La France a deux ennemis principaux :
– Ses « élites »,
– Ses médias.
Je mets le mot « élites » entre guillemets tant le mot est galvaudé pour désigner ceux qui nous gouvernent.
Selon le dictionnaire, l’élite qualifie « l’ensemble des personnes les plus remarquables qui, par leur valeur, occupent le premier rang. »
Inutile que je développe en détail que ce nom d’élite est frelaté pour qualifier ceux qui ont conduit la France dans le marasme économique, et la faillite morale.
Mais, si je désigne les médias français comme coresponsables de la descente aux enfers de notre pays, c’est parce qu’ils ne remplissent plus du tout le rôle, fondamental en démocratie, de contre-pouvoir.
Nous l’avons vu pendant la crise du covid où les médias ont relayé complaisamment la propagande de pouvoir macronien. Jamais les médias n’auraient dû laisser injecter une substance expérimentale non encore validée.
Nous l’avons observé pendant tout le conflit ukrainien où la presse quasi-unanime a refusé de faire la part des choses dans les responsabilités du conflit. Seul l’anti-Poutine avait bonne presse !
Cela saute aux yeux dans la guerre entre les Etats-Unis, Israel et l’Iran où une grande partie des médias montre une complaisance coupable pour la dictature islamique et accable les Etats-Unis et Israel.
Pas un mot contre les massacres d’opposants par les Gardiens de la révolution. Pas un mot pour les bombardements des populations civiles par l’Iran, mais une critique constante et partisane de leurs adversaires.
La majorité des médias est gouvernée par un anti-trumpisme viscéral et on lit bien souvent dans les yeux des journalistes leur satisfaction quand Trump semble en difficulté.
Le sort du peuple iranien martyrisé par les mollahs passe bien après leur anti-trumpisme.
Alors que l’Iran est gravement affaibli par des destructions majeures entrainées par un mois de bombardements intensifs, quand on lit la presse on peut croire que l’Iran est sorti seul vainqueur de cette première phase de la guerre.
Mais ce sentiment n’est pas forcément partagé par les médias étrangers.
Dans un tweet, Damien Rieu nous livre une compilation d’informations circulant à l’étranger mais inconnues – voire cachées – en France.
Avertissement : on peut penser que ces informations sont toutes à décharge pour Donald Trump mais elles viennent justement contre-balancer le narratif anti-Trump déroulé par la presse française.
Mais reconnaissez que les informations qui suivent sont structurées et parfaitement argumentées.
A vous de juger !
Absolument tous les commentateurs français, qu’ils soient dissidents ou grands publics, vous racontent la même histoire : les USA se sont plantés et l’Iran a totalement gagné la guerre.
Mais à l’étranger, certains experts ont une lecture différente.
L’avenir dira qui a raison, mais voici le résumé, pour que vous puissiez vous faire votre propre opinion :
1 – La Chine doit encaisser le choc du prix et de plus est obligée de changer de station service.
Droguée au pétrole iranien sous sanctions donc pas cher, elle encaisse immédiatement une explosion des coûts industriels (plastiques, fibres, intrants), des tensions sur les chaînes d’approvisionnement, et une hausse des prix à l’export.
Dépendance critique révélée : une part majeure de son énergie transitait par un point d’étranglement contrôlé par un acteur instable. Elle est obligée de changer de fournisseur et de se tourner vers son concurrent US qui se frotte les mains.
2 – Activation du levier iranien = auto-neutralisation L’Iran utilise son unique carte : bloquer Ormuz.
Effet réel :
- frappe ses propres clients (Asie)
- déclenche une diversification accélérée
- incite à la création d’infrastructures de contournement permanentes
Conséquence structurelle : perte irréversible de centralité stratégique. Le levier devient caduc dès son utilisation.
3 – Réallocation rapide au profit des États-Unis
Le marché réagit sans inertie : redirection vers le pétrole américain. Effets immédiats :
- hausse record des exportations US
- captation de la demande asiatique
- rôle de fournisseur d’équilibre consolidé
Sans compter que les USA contrôlent le stock Venezuela. Les États-Unis passent de participant à pivot du système carburant.
4 – Transformation du système énergétique mondial. Mutation profonde :
- fin de la dépendance critique au chokepoint Ormuz
- montée des routes alternatives (pipelines Golfe → mer Rouge / Oman)
- bascule vers des producteurs flexibles.
Le choc devient catalyseur d’un nouvel équilibre durable.
5 – Reconfiguration géopolitique accélérée
Intervention décisive de l’Arabie saoudite dans la séquence politique américaine.
Un appel de Mohammed ben Salmane a infléchi la décision de Donald Trump : abandon d’un cessez-le-feu total au profit d’un cessez-le-feu temporaire.
En échange de la poursuite de la pression sur l’Iran :
- financement direct massif de l’effort de guerre américain (100 milliards)
- investissements structurants dans l’économie US et achats d’armement
- normalisation avec Israël conditionnée à l’affaiblissement de Téhéran
- projet de corridor énergétique Arabie saoudite → Ashdod (Israël)
- formation d’un bloc régional de défense sous parapluie américain
- contrôle naval conjoint des détroits stratégiques
- préparation d’un “après-Iran” (reconstruction, repositionnement politique)
Le conflit devient levier de refonte régionale, pas simple affrontement bilatéral.
6 – Trajectoires différenciées
- Iran : effondrement progressif (revenus, influence, stabilité interne). Horizon : marginalisation.
- Chine : choc court terme, adaptation forcée, diversification. Dépendance stratégique déplacée vers les États-Unis.
- États-Unis : gagnant systémique. Renforcement économique, énergétique et géopolitique simultané. •
- Golfe : consolidation comme hub énergétique restructuré et stabilisé.
7 – Conclusion
- un levier géographique (Ormuz) est activé
- cette activation détruit sa propre valeur
- le système se reconfigure autour d’acteurs capables d’absorber et rediriger les flux
Résultat final : transfert du centre de gravité énergétique vers les États-Unis, exposition de la vulnérabilité chinoise, et déclassement accéléré de l’Iran dans l’ordre régional et mondial.




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