Après le passage en force d’Ursula von der Leyen, contre la volonté de la France, avec la signature du traité Mercosur, on aurait pu penser que, au moins pendant quelques temps, Macron éviterait de l’accueillir chaleureusement sur le perron de l’Elysée.
C’était oublier que, foncièrement et idéologiquement, Macron était, au fond de lui-même, favorable à ce traité. Il y a bien longtemps que Macron se sent plus européen, voire plus citoyen du monde, que Français ! For sure !
Les médias ayant cessé de traiter l’affaire du Mercosur, Macron pouvait donc s’afficher devant les caméras en parfaite entente avec l’impératrice d’Europe.
Voici un tweet de Didier Maïsto qui, une fois encore, trempe sa plume dans l’acide pour exécuter Macron et sa propension à lécher les pieds d’Ursula von der Leyen :
Ah, regardez-moi ça : le petit couple infernal se reforme pour un café diplomatico-post-traumatique. Emmanuel Macron, devant lequel les charolaises instinctivement reculent, flairant le mauvais coup de leurs naseaux humides, reçoit Ursula von der Leyen, la walkyrie court-jointée du libre-échange claudiquant, quelques semaines après que la Commission a gentiment piétiné la dépouille encore chaude des vaches françaises au nom du grand marché cosmique.
C’est beau, l’amitié franco-allemande, quand elle sent le bœuf argentin mariné dans le mépris.
L’Illuminé, le gant de boxe photoshopé sur le cœur, l’autre sur le portefeuille des agriculteurs, jurait ses grands dieux asexués, tweetait ses colères vertes, promettait la croisade tricolore contre ce traité scélérat. « Mercosur ? Jamais de la vie ! Plutôt crever que d’avaler un gramme de viande aux hormones ! » qu’il disait, l’œil torve, devant les caméras avides des journalistes soumis, pendant que les tracteurs klaxonnaient en chœur comme une chorale de damnés.
Et puis patatras. Les autres pays de l’UE, ces bons copains, ces frères d’armes, ces champions de la solidarité, ont voté oui. Comme un seul homme. Enfin… comme vingt-six hommes, un seul ayant dit non, et encore, d’une voix tellement fluette qu’on aurait dit un pet de lapin dans un ouragan. Ursula, sourire carnassier, a signé le papier au nom de tout le monde, pendant que Macron regardait son téléphone comme si soudain un SMS de de Gaulle allait le sauver : « Emmanuel, reviens, c’est une blague. »
Et maintenant ? Maintenant on se fait la bise. On se dit « comment vas-tu ma chère Ursula ? », on parle du temps qu’il fait à Bruxelles, on évite soigneusement le sujet des paysans qui crachent du sang dans nos campagnes pour cause de concurrence déloyale. On fait comme si. Comme si la France n’avait pas été lâchée comme une vieille capote usagée dans la fosse septique de la realpolitik européiste.
C’est ça, la grandeur : se faire humilier en public, puis inviter le bourreau à déjeuner pour discuter de la prochaine humiliation. Macron, champion du monde de la résilience diplomatique, ou plutôt de la résilience du type qui reçoit une gifle et dit « merci, c’était très aimable, en avez-vous une autre en magasin ? Non parce qu’on adore chahuter ».
Et Ursula, la peroxydée des traités signés au forceps, arrive avec son sourire de pub pour prothèse dentaire, ses tailleurs rose concon et son discours préfabriqué de-sauvetage-de-l’Europe-à-la-vente-aux-enchères. Elle doit penser : « Pauvre petit Emmanuel, il est quand même pathétique, ce petit homme toujours battu. »
Alors ils trinquent. Au champagne français, probablement, parce que même dans l’humiliation il faut sauver les apparences. À la santé des veaux qui ne verront jamais le jour, des exploitations qui ferment, de la souveraineté alimentaire morte en riant sous la douche acide de la mondialisation heureuse.
Allez, vive l’Europe. Et vive les cons qui y croient encore.
Didier Maïsto sur X.
Un Jour.
Un Sketch.
Macron reçoit Ursula Von Der Leyen après la trahison du Mercosur.
For sure.pic.twitter.com/Z4ojSLRwLb— Jon De Lorraine (@jon_delorraine) February 5, 2026




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