Macron très colère contre l’internationale réactionnaire

Publié par le 23 Fév, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Macron très colère contre l’internationale réactionnaire

Une des forces majeures de la gauche,
c’est de savoir imposer son vocabulaire !

C’est ce que disait d’ailleurs Lénine :

« Faite leur avaler le mot, ils avaleront la chose. »

La gauche excelle à créer des vocables toujours positifs pour la gauche et négatifs pour la droite. Vocables qui seront adoptés puis repris à l’envi par tous les médias.

Prenons juste deux exemples :

La gauche a réussi à donner une connotation très négative au mot « conservatisme » alors que le conservatisme ne consiste pas du tout à empêcher l’évolution mais à analyser le passé pour en éliminer les mauvaises choses et en « conserver » les bonnes !

Elle oppose habilement au « conservatisme », le « progressisme » qu’il est difficile de combattre quand il se veut dériver du mot « progrès » éminemment positif !

Comme second exemple, j’ai chois le mot « réactionnaire » encore plus négatif que « conservatisme » pourtant en soi la « réaction » ne devrait pas être jugée à priori négative.

Le mot « réactionnaire » est encore plus négatif que « conservatisme » pourtant la « réaction » n’est pas en soi critiquable. En effet, par définition, la « réaction » s’oppose à une  « action » et donc, si l’action était mauvaise, la réaction est bonne !

Quand la droite revient au pouvoir et qu’elle annule des mesures néfastes pour l’économie prises par la gauche, elle agit positivement pour la France, mais la gauche dénonce alors la droite réactionnaire.

C’est une déclaration de notre inénarrable ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot qui a motivé cet article lorsqu’il a convoqué l’ambassadeur des Etats-Unis en France pour l’accuser d’appartenir à … l’internationale réactionnaire.

Personnellement, je salue cette internationale réactionnaire qui oeuvre, en réaction salutaire aux délires du progressisme, pour sauver la civilisation occidentale.

Pour lui répondre, j’ai choisi de relayer l’excellent édito de Vincent Hervouët entendu ce matin sur Europe 1 :

« Paris se vexe comme tous les pays faibles,
comme un pays tiers mondisé »

Charles Kushner, l’ambassadeur des Etats-Unis en France, est donc convoqué au Quai d’Orsay. Jean-Noël Barraud lui réclame des comptes après la mort de Quentin Deranque. L’ambassade américaine s’est inquiétée de la montée de la violence d’extrême gauche.

Oui, samedi, l’ambassade américaine a retweeté le message du bureau du département d’État chargé du contre-terrorisme, s’inquiétant de la hausse de la violence de l’extrême gauche en France et de la menace qu’elle représente pour la sécurité publique, comme le démontre la mort de Quentin Deranque.

Le porte-parole à Washington a répété cette banalité et l’ambassade en a fait autant. Et voilà le ministre français sur ses grands chevaux qui tance l’ambassadeur. Il est convoqué ce soir à 19h, il n’a pas intérêt à être en retard, la dernière fois l’été dernier il avait envoyé un sous-fifre.

Jean-Noël Barraud dit qu’il n’a aucune leçon à recevoir, notamment au sujet de la violence, de l’internationale réactionnaire.

Oui, le journal l’Humanité parlait comme ça à l’époque de Stalin ! Rugie par Jean-Noël Barraud, l’internationale réactionnaire rappelle plutôt Pépone face à Don Camillo. Emmanuel Macron dispose de tout un attirail d’expressions désuètes qui fleurent les années 60, la poudre de Perlin-Pinpin, ripolliner la façade, le galimatias, etc. Et l’an dernier, il a recyclé l’internationale réactionnaire, il désignait ainsi les amis en Europe d’Elon Musk, Viktor Orban, l’AFD allemande et Georgia Meloni.

Jean-Noël Barraud copie le Président, lui aussi résiste, lui aussi est un antifascist ! Il devrait pourtant comprendre que cette mort parle aux Américains. Quentin Deranque ressemble comme un frère cadet au martyr de la droite américaine, Charles Kirk, abattu il y a moins de six mois. Le ministre dit qu’il refuse de voir cette mort instrumentalisée à des fins politiques, mais on trouve difficilement une mort plus politique que celle d’un jeune militant, désarmé, assassiné à coups de pied par un commando de miliciens, entraîné à se battre.

Enfin, quand le ministre s’indigne de l’ingérence d’un pays qui commente un drame qui concerne la communauté nationale, on se permettra de lui rafraîchir la mémoire, les 8 minutes 42 secondes de silence auxquelles appelaient son parti après la mort de Georges Floyd, ou les trémolos du Président, nous devons entendre le cri de colère qui s’est exprimé ces derniers jours pour dénoncer le racisme, la haine, etc. Sans oublier les remarques acerbes avec lesquelles notre ambassadeur à Washington criblait Donald Trump en début de mandat et qui ne lui ont pas valu d’être convoqué au département d’État.

Non, selon vous, il y a plus grave que cette colère feinte ?

Jean-Noël Barraud surréagit comme un homme humilié et pour cause.

Prenez la semaine dernière, son homologue allemand s’est permis de dénoncer le décalage entre le discours guerrier de la France et ses efforts insuffisants en matière de défense. Ursula von der Leyen, elle, s’est rendue à Washington au Conseil de la paix de Donald Trump, sans même avoir averti Paris. Et Georgia Meloni, à laquelle Emmanuel Macron avait dit de se mêler de ses affaires, lui a réappliqué en lui faisant la leçon.

Trois offenses publiques en moins de huit jours, c’est dire l’estime de nos alliés.

Nous sommes l’homme malade de l’Europe et nos voisins ne nous plaignent pas, ils s’essuient les pieds sur nous. Avec les Américains, nous réagissons comme un pays du tiers monde qui se cabre face à l’ancienne puissance coloniale qui se victimise et qui flatte son opinion publique en prétendant dénoncer l’ingérence.

Paris se vexe comme tous les pays faibles, comme un pays tiers mondisé. On disait autrefois, vous savez, l’Algérie c’est la France.

Eh bien, on écoute Jean-Noël Barraud et on se dit que désormais, la France c’est un peu comme l’Algérie.

Vincent Hervouët pour Europe 1.

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