« Quand Emmanuel Macron défend à juste titre les frontières bafouées du Groenland ou de l’Ukraine, il est aussi le président qui, en temps de paix, ne contrôle pas ses propres frontières. »
Cette phrase prononcée ce matin par Vincent Trémolet de Villers dans son édito de la matinale d’Europe 1 résume bien les deux mandats calamiteux de Macron.
Macron vient de battre, en 2025, un nouveau record dans l’immigration légale avec 384 000 premiers titres de séjour …
… en hausse de 11,2 % par rapport à 2024 !
Combien de temps encore les Français accepteront-ils le piétinement de leur volonté ?
Plus scandaleux encore !
Encore plus inacceptable est l’attribution à l’Algérie de 28 000 visas alors que ce pays nous humilie quotidiennement en refusant de reprendre les OQTF de ses ressortissants !
Quel dossier le président algérien Abdelmadjid Tebboune détient-il contre Macron pour que ce dernier se laisse humilier de la sorte alors qu’il a des moyens de rétorsion énormes, à commencer par les visas d’entrée en France ?
Ce dossier porte t-il sur l’affaire Brigitte/Jean-Michel Trogneux ?
Brigitte Macron a indiqué avoir fait une partie de ses études à Alger dont on ne trouve aucune trace … Par contre, on en trouve d’un certain Jean-Michel Trogneux !
Que restera t-il des deux mandats de Macron :
- L’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution,
- Probablement l’euthanasie et le suicide assisté,
- L’explosion de l’immigration.
Un terrible bilan !
Voici l’édito de Vincent Trémolet de Villers :
Dimitri Pavlenco : Vincent, les chiffres de l’immigration 2025 sont spectaculaires, on en parle ce matin sur Europe 1, le stock augmente, les flux également, on compte dans notre pays 4,5 millions de titres de séjour en activité, ajoutons-y l’immigration clandestine qui, par nature, est difficile à mesurer mais qui se compte en centaines de milliers. Ces chiffres, que vous inspirent-ils, Vincent ?
Vincent Trémolet de Villers : Beaucoup de choses, Dimitri, mais je voudrais ce matin m’arrêter sur deux enseignements. D’abord, il faut mettre en perspective ces chiffres de l’immigration avec la fatigue démographique française.
Cette année 2025 aura été celle où les Français ont fait le moins d’enfants et celle où notre pays aura accueilli le plus d’immigration. Ce croisement des deux phénomènes, sur fond d’obstination à légiférer sur l’euthanasie, pose de façon personnelle et collective une question existentielle, celle de la continuité de notre nation. Voulons-nous que la France continue ? Dans sa célèbre définition de la nation, Ernest Renan nous dit que l’âme d’une nation repose sur deux choses:
L’une est la possession en commun d’un réflexe de souvenirs, l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage que l’on a reçu individu.
Renan conclut par cette phrase extraordinaire :
L’homme, messieurs, ça ne s’improvise pas !
Comment croire que notre pays, qui doute autant de lui-même au point de ne pas renouveler les générations, pourra perpétuer son héritage avec une immigration qui prend de telles proportions ? Le danger est grand et ça commence déjà dans nos villes de voir des étrangers l’un à l’autre, mais partageant le même espace public. Pour saisir cette métamorphose et ses effets délétères, je ne peux que vous conseiller l’excellent livre d’Alexandre Devecchio « Nous vivions côte à côte » qui raconte comment l’assimilation heureuse de ses parents italiens et portugais s’achève sous le coup d’une immigration massive et d’un renoncement culturel dans une atomisation malheureuse.
Outre l’insécurité physique, le plus douloureux pour mes parents, écrit Devecchio, est de se voir dépossédés de leur mode de vie, de leur culture, de leurs valeurs. C’est poignant et c’est révoltant, Dimitri, mais c’était prévisible.
Dimitri Pavlenco : Vous voulez dire qu’en ce qui concerne l’immigration, nous improvisons ?
Vincent Trémolet de Villers : Nous n’avons pas de politique d’immigration et un pays qui n’a pas de politique d’immigration, c’est-à-dire qui ne maîtrise pas ses frontières, n’a pas de politique du tout.
La frontière, ça veut dire que chez l’autre, je ne suis pas chez moi. Aujourd’hui, l’autre est de plus en plus chez lui, chez nous, et celui qui l’accueille se sent parfois étranger dans sa rue. Cet effacement de la limite première de la politique n’a pas seulement un effet sur l’immigration, il nourrit aussi la défiance de la population sur tous les autres sujets.
Quand Emmanuel Macron défend à juste titre les frontières bafouées du Groenland ou de l’Ukraine, il est aussi le président qui, en temps de paix, ne contrôle pas ses propres frontières. Le maître d’un domaine qui ne décide pas qui entre chez lui, perd une grande partie de son autorité, et c’est exactement ce qui se passe avec l’immigration. Imaginez, Dimitri, qu’on évalue le nombre de clandestins à 1 % de la population française, c’est une proportion hallucinante.
L’immigration est un dissolvant puissant de toute autorité politique, et c’est pour cela que cette question ouvre le champ aux propositions les plus radicales, la faiblesse est l’anti-chambre de l’autoritarisme.
Dimitri Pavlenco : Et que faut-il faire en France, selon vous ?
Vincent Trémolet de Villers : En France, il faudrait enfin que l’immigration soit le débat central de la campagne présidentielle. Il faut que l’on décharge cette question des lourdeurs émotionnelles et morales qui empêchent de l’aborder sereinement.
La politique d’immigration, ce n’est pas soit les no-borders, soit Minneapolis. Le Danemark, l’Hongrie, l’Italie nous donnent un bon exemple. En 2027, la question ne sera pas qui est le plus sonore sur le sujet, mais qui est le plus crédible pour reprendre le contrôle.
Vincent Trémolet de Villers au micro d’Europe 1.




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