« Si on entre en guerre, c’est pas simplement une industrie de défense qu’il faut avoir, mais il faut aussi avoir un système agricole résilient et capable d’encaisser le choc pour nourrir la population. »
« La très grosse partie des pièces détachées des machines agricoles vient de Chine, si on est en conflit avec la Chine, on n’aura plus accès à ces pièces détachées. Les engrais viennent d’Ukraine ou de Russie … Comment on fait ? »
Ces deux évidences qu’ignorent totalement nos stratèges d’opérette que sont Ursula Von der Leyen et Emmanuel Macron sont extraites d’une excellente interview de Christian Harbulot par la Gazette du Tocsin.
La crise du covid avait illustré crûment la perte de souveraineté et notre incapacité à gérer le besoin en masques. Il est flagrant que nos dirigeants n’en ont tiré aucune leçon !
Voici une synthèse de l’interview de Christian Harbulot suivie de la vidéo de l’entretien :
« Il faut que le peuple mette la pression sur nos élites ! »
Face à la stratégie suicidaire de nos gouvernants, Christian Harbulot appelle le peuple français à l’action.
Sa parole médiatique est aussi rare que précieuse. Christian Harbulot, fondateur de l’École de guerre économique et du think tank CR451, l’un des pionniers de l’intelligence économique en France, venait pour la deuxième fois au micro de Clémence ce matin. L’entretien a principalement porté sur la crise agricole.
Car ce qui est en jeu dans cette crise, pour notre invité, « c’est la survie même du peuple français sur son territoire ».
À l’heure où le pouvoir politique répète en boucle qu’« on est en économie de guerre », il dénonce une cécité stratégique totale :
Si on entre en guerre, c’est pas simplement une industrie de défense qu’il faut avoir, c’est pas simplement des armées qu’il faut équiper, mais il faut aussi avoir un système agricole résilient et capable d’encaisser le choc pour nourrir la population.
En somme, les dirigeants qui veulent nous mener à la guerre n’ont aucune idée de la manière dont il faudrait la conduire :
La très grosse partie des pièces détachées des machines agricoles vient de Chine, si on a le moindre conflit avec la Chine, on n’aura plus accès à ces pièces détachées. Les engrais viennent d’Ukraine ou de Russie … Comment on fait ?
Harbulot va plus loin : il accuse frontalement l’architecture européenne actuelle, et ses dirigeants, de mener une offensive contre nos intérêts vitaux, à commencer par notre alimentation. L’exemple de l’accord commercial avec le Mercosur est le plus emblématique :
Ce traité-là a été porté non pas par nos ennemis mais par … Ursula von der Leyen qui est la présidente de la Commission européenne et puis par Emmanuel Macron, jusqu’à ce que, dernièrement, il dise finalement non.
Harbulot y voit un acte de guerre contre notre propre peuple :
Ces gens qui sont à la tête de nos pays ont mené eux-mêmes une guerre contre l’intérêt direct de notre pays qui est l’alimentation.
Et pendant qu’on interdit les OGM sur le papier, l’Europe laisse entrer des produits issus d’animaux nourris aux OGM :
On a interdit les OGM et on laisse venir de l’élevage à base d’OGM. Et c’est comme si c’était normal, c’est-à-dire que la réglementation européenne (…) est dans l’hypocrisie absolue.
Comme souvent, le cœur du problème déborde largement la seule question agricole : Harbulot évoque également la question cruciale du narcotrafic et de la perte de contrôle, par l’État, de certains territoires. Il décrit une France où le trafic de drogue est devenu un « problème sociologique » à part entière et accuse directement une partie de la classe politique de pactiser avec cette réalité pour des raisons électorales :
Une partie de la classe politique française, dans ses compromissions électorales pour se faire réélire, se lie silencieusement avec des logiques de trafic.
Pour lui, on achète la paix sociale au prix d’un lent pourrissement du pays :
Pas l’achat de la paix civile en laissant le trafic de drogue se développer pour ne pas avoir ces gens-là dans les pattes.
Face à cette situation, il en appelle à une forme de vigilance citoyenne radicale, presque de contre-enquête permanente :
Il est temps d’informer (…) sur tous les personnels politiques qui vont se présenter aux élections (…) qui pactise avec qui ? Et là, l’électrice et l’électeur français ont un pouvoir qui est de les sanctionner, de ne pas les élire.
Enfin, c’est à la population elle-même que Christian Harbulot fait appel, dans le cadre d’une guerre de l’information globale à mener pour reprendre en main le destin national :
La guerre de l’information, c’est d’abord de s’adresser à notre population pour la ramener sur terre pour ne pas qu’elle soit elle-même dans des mirages de téléréalité où tout va bien.
Et c’est là qu’il en revient à ce qui, au fond, nous concerne tous directement : la nécessité d’un réveil de la société civile, au-delà même des tracteurs à Paris ou des blocages ponctuels.
Il faut qu’en France naisse un mouvement qui commence à informer la population sur tout ce qu’on est en train d’évoquer,
insiste-t-il, avant de rappeler que l’arme ultime reste encore dans la main de chacun :
La première guerre de l’information qu’il faut mener, c’est vers la population française pour qu’elle soit enfin consciente de ce qui se passe et qu’elle comprenne que son bulletin de vote peut jouer un rôle.
La Gazette du tocsin.




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