Evidemment, une fois de plus, la Justice a penché pour l’idéologie progressiste contre l’opinion du peuple.
Le Conseil d’État vient en effet de déclarer conforme les plaques commémoratives rédigées en écriture inclusive proposées par Anne Hidalgo (voir ce précédent article).
Heureusement, l’Académie française a dénoncé cette décision ! Contrairement au Conseil d’État, les Immortels ne considèrent pas que :
l’écriture inclusive ne constitue pas l’usage d’une autre langue que le français.
Au contraire, l’Académie avance deux arguments :
- Ces procédés sont contraires à la lisibilité et à l’esprit de notre langue,
- Cette pratique porte une atteinte grave à dimension patrimoniale du français.
Dans cet article de Boulevard Voltaire, Philippe Kerlouan enfonce le même clou :
Contre l’écriture inclusive, un seul mot d’ordre : résistance !
La langue inclusive est une atteinte grave à la langue française, à son esthétique et à sa grammaire.
J’ai déjà pesté contre l’écriture inclusive, qui me paraît être à la fois une dérive idéologique, une aberration linguistique et une profanation esthétique. Quitte à passer pour un affreux réactionnaire, permettez-moi de renouveler mes critiques contre cette dangereuse manie qui m’horripile.
Un arrêt du Conseil d’État
Le Conseil d’État, dans une décision du 31 décembre 2025, a rejeté le pourvoi formé par l’Association FRancophonie AVenir opposée à l’écriture inclusive sur des plaques de commémoration parisiennes. Les juges estiment que :
l’usage de ce type d’écriture pour désigner un titre ou une fonction ne saurait, à lui seul, être regardé comme une prise de position politique ou idéologique.
Un tel usage ne contreviendrait ni à l’article 2 de la Constitution, selon lequel « la langue de la République est le français », ni à l’article 1 de la loi n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française, qui précise qu’elle est « un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France », ainsi que « la langue de l’enseignement, du travail, des échanges et des services publics ».
À la suite de cette décision, l’Académie française a, dans un communiqué du 8 janvier 2026, solennellement protesté contre cette décision, estimant notamment que :
dans la mesure où l’écriture « inclusive » institue arbitrairement des marqueurs orthographiques — dits « points médians » — contraires à la lisibilité et à l’esprit de notre langue, elle porte une atteinte grave à cette dimension patrimoniale, qui mérite pourtant d’être protégée au même titre que nos monuments et nos paysages.
De leur côté, des députés RN ont déposé, le 23 décembre 2025, une proposition de loi visant à interdire l’usage de l’écriture inclusive dans l’enseignement supérieur et la recherche. Ils constatent que :
plusieurs établissements recourent déjà à l’écriture inclusive dans leurs règlements, leurs supports pédagogiques ou certaines publications, contraignant de fait étudiants et enseignants à s’y conformer, au détriment de la clarté et de la liberté.
Ils déplorent l’absence d’un « cadre juridique explicite », interdisant cet usage dans l’enseignement supérieur, comme c’est le cas (du moins en théorie) dans l’enseignement scolaire – notons qu’une proposition de loi similaire vient d’être déposée, le 13 janvier 2026, par des députés du groupe Droite républicaine. On ne sait pas encore ce qu’il adviendra de cette proposition de loi, dont l’exposé des motifs présente objectivement les défauts et les travers de ladite « langue inclusive » ; mais il est à souhaiter qu’elle aille jusqu’au bout du processus et qu’elle soit effectivement examinée par l’Assemblée nationale, puis le Sénat. On peut rêver d’un large consensus pour l’adopter.
Une langue est une identité
Qu’il s’agisse du point médian qui, comme l’avait déjà souligné l’Académie française, introduit des « marqueurs orthographiques contraires à la lisibilité et à l’esprit de la langue », de la mention systématique des deux genres, qui nous assène constamment des « toutes et tous » et des « celles et ceux », de la féminisation systématique des noms de métier désignant une fonction, « autrice, ingénieure, professeure, cheffe… », etc., ou encore de l’invention de pronoms non binaires comme cet affreux « iel », l’écriture ou, plus généralement, la langue inclusive est une atteinte grave à la langue française, à son esthétique et à sa grammaire. Elle participe à la déconstruction, plus ou moins consciente, du patrimoine et de l’identité de la France.
Le pire est que ceux-là mêmes qui devraient lui être hostiles en viennent, par imprégnation, démagogie ou lâcheté, à tomber dans ce travers. Se rendent-ils compte qu’ils se font ainsi les complices de la destruction de la langue française, qui contribue sournoisement à la destruction de la France ? Pour qui aime son pays, son histoire, sa littérature, la rigueur de la langue française et de la pensée, il n’y a pas à tergiverser, il faut être intransigeant et résister !
Philippe Kerlouan pour Boulevard Voltaire.




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