il avait déclaré (voir ce précédent article) :
La menace qui pèse sur l’Europe, ce n’est, ni la Russie, ni la Chine, ni un autre acteur extérieur. Ce qui m’inquiète, c’est la menace venant de l’intérieur par le retrait de l’Europe de certaines de ses valeurs fondamentales, valeurs partagées par les Etats-Unis.
Plus récemment, un document publié par la Maison Blanche sur la Stratégie nationale de sécurité des Etats-Unis avait secoué les élites européennes en pointant la perte de souveraineté des pays européens, les mesures liberticides et le risque d’effacement civilisationnel entrainé par la folle politique immigrationniste de l’Europe (voir ce précédent article).
Sur le plan pratique, les Etats-Unis ont déjà pris des sanctions contre des responsables européens coupables d’atteinte à la liberté d’expression, comme Thierry Breton.
Mais voila que Donald Trump veut aller plus loin en s’en prenant à la Justice comme le rapporte cet article de The Epoch Times :
Washington pourrait sanctionner des magistrats européens
en cas de restrictions des partis patriotes et nationalistes
L’administration Trump étudie la possibilité d’étendre son dispositif de sanctions à des magistrats européens qui prendraient des décisions perçues comme contraires à la liberté d’expression ou restrictives sur des partis comme le Rassemblement national (RN) et l’AfD en Allemagne.
Ces mesures visant les magistrats européens, encore non confirmées, interviendraient dans le prolongement de mesures déjà prises contre plusieurs responsables européens accusés d’avoir poussé des plateformes numériques à censurer des propos sur des médias sociaux américains.
Selon des responsables républicains, l’objectif affiché serait de « protéger la liberté d’expression » en dissuadant les autorités européennes d’adopter ou d’appliquer des décisions jugées attentatoires aux droits fondamentaux, notamment lorsqu’elles touchent les idées nationalistes, patriotes ou souverainistes.
L’éventualité de viser directement des juges, et non plus seulement des responsables politiques ou des régulateurs, marque toutefois un changement de nature dans les relations transatlantiques et la protection des droits fondamentaux au niveau mondial.
Des informations non démenties
Le site internet du Spiegel a fait état de ces nouvelles sanctions américaines en préparation cette semaine. Sollicité par l’hebdomadaire, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères américain n’a pas démenti et a renvoyé à la déclaration publiée par Marco Rubio, en mai dernier sur le réseau X.
Suite à la classification de AfD comme parti d’extrême droite en Allemagne en mai, Marco Rubio avait déclaré : « Ce n’est pas de la démocratie, c’est de la tyrannie déguisée », avait-il déclaré, avant d’exhorter l’Allemagne à « changer de cap ».
Un dispositif de sanctions déjà rôdé
L’administration Trump a déjà recours à des interdictions de visas et à des mesures financières contre des responsables européens accusés de faire pression sur les grandes plateformes afin de « censurer » certains contenus américains.
Fin 2025, plusieurs personnalités politiques, comme Thierry Breton, liées aux politiques de lutte contre la désinformation et les discours de haine en ligne se sont ainsi vu refuser l’entrée sur le territoire américain.
Ces mesures s’appuieraient sur des outils de politique étrangère habituellement utilisés contre des responsables accusés de corruption ou de violations graves des droits humains, adaptés ici au terrain des conflits autour du numérique et de la liberté d’expression.
Les discussions en cours portent sur la possibilité d’étendre ce cadre à des magistrats nationaux intervenant dans des procédures visant des partis ou des organisations considérées comme proches de la droite patriote ou nationaliste.
Un tel élargissement supposerait l’identification nominative de juges dont les décisions seraient jugées problématiques par Washington, par exemple en cas d’interdiction de manifestations, de dissolution de structures associées, de condamnations pour propos haineux tenus par des responsables politiques ou de jugement pour inéligibilité.
Les sanctions envisagées incluraient, comme pour les précédents dossiers, des restrictions de déplacement et des mesures patrimoniales ciblées.
RN, AfD et la liberté d’expression
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison‑Blanche, l’exécutif américain critique de manière récurrente la façon dont plusieurs États européens encadrent les mouvements patriotes et nationalistes sur leurs territoires.
Dans des déclarations publiques, le président a affirmé que l’Europe « est en train de perdre sa liberté d’expression », en référence aux poursuites pour incitation à la haine et aux dispositifs de surveillance renforcée des discours politiques en ligne.
Les forces politiques comme le RN et l’AfD sont souvent citées comme exemples de partis « légitimes » soumis, selon Washington, à un environnement réglementaire hostile, que ce soit en matière de financement, d’accès aux médias ou de contrôle de leur liberté d’expression.
Les responsables républicains opposent systématiquement cette approche aux standards américains, où la parole politique et la liberté d’expression sont beaucoup plus protégées.
Dans ce contexte, les décisions judiciaires européennes visant à restreindre certains discours ou à sanctionner des déclarations de responsables de ces partis sont interprétées par une partie de la droite américaine comme une forme de « guerre juridique » contre les partis patriotes et nationalistes.
Inquiétudes sur l’indépendance de la justice
Du côté européen, les premières sanctions visant des responsables impliqués dans la régulation des contenus ont déjà suscité de vives réactions de la part des institutions de l’Union européenne et de plusieurs capitales.
Paris, Berlin et Bruxelles ont dénoncé des ingérences dans leur capacité à définir et à appliquer leurs propres règles en matière de lutte contre la haine et la désinformation.
Des juristes soulignent que la liberté d’expression, considérée comme un droit fondamental en Europe, coexiste avec d’autres exigences, notamment la protection de la dignité humaine et la prévention de l’incitation à la violence – qui peuvent être utilisées à des fins de censure des opinions contraires à la doxa dominante. Ils rappellent également que les magistrats appliquent des lois adoptées par les parlements nationaux ou européens, dans le cadre de systèmes constitutionnels qui reconnaissent des limites plus strictes que le droit américain.
L’hypothèse de mesures ciblant des juges est perçue comme une remise en cause de l’indépendance de la justice, élément clé de l’État de droit dans les États membres, alors les Français font eux-mêmes de moins en moins confiance à leur justice qu’ils jugent laxiste et politisée.
Cela pourrait compliquer la coopération judiciaire transatlantique en matière pénale et civile, si des magistrats européens se trouvaient placés sous la menace de sanctions étrangères pour des décisions prises dans l’exercice de leurs fonctions.
Gaspard Lienard pour The Epoch Times.
C’est une honte pour tous les démocrates européens et particulièrement français de constater que les réactions aux agissements liberticides de l’UE doivent venir de l’étranger !




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