Vous allez rire !
Olivier Faure, le « flamboyant » secrétaire général du PS vient de jurer, la main sur le coeur, qu’aux présidentielles de 2027, il ne ferait aucune alliance avec LFI …
Je vous laisse quelques secondes pour vous esclaffer :
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C’est pourtant le même homme qui, à la veille du deuxième tour des municipales, avait fait la même promesse et quelques jours plus tard constatait, puis approuvait, les nombreux accords signés localement entre le PS, les Verts et LFI !
Voici un article de The Epoch Times qui partage le même doute sur la crédibilité de cette nouvelle promesse :
Olivier Faure assure qu’il « n’y aura pas d’accord national » entre le PS et LFI pour la présidentielle de 2027
Olivier Faure a fermé la porte à tout « accord national » entre le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI) en vue de la présidentielle de 2027, confirmant une ligne de rupture avec la stratégie unitaire portée par Jean-Luc Mélenchon depuis 2017.
Olivier Faure, le PS et LFI – Le premier secrétaire du PS, fragilisé en interne après des municipales en demi-teinte, entend ainsi rassurer les élus et cadres socialistes inquiets des alliances locales conclues avec LFI dans plusieurs grandes villes. Il a martelé sur BFMTV :
Pour les prochaines échéances qui sont des échéances présidentielle puis législatives, il n’y aura pas d’accord national avec La France insoumise.
Cette clarification intervient alors que la gauche peine à définir une stratégie commune face à une extrême droite en progression continue dans les sondages et une majorité présidentielle affaiblie.
En refusant un cadre national avec LFI, Olivier Faure assume le risque d’une dispersion des candidatures à gauche en 2027, tout en misant sur la capacité du PS à réaffirmer son identité, ses valeurs et son autonomie stratégique.
Il y a 0,6% des candidats socialistes qui ont fait alliance avec LFI lors des dernières municipales,
a-t-il tenu à relativiser, appelant à ne pas « surdramatiser » la portée de ces accords locaux.
Olivier Faure cherche à reprendre la main stratégique
La déclaration du premier secrétaire s’inscrit dans un contexte de fortes tensions au sein du PS, où plusieurs responsables lui reprochent une ligne jugée trop conciliante avec LFI ces dernières années.
Lors du dernier bureau national, ses opposants ont dénoncé la multiplication d’accords locaux avec les insoumis dans l’entre-deux-tours des municipales, notamment à Nantes, Brest, Clermont-Ferrand, Toulouse ou Limoges, sans gains électoraux significatifs pour la gauche. Ces fusions de listes, parfois décidées dans l’urgence, ont alimenté le procès en incohérence fait à la direction du parti.
Critiqué pour avoir laissé se nouer ces alliances, Olivier Faure insiste désormais sur la distinction entre accords locaux et stratégie nationale. À l’en croire, il n’y a jamais eu d’« accord national » avec LFI, mais uniquement des initiatives locales, prises par des fédérations ou des candidats soucieux de préserver ou conquérir des bastions municipaux.
Ces choix-là n’ont pas été faits par la direction du parti,
a-t-il rappelé, soucieux de se dédouaner d’accords parfois impopulaires auprès de la base socialiste.
Pour le premier secrétaire, ce recentrage vise aussi à répondre aux critiques formulées par des figures historiques du PS, comme François Hollande, et par le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud. Ce dernier a dénoncé un manque de « dialogue collectif » et estimé que, huit ans après sa défaite à la présidentielle, le PS n’était « toujours pas l’alternative », illustrant le doute persistant sur la capacité du parti à redevenir pivot de la gauche. En assumant une rupture avec LFI au niveau national, Faure espère reprendre l’initiative politique et clarifier une ligne jusque-là jugée illisible.
Une gauche fragmentée à l’approche de 2027
Le refus d’un accord national avec LFI pour 2027 n’éteint pas le débat sur la nécessité d’une candidature unique de la gauche à la présidentielle. À l’issue du premier tour des municipales, Olivier Faure lui-même a reconnu que
la stratégie de conflictualisation de Jean-Luc Mélenchon a montré ses limites, estimant que le leader insoumis n’a pas la capacité d’emmener la gauche vers la victoire et de barrer la route à l’extrême droite.
Cette critique explicite apparaît comme l’un des fondements de son refus d’un cadre national avec LFI, qu’il accuse de polariser le débat au détriment de la crédibilité gouvernementale de la gauche.
Pour autant, le premier secrétaire ne rompt pas avec l’électorat insoumis, dont il continue de courtiser les voix en vue de 2027.
Je ne suis pas irréconciliable avec l’ensemble des électeurs qui votent insoumis. Je suis irréconciliable avec leur chef,
a-t-il insisté, marquant la frontière entre rejet de la ligne Mélenchon et volonté de rassembler un socle social et populaire commun. Reste à savoir si cette stratégie d’autonomie vis-à-vis de LFI, combinée à des appels à l’union des électorats, suffira à éviter une nouvelle dispersion des forces de gauche lors de la prochaine présidentielle.
En attendant, le PS continue de faire l’objet de vifs débats internes sur son positionnement, comme en témoignent les prises de position de sénateurs socialistes appelant à « un changement de ligne » après l’échec des alliances avec LFI dans plusieurs grandes villes. La direction du parti, elle, promet de clarifier sa stratégie à l’approche des européennes puis de la présidentielle, tout en maintenant son refus d’un accord national avec LFI. Les prochains congrès et réunions nationales diront si la ligne d’Olivier Faure parvient à s’imposer durablement ou si une nouvelle recomposition à gauche s’amorce avant 2027, selon Public Sénat.
Gaspard Lignard pour The Epoch Times.




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