Depuis la dissolution imbécile décidée, au soir de sa défaite aux élections européennes, par le sociopathe de l’Elysée, la démocratie n’en finit pas de s’abimer.
Alors que le pouvoir macroniste n’a aucune majorité à l’Assemblée nationale et qu’il devrait donc se contenter d’expédier les affaires courantes, il défit les Français en laissant passer ou pire, en accélérant certaines décisions majeures pour eux !
C’est le Mercosur que Macron critique aujourd’hui hypocritement alors qu’il a soutenu les négociations depuis des années. Il laisse Ursula Von der Leyen humilier le Parlement européen qui a bloqué le Mercosur devant la Cour de justice, en l’appliquant quand même !
Avec la complicité de Yaël Braun-Pivet, il fait voter la loi sur l’euthanasie et le suicide assisté alors que les Français souhaitent le développement des soins palliatifs.
Avec celle de Sebastien Le cornu, Macron, sous la pression de Bruxelles, vient de promulguer par décret la PPE3 qui va doubler nos factures d’électricité et défigurer nos paysages.
Mais dans ce paysage dévasté d’une démocratie bafouée, un homme sauve l’honneur !
Il s’agit du député UDR, Charles Alloncle, qui mène avec courage, détermination et grand talent, sa mission de rapporteur de la commission parlementaire sur l’audiovisuel public.
Il avance, seul contre tous :
- contre le président même de la commission qui lui met des bâtons dans les roues,
- contre Yaël Braun Pivet qui l’a critiqué au micro de France Inter, le matin même où cette radio devait être auditée par la commission,
- contre les syndicats de l’audiovisuel public qui ne supportent pas qu’on attaque leur citadelle,
- contre un collectif de 350 intellectuels, de journalistes et d’acteurs qui pétitionnent contre lui dans le Monde ! Quel fromage défendent-ils ?
On a même entendu un député du Modem menacé physiquement Charles Alloncle :
Devant toutes ces menaces qui pourraient se concrétiser, dit-on, par l’interdiction de publier le rapport final de cette commission d’enquête, de nombreuses personnalités ont signé une tribune dans le JDD.
Tribune que voici :
Villiers, Zemmour, Aliot … Un front commun pour défendre
la commission d’enquête sur l’audiovisuel public
Des personnalités du monde de la culture et des médias refusent les tentatives d’intimidation d’un élu de la République dans l’accomplissement de son mandat.
La polémique née autour de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public révèle un malaise plus profond. Une tribune récente a dénoncé la fermeté de son rapporteur, Charles Alloncle, y voyant une dérive institutionnelle et une confusion des rôles. Le débat est légitime. Mais il doit être conduit avec rigueur, et surtout dans le respect du cadre constitutionnel qui organise notre démocratie. L’article 24 de la Constitution est explicite :
Le Parlement vote la loi. Il contrôle l’action du gouvernement. Il évalue les politiques publiques.
Cette mission de contrôle n’est ni symbolique ni facultative. Elle constitue l’un des piliers de l’équilibre républicain.
L’audiovisuel public, financé par l’impôt et investi d’une mission d’intérêt général, participe pleinement à la mise en œuvre d’une politique publique. À ce titre, il relève du champ d’évaluation du Parlement. Son rôle central dans la formation de l’opinion, dans l’information des citoyens et dans la vie culturelle du pays justifie précisément qu’il fasse l’objet d’un examen exigeant. Une commission d’enquête n’est pas un exercice protocolaire. Elle a pour vocation d’interroger sans complaisance, de demander des comptes, d’éclairer les citoyens.
La fermeté des questions n’est pas une atteinte à la liberté.
Elle est l’expression normale d’une responsabilité démocratique. Assimiler la vigueur du contrôle parlementaire à une forme d’intimidation revient à affaiblir le principe même de responsabilité publique. La séparation des pouvoirs n’instaure pas des zones d’immunité ; elle organise la complémentarité et l’équilibre des institutions. Le pouvoir législatif ne saurait être réduit à un rôle d’observateur lorsqu’il s’agit d’évaluer une institution financée par les contribuables.
Accepter le débat
Dans un contexte de défiance croissante envers les médias comme envers les responsables politiques, la réponse ne peut être le repli ou la mise en cause du contrôle. Elle doit être la transparence. La confiance du public ne se décrète pas. Elle se construit sur la clarté, la responsabilité et l’acceptation du débat contradictoire. Il ne s’agit pas ici de défendre une personne ni de personnaliser un débat institutionnel. Il s’agit de rappeler un principe simple :
aucune institution publique, aussi essentielle soit-elle, ne peut être soustraite au regard du Parlement.
Le contrôle est la contrepartie du financement public. Restreindre cette exigence au nom d’une sensibilité blessée serait une erreur. Une démocratie solide n’affaiblit pas ses mécanismes de contrôle ; elle les assume avec sérénité et rigueur. Le contrôle parlementaire n’est pas une menace pour la liberté.
Il en est l’une des garanties les plus sûres.
Le collectif de signataires dont voici la liste :
Laurent Alexandre
Louis Aliot
Guillaume Bigot
Jean-Pierre Castaldi
Élie Chouraqui
Alexandre del Valle
Nicolas Dupont-Aignan
Georges Fenech
Luc Ferry
Laurent Firode
Véronique Genest
Gilles-William Goldnadel
Daniel Guichard
Sarah Knafo
Régis Le Sommier
Jean Messiha
Robert Ménard
Thibault de Montbrial
Éric Morillot
Michel Onfray
Florian Philippot
Charles Prats
Ivan Rioufol
Béatrice Rosen
Thomas Séraphine
Laurent Tapie
Frank Tapiro
Philippe de Villiers
Éric Zemmour




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