Mathieu Pigasse croit aveuglément
qu’il appartient au Camp du bien !

Publié par le 16 Mar, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Mathieu Pigasse croit aveuglément qu’il appartient au Camp du bien !

Non, je n’ai pas viré ma cutie et je reste à droite !

Certains pourraient en douter puisque je vais relayer aujourd’hui un article paru dans Libération sous la plume du milliardaire gauchiste Mathieu Pigasse.

Rassurez-vous je ne lis pas Libé mais c’est un tweet d’Alexandre Jardin, le pourfendeur des ZFE et de la PPE3 qui parlait de cette tribune en la qualifiant de : « véritable texte élitaire méprisant ».

Je partage tout à fait ce jugement car cette tribune témoigne de cet aveuglement idéologique propre à cette gauche qui croit dur comme fer qu’elle appartient « Camp du bien ».

Avant de vous laisser avec le texte de Mathieu Pigasse, je me propose de faire quelques commentaires qui  montre que le logiciel de la gauche est biaisé et qu’il est sous-tendu par des hypothèses fausses mais que la gauche croit vraies.

Avant de commencer, rappelons que Mathieu Pigasse bénéficie, en tant que producteur de télévisions, de contrats juteux sur le Service public de l’audiovisuel notamment grâce aux émissions engagées politiquement à gauche de France 5 comme C dans l’air, C politique

Après avoir déclaré qu’il comptait mettre tous les médias qu’il détient au service de la lutte contre l’extrême droite, il avait osé se faire interviewer, en tant qu’entrepreneur, par Caroline Roux, une de ses salariés puisqu’il produisait l’émission, sans en avertir les téléspectateurs.

Voici les commentaires sur sa tribune dans Libération :

Cela commence par le titre :

La capitulation des élites face à l’union de la droite et de l’extrême droite

Qui part du postulat erroné que, par définition, les élites ne peuvent être que de gauche !

Je ne reviens pas sur l’imposture de la gauche et de ses médias qui utilisent les vocables d’extrême droite ou de fascisme alors que rien, dans les programmes du RN ou de Reconquête ne justifie ces qualificatifs infamants !

Un autre biais partisan majeur frappe dans la tribune de Mathieu Pigasse, c’est son refus de considérer symétriquement l’extrême de gauche et l’extrême droite. Cette dernière est accusée de bafouer les fameuses valeurs républicaines que Mathieu Pigasse qualifie de valeurs universelles de justice.

Quand on pousse les gauchistes dans leur retranchement en leur demandant de justifier ce qualificatif d’extrême droite dont ils affublent le RN, le seul misérable argument qu’ils avancent c’est la « préférence nationale » prônée par le RN ! Cette préférence étant pourtant consubstantielle de la notion de nation, comme par exemple le droit de vote !

Mais sur l’autre bord, Mathieu Pigasse exonère totalement la France Insoumise des viols caractérisés et répétés des ces « valeurs universelles » de ce parti dont l’antisémitisme est devenu son principal mode de recrutement dans les banlieues sensibles.

Hier soir, après la victoire de LFI à Saint-Denis, on a entendu ses partisans scander :

On est tous les enfants de Gaza !

Evidemment, Pigasse dénonce les accords locaux entre droite et extrême droite pour le premier tour des municipales sans jamais s’offusquer les accords entre les écolos, les socialistes et les Insoumis !

Je terminerai par le commentaire cette phrase de la tribune qui dit tout de l’hypocrisie de la gauche :

Mais une démocratie peut s’habituer progressivement à l’idée que certains principes sont négociables: la protection des minorités, l’indépendance des contre-pouvoirs, la liberté de la presse, la primauté de l’état de droit.

A droite, on ne s’oppose pas à la protection des minorités mais on refuse qu’elle se fasse au détriment de l’intérêt général et qu’elle devienne un danger pour la cohésion nationale.

A droite aussi, on promeut les contre-pouvoirs mais force est de constater que depuis les années Mitterrand, la gauche a perverti à son seul service beaucoup de ces contre-pouvoirs comme la presse et la justice. La droite sera donc légitime à y rétablir une véritable indépendance !

Côté de la liberté de la presse, la gauche n’a pas de leçons à nous donner quand on voit toutes les lois qu’elle fait voter pour réduire la liberté d’expression. Pigasse peut-il citer une seule chaine de télévision populaire (comme C8) fermée autoritairement par la droite ?

Quant à l’Etat de droit, si le principe est reconnu par la droite, elle ne peut que constater que l’Etat de droit, qui aujourd’hui s’exerce bien souvent contre la volonté du peuple (cf contrôle de l’immigration), doit être réformé en priorité.

Je vous laisse apprécier vous-même le biais idéologique de la tribune de Pigasse :

La capitulation des élites face à
l’union de la droite et de l’extrême droite

L’hypothèse d’une arrivée au pouvoir de l’extrême droite ne semble plus être un risque majeur pour une partie des élites. Un glissement qui résulte d’un mélange de calcul et de résignation.

En 1927, le philosophe Julien Benda dénonçait « la trahison des clercs ». Les intellectuels de son temps, écrivait-il, avaient abandonné leur mission : défendre les valeurs universelles de justice et de raison face aux passions politiques. Ils avaient choisi le camp de la puissance plutôt que celui des principes.

Banalisation

Un siècle plus tard, la question se repose, mais sous une forme différente. La trahison ne vient plus seulement des intellectuels. Elle gagne aujourd’hui une partie des élites politiques, économiques et médiatiques qui semblent avoir décidé que l’extrême droite serait devenue une perspective de pouvoir comme une autre. La progression électorale du Rassemblement national est désormais connue. Mais ce qui frappe davantage encore est la rapidité avec laquelle une partie de l’establishment, jadis dénoncé par le RN, s’y habitue.

Il y a encore dix ans, l’hypothèse d’un pouvoir incarné par Marine Le Pen apparaissait comme un risque majeur pour les institutions. Aujourd’hui, la perspective d’une victoire de Jordan Bardella ou du RN est de plus en plus traitée comme une simple alternance démocratique. Dans les médias, la radicalité
du discours s’est banalisée. Dans la sphère politique, la digue qui séparait la droite républicaine de l’extrême droite se fissure. Dans le monde économique enfin, certains dirigeants expliquent déjà qu’il faudra bien « travailler avec » le pouvoir qui sortira des urnes. Au bal des élites pour les 200 ans du Figaro, le monde des affaires a adoubé l’union de la droite et de l’extrême droite.

Cette banalisation procède rarement d’une adhésion idéologique assumée. Elle relève plutôt d’un mélange de calcul et de résignation. Beaucoup pensent qu’un pouvoir d’extrême droite serait contraint par l’économie, par l’Europe. par les institutions. Qu’il serait possible de l’influencer, de l’encadrer, de le normaliser. L’union des droites n’est rien d’autre que des fiançailles avant mariage avec l’extrême droite. Dans son journal de prison, Nicolas Sarkozy explique que la reconstruction de la droite ne peut passer que par un rassemblement le plus large possible, proposition aussitôt appréciée par Bruno Retailleau. La digue craque. Lors des municipales, plus de 150 accords locaux ont été noués entre des élus de la droite traditionnelle et le RN. Ce qui se joue n’est pas une série d’arrangements municipaux: c’est l’effacement progressif d’une frontière qui structurait la vie politique française depuis quarante ans. L’histoire invite pourtant à la prudence. Les démocraties ne disparaissent pas seulement sous les coups de leurs adversaires. Elles s’affaissent aussi lorsque ceux qui devraient les défendre cessent d’y croire suffisamment pour en assumer le coût politique.

Accommodements

Dans l’Etrange défaite, l’historien Marc Bloch ne décrivait pas seulement l’effondrement militaire de 1940. Il racontait la faillite d’élites incapables de comprendre le moment historique qu’elles traversaient. La France d’aujourd’hui n’est évidemment pas celle de 1940. Mais une démocratie peut s’habituer progressivement à l’idée que certains principes sont négociables: la protection des minorités, l’indépendance des contre-pouvoirs, la liberté de la presse, la primauté de l’état de droit. Ce glissement commence toujours par des accommodements. Par l’idée que « le réel » impose de s’adapter. Par la conviction que l’on pourra toujours corriger les excès une fois le pouvoir installé. C’est précisément ce que Benda appelait la trahison des clercs : le moment où ceux qui devraient défendre les principes universels préfèrent composer avec les passions dominantes.

La question posée aujourd hui n’est pas seulement celle de la progression électorale de l’extrême droite. Elle est celle de la vitesse à laquelle les élites françaises semblent s’y préparer. Car les démocraties ne meurent pas seulement lorsque leurs adversaires triomphent. Elles meurent aussi lorsque ceux qui prétendent les défendre cessent de croire qu’elles valent la peine d’être défendues.

Mathieu Pigasse pour Libération.

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