Ce sera les deux grandes catastrophes financières déclenchées par une Union européenne déliquescente :
– la gestion calamiteuses du Covid,
– la politique va-t-en-guerre en Ukraine.
D’un côté, des confinements inutiles et coûteux, des dizaines de milliards dépensés dans des vaccins inefficaces et dangereux.
De l’autre, des manoeuvres irresponsables d’Ursula von der Leyen, appuyées par Macron, pour saboter toute chance de paix avec la Russie.
Le tout dans une pluie de milliards dépensés en vain et donnés à un pays et son président tout deux totalement corrompus.
Voici une interview de Pierre Lellouche, ancien ministre, par la Gazette du Tocsin :
Macron, von der Leyen : un ancien Ministre
ne mâche pas ses mots sur Tocsin !
« Sur les négociations en Ukraine, les Américains sont passés du côté des Russes. »
Pierre Lellouche rappelle les gouvernants européens à la réalité : la guerre en Ukraine est un fiasco et la mondialisation heureuse a cédé le pas au retour des empires.
Le revirement de Washington dans les négociations de paix entre l’Ukraine et la Russie est un séisme géopolitique. Trump pousse désormais Kiev à accepter un compromis territorial en échange de garanties de sécurité. Une logique que notre invité Pierre Lellouche résume ainsi : « Les Américains sont en train de faire un chantage “garanties de sécurité contre concessions territoriales” en se mettant de facto du côté des Russes ». Trump ne se pose plus « en allié de l’Ukraine » mais « en médiateur ». Le message implicite aux Européens est clair : s’ils veulent la guerre, elle se fera à leurs frais.
Il y a un an, Pierre Lellouche publiait Engrenages, un brûlot dans lequel l’ancien secrétaire d’État chargé des Affaires européennes éreintait la classe dirigeante et son absence de vision stratégique, notamment sur le dossier ukrainien. Un an plus tard, son ouvrage est réédité, et les faits ont continué à lui donner raison. Car plus généralement, c’est un changement d’ère géopolitique qui est en train de rayer l’Europe de la carte. « Le problème de l’Europe, c’est que le monde lui échappe », expose-t-il. La guerre en Ukraine a agi comme un accélérateur de ce qu’il appelle des « mouvements telluriques » : l’émergence de puissances qui veulent un « monde post-occidental, post Amérique-Europe » et qui « ne veulent pas entendre parler de nos droits de l’Homme ».
Preuve en est : Pékin assume désormais ouvertement son ambition de concurrencer l’hégémonie monétaire américaine ; la Chine promeut déjà son système de paiements transfrontaliers (CIPS), conclut des accords de règlement en yuan avec la Russie, le Moyen-Orient ou le Brésil, et profite des sanctions contre Moscou pour faire entrer le renminbi dans les circuits énergétiques.
Mais cette contestation de l’ordre occidental vient aussi de l’intérieur. En témoigne la figure du président américain. « Ce que je n’avais pas anticipé, c’est la vigueur avec laquelle Trump dynamite littéralement le système international », confie-t-il. L’hôte de la Maison-Blanche a acté la sortie « de l’OMS, de l’UNESCO, des accords de Paris sur le climat ». Il a littéralement « fait exploser l’Occident ». Lellouche insiste : « La grande nouveauté avec ce président-là, c’est que désormais l’Amérique est un pays révisionniste au même titre que la Chine ou la Russie ». Dans le paysage actuel, on le voit déjà : Washington remet en cause l’OTAN telle qu’on la connaissait, exige des Européens qu’ils paient davantage, menace de « laisser faire » la Russie si les alliés ne montent pas à 2% ou 3% du PIB de dépenses militaires. Et dans ce nouvel environnement, Trump tient un discours brut : il « se comporte exactement comme les autres », comme un empire parmi les empires.
Au milieu de ce jeu à trois — empire américain, empire russe, empire chinois — l’Europe apparaît comme le grand perdant, et la France comme le maillon faible : « Le problème de la France aujourd’hui, c’est qu’elle est ruinée ». Notre invité dresse le constat implacable d’une « tiermondisation » accélérée, celle d’un pays surendetté, incapable de financer à la fois son modèle social et son armée. Au lieu de réarmer, nous cédons « les bijoux de famille ». Témoin la vente récente de Biogaran à un fonds américain ou la cession d’actifs stratégiques dans l’aéronautique et la défense. Dans le même temps, les États-Unis continuent de nous malmener via l’extraterritorialité de leurs lois et le Cloud Act, tandis que nos infrastructures critiques — jusqu’au cloud du ministère de l’Intérieur — reposent sur des technologies américaines. Résultat : « Nous ne pesons plus rien » sur le plan stratégique.
Sur l’Ukraine en particulier, Pierre Lellouche démonte le récit rassurant servi aux opinions publiques européennes. L’avocat rejette fermement l’idée portée par Emmanuel Macron d’envoyer des troupes européennes en Ukraine : « Il n’y aura jamais de force de l’OTAN en Ukraine parce que c’est inacceptable pour les Russes et que les Américains ne voudront pas non plus ». Quant à la « coalition des volontaires » imaginée à Paris, il la qualifie de « complètement creuse », un dispositif « qui permet à Macron d’exister » alors qu’« il n’a plus aucun rôle dans le pays » depuis la dissolution.
Dans ce contexte, notre invité nous confie ce qu’il entend partout : « Beaucoup de concitoyens me disent : “Mais qui va faire le ménage ? Qui va nettoyer les écuries ?” ». Il confesse, en guise de conclusion, ne pas être « convaincu » par l’offre politique actuelle et considère qu’« une recomposition totale de notre système politique et de nos choix budgétaires » est la condition pour que quelque chose se passe. La feuille de route est claire : manque l’homme qui aura le courage de l’appliquer.
Voici la vidéo de l’interview complète de Pierre Lellouche :




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