A tous les niveaux de la société, l’Etat profond se mobilise !
Les sondages le prouvent et les résultats des élections municipales l’ont montré, le Rassemblement national ne cesse de progresser et l’hypothèse de son succès aux élections présidentielles est désormais crédible.
Soyons en certain, l’Etat profond va tout faire pour empêcher que cette hypothèse devienne réalité, ce qui serait pour lui une véritable catastrophe.
Il est déjà en train de préparer la promotion d’Edouard Philippe qui constitue pour lui le candidat idéal dans la continuité du macronisme.
Les responsables de l’extrême centre ont déjà commencé à entonner la petite musique du centre seul rempart possible aux extrêmes. On a déjà entendu Gabriel Attal et Bruno Retailleau alerter sur le risque de chaos communautarisme de LFI et sur le chaos économique à attendre du RN.
On imagine sans peine des réunions des milliardaires progressistes qui détenteurs des médias pour préparer la future promotion médiatique d’Edouard Philippe.
Si par malheur, pour l’Etat profond et l’extrême centre, le RN emportait l’Elysée, tous les regards se tourneraient vers le Conseil constitutionnel qui deviendrait alors le principal obstacle à l’application du programme du RN.
Yaël Braun-Pivet vient de rappeler que tout référendum sur l’immigration serait hors du champ républicain et donc que pour elle la volonté du peuple n’est pas démocratique !!!
Dans ce contexte, la décision de Richard Ferrand de limoger la secrétaire générale du Conseil constitutionnel ne pourra qu’aggraver les soupçons de partialité qui pèsent déjà sur cette institution. Cette décision est d’autant plus grave qu’elle serait liée à une divergence de vue sur la notion d’Etat de droit sur laquelle la « limogée » était réputée très pointilleuse !
Doit-on s’attendre à des interprétations de l’Etat de droit par le Conseil constitutionnel encore plus audacieuses ?
Le rôle qu’avait donné au Conseil constitutionnel les fondateurs de la V ème République était limité au seul contrôle de la compatibilité des lois avec la Constitution. Mais depuis des décennies, cette juridiction s’est auto-autorisée à étendre considérablement ses prérogatives.
Cela pourrait s’admettre si les membres de ce conseil étaient des juristes professionnels indépendants mais ce sont le plus souvent des purs politiques nommés là au bon vouloir du président de la République et des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Richard Ferrand lui-même est l’archétype du politique, sans aucune compétence juridique, nommé là par son ami Macron en tant que son soutien de la première heure.
Voici un article de The Epoch Times qui rapporte ce limogeage violent et inhabituel pour cette institution :
Conseil constitutionnel : Richard Ferrand limoge sa numéro deux Aurélie Bretonneau sur fond de divergences sur la place du droit
À peine un an après l’avoir fait nommer secrétaire générale du Conseil constitutionnel, Richard Ferrand a décidé de se séparer de sa numéro deux, Aurélie Bretonneau, sur fond de « divergences de vues » au sommet de l’institution.
Divergences au Conseil constitutionnel – Selon plusieurs sources internes citées par la presse, ces désaccords porteraient sur la place du droit dans la conduite de l’institution et sur la manière de garantir le respect de l’État de droit.
Ce limogeage, qui doit être entériné par décret en Conseil des ministres, intervient alors que le Conseil constitutionnel est plus que jamais au centre de la vie politique, entre contrôle des lois budgétaires, contentieux électoraux et débats sur les libertés publiques.
L’éviction rapide d’une haute fonctionnaire réputée pour sa rigueur juridique interroge sur les équilibres internes et l’indépendance effective de la rue de Montpensier.
Un départ « en raison de divergences de vues »
Dans un courriel interne révélé par le site Politico et confirmé par plusieurs médias, Aurélie Bretonneau indique que « le président Ferrand m’a annoncé avoir proposé au président de la République de mettre fin à mes fonctions en raison de divergences de vues sur la conduite de l’institution ». Les services de Richard Ferrand évoquent officiellement des désaccords de méthode, sans en préciser la teneur, tout en assurant que le fonctionnement du Conseil n’est pas remis en cause.
D’après une source citée par Politico, reprise notamment par Valeurs actuelles, ces tensions concerneraient surtout « la place du droit » dans l’arbitrage des grandes décisions de l’institution. Le désaccord se serait cristallisé lorsque le gouvernement a envisagé de recourir massivement aux ordonnances pour faire adopter son budget, une option qui avait suscité des réserves au sein de l’entourage juridique du Conseil.
Une autre source interne, citée par la presse, décrit une responsable intransigeante sur les principes. « Aurélie Bretonneau n’est pas du genre à transiger sur la défense de l’État de droit, ni sur la rigueur du raisonnement juridique, ni sur l’indépendance de l’institution. Si c’est cela qui a dérangé, c’est un problème majeur », confie-t-elle.
Une trajectoire express au sommet du Conseil
Conseillère d’État, spécialiste reconnue du contentieux public, Aurélie Bretonneau avait été nommée secrétaire générale du Conseil constitutionnel par un décret du 26 mars 2025, sur proposition de Richard Ferrand au président de la République. Elle succédait alors à Jean Maïa, en poste depuis 2017, dans une fonction aussi stratégique que discrète, au cœur de l’instruction des dossiers constitutionnels.
Sa nomination avait été saluée dans le milieu juridique comme la reconnaissance d’un parcours solide au sein de la haute administration, notamment à la direction des affaires juridiques de l’État. Le Conseil constitutionnel lui-même avait mis en avant, dans un communiqué, son expertise et son expérience au service de la sécurité juridique des décisions rendues au nom du peuple français.
Moins d’un an plus tard, la brutalité de son départ interroge jusque dans les rangs de l’institution. Selon l’Agence France-Presse, une source interne qualifie cette rupture d’« hyper brutale », soulignant la rareté de ce type de limogeage à un tel niveau de responsabilité.
Un signal troublant sur l’État de droit
Au-delà du cas personnel d’Aurélie Bretonneau, la décision de Richard Ferrand alimente un malaise plus large sur la capacité du Conseil constitutionnel à demeurer un rempart autonome face au pouvoir exécutif. Dans le contexte récent des révisions constitutionnelles et des lois sensibles en matière de sécurité ou de finances publiques, la question de l’indépendance de la rue de Montpensier apparaît particulièrement sensible.
Pour plusieurs observateurs, le départ contraint d’une responsable perçue comme très attachée au respect de l’État de droit pose question. Certains y voient un avertissement adressé aux juristes les plus rigoureux, à l’heure où les équilibres entre droit et politique se tendent dans les institutions de la Ve République.
En attendant la publication du décret officialisant ce limogeage et la nomination d’un nouveau secrétaire général, le Conseil constitutionnel s’efforce de montrer un front uni et de rappeler que ses décisions demeurent, en dernier ressort, collégiales. Mais la controverse autour du départ d’Aurélie Bretonneau laisse déjà planer un doute sur la manière dont se jouent, en coulisses, les arbitrages qui engagent l’État de droit.
Gaspard Lienard pour The Epoch Times.




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