Les médias de gauche s’acharnent contre Boualem Sansal

Publié par le 3 Avr, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Les médias de gauche s’acharnent contre Boualem Sansal

Décidément, la gauche n’est plus
à une incohérence idéologique près !

J’ai déjà pointé ici la trahison des néoféministes qui décident de défendre ou pas les femmes agressées selon la couleur de peau et l’ethnie de leurs agresseurs !

J’ai également dénoncé cette laïcité sourcilleuse que la gauche applique vis-a-vis du catholicisme (cf chasse aux crèches dans les mairies) et cette complaisance affirmée pour l’islam quand ce n’est pas pour l’islamisme.

On vient d’en avoir un exemple avec Laurent Nuñez qui refuse l’interdiction de voiler les fillettes en se justifiant par une phrase qui restera sûrement :

Je ne serai pas celui qui ira expliquer aux petites filles qu’elles sont un obstacle au vivre-ensemble républicain.

Mais il faut aujourd’hui dénoncer fermement l’attitude de la presse de gauche vis-a-vis de l’écrivain Boualem Sansal qui est proprement écoeurante !

Non content de ne pas avoir soutenu l’écrivain franco-algérien quand il était emprisonné en Algérie, car il osait critiquer l’islamisation de la France, voila que plusieurs médias de gauche s’acharnent sur lui parce qu’il a quitté sa maison d’édition Gallimard pour Grasset !

La raison de leur agressivité ? C’est que Grasset appartient à la galaxie Bolloré !

Voici un tweet d’Alain Weber qui rapporte cette triste affaire :

Boualem Sansal, homme libre : quand un
choix d’éditeur devient une fatwa médiatique

Pour avoir osé parler de frontières, d’histoire et de pouvoir, un écrivain qui, depuis des décennies, dénonce l’islamisme, le totalitarisme et les dérives autoritaires, avec une plume acérée et une liberté qui dérange, a été, durant une longue année, jeté dans les geôles algériennes.

Mais une fois dehors, Sansal a fait un choix radical, et parfaitement légitime : il quitte Gallimard pour rejoindre Grasset, maison du groupe Hachette contrôlé par Vincent Bolloré. Il y publiera son prochain livre, celui qui racontera sa détention. Il l’explique lui-même dans une tribune au Monde : une divergence stratégique est née pendant sa prison. Gallimard, très proche de l’Élysée, a privilégié la diplomatie extrêmement tiède.

À l’opposé, Grasset lui offre ce qu’il cherche : une liberté sans compromis.

Et là, le scandale éclate.

Pas parce qu’un auteur change d’éditeur, droit absolu de n’importe quel écrivain, mais parce que ce transfert va à droite.

Libération titre en une sur les « coulisses très politiques d’un transfuge« , parle d’un million d’euros d’à-valoir, d’un appartement tous frais payés, de proximité avec Sarkozy et Bardella.

– L’Humanité évoque un « passage à l’ennemi. »

– Télérama parle d’ »inélégance » et de « malaise. »

On accuse Sansal d’ingratitude envers Gallimard, on le traite de traître à la cause littéraire « progressiste ». Bref, une fatwa médiatique de l’extrême gauche.

Pourtant, les faits sont têtus.

Pendant sa détention, la mobilisation n’a pas été unanime. Une partie de la gauche s’est montrée tiède, voire embarrassée : Sansal était trop à droite, trop critique de l’islamisme, trop proche de médias considérés comme conservateurs. Certains ont même dénoncé une instrumentalisation par Bolloré et ses médias, CNews, JDD, Europe 1, qui ont, eux, martelé le sujet pendant des mois, relayant l’affaire sans relâche. Est-ce si surprenant qu’un homme qui a passé un an en prison choisisse aujourd’hui de se rapprocher de ceux qui ont crié son nom quand d’autres se taisaient ?

Sansal le dit lui-même :

Je suis un homme libre. J’écris une nouvelle page.

Il a 81 ans. Il a survécu à la prison algérienne, au cancer, à l’ostracisme. Il n’a pas à justifier son choix éditorial. Un écrivain n’appartient à personne. Pas à Gallimard, pas à Bolloré, pas à la gauche caviar, pas à la droite. Il appartient à ses idées, à ses lecteurs, à sa conscience.

Mais voilà : en France, en 2026, changer d’éditeur est devenu un acte politique passible de lapidation médiatique.

On ne parle plus de littérature, on parle de camps. On ne parle plus de liberté d’expression, on parle de loyauté idéologique. Si un intellectuel ose quitter le giron progressiste pour un espace plus combatif à droite, c’est la trahison.

C’est de la haine ? C’est en tout cas de l’intolérance.

Une intolérance qui dit beaucoup de l’état de la gauche française …

… celle qui prône la diversité … sauf quand il s’agit de diversité d’opinions politiques.

Boualem Sansal n’est pas le premier à subir cela. On l’a vu avec d’autres voix dissidentes : celles qui osent critiquer l’islamisme radical, l’immigration incontrôlée ou les dérives woke sont vite cataloguées extrême droite, même quand elles viennent de la gauche ou du centre.

Dans quelle civilisation arrivons-nous si un écrivain qui réagit simplement avec ses tripes, se voit ainsi cloué au pilori pour avoir choisi la reconnaissance plutôt que l’allégeance ? Si le simple fait de changer d’opinion, de camp, d’éditeur devient un crime impardonnable ?

Sansal est libre de ses choix, libre de ses colères, libre de ses alliances.

La gauche médiatique peut hurler. Elle ne fait que révéler son propre enfermement. Un écrivain qui refuse d’être prisonnier d’un camp, même après avoir été prisonnier d’un régime, c’est encore une victoire de la liberté sur l’idéologie. Et ça, visiblement, ça fait mal.

Alain Weber.

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