Il fut un temps où mon vocable « intellectuels de gauche » aurait été qualifié de pléonasme, tant le magistère de la gauche ne reconnaissait comme intellectuels que ceux de gauche qui logeaient à Saint-Germain des Prés !
Mais, Dieu merci, aujourd’hui, l’intellectuel de gauche est en voie d’extinction et on ne compte plus les intellectuels qui sont passés de la gauche à la droite,- même s’ils ne le reconnaissent pas souvent.
Michel Onfray, Alain Finkielkraut ou Marcel Gauchet en sont des exemples puisqu’ils sont vilipendés par la gauche et souvent bannis de l’audiovisuel public !
Oui, depuis des décennies, les intellectuels de gauche se sont régulièrement trompés politiquement en prenant des positions dictées par leur idéologie qui les poussait à soutenir même les pires dictatures pourvu qu’elles soient de gauche !
Regardez ces unes de Libé saluant la victoire des Khmers rouges au Cambodge :
Les Jean-Paul Sartre, les Simone de Beauvoir et bien d’autres ont, sur leurs mains, un peu du sang versé par les Khmers rouge : entre 1,7 et 2 millions de morts sur une population de 7 millions, soit entre un quart et un tiers de la population !
La gauche à été staliniste avec Staline, Maoiste avec Mao, castriste avec Fidel, et Mélenchon adore Chavez et Maduro !
C’est l’ancien journaliste du Nouvel Obs, Jean Daniel, qui a le mieux résumé cette faillite intellectuelle et morale de la gauche :
Mieux vaut avoir tort avec Sartre que raison avec Aron !
Et aujourd’hui ?
Et renouvelant les erreurs des dirigeants de gauche des années 70 qui allaient en pèlerinage à Neauphle-le-Château pour recevoir la bénédiction de l’ayatollah Khomenei, ceux d’aujourd’hui ménagent l’Iran des Mollahs et des Gardiens de la révolution, en accablant Trump et Netanyaou !
Tous ces souvenirs assez honteux pour la gauche me sont revenus en entendant un des rares intellectuels se réclamant de la gauche, Erik Orsenna, se féliciter de la submersion migratoire. Il en a profité pour remplacer le concept de « Grand remplacement » par celui de « grande irrigation ».
Il voit cette immigration venue d’Afrique non pas comme un grand remplacement qui ne porte pas de jugement de valeur entre les peuples natif et migrant, mais comme une irrigation qui considère les Européens comme un peuple desséché, mort, et les Africains comme l’eau salvatrice qui va les revivifier ! Toujours cette haine de l’Occident et du Blanc !
Voici un article de Boulevard Voltaire qui n’a pas été convaincu par Erik Orsenna :
« Grande irrigation » :
le Grand Remplacement loué par Erik Orsenna ?
Homme de gauche indéfectible, l’écrivain salue « l’enrichissement » de la France par l’Afrique.
La vieillesse est un naufrage, dit-on. Employée à l’origine par Charles de Gaulle au sujet de Philippe Pétain, cette saillie devenue célèbre mérite sans doute d’être quelque peu nuancée : la vieillesse n’est-elle pas aussi un état d’esprit, comme la jeunesse, comme l’affirmait un autre général, Douglas MacArthur ! Le grand âge, d’ailleurs, relève moins du désastre soudain que de l’aggravation de tendances qui s’était manifestées bien plus tôt dans l’existence. À cet égard, c’est, semble-t-il, le cas pour Erik Orsenna qui, pourtant, n’a pas encore 80 ans.
Ce 24 avril, l’écrivain était l’invité de Libre à Vous, émission diffusée sur Figaro TV. L’académicien en a profité pour aborder quelques sujets d’actualité tels que le manque de motivation des jeunes ou le déclassement économique des enseignants, mais aussi pour revenir sur le Prix Goncourt qu’il avait remporté en 1988. Son roman portait sur l’Exposition coloniale internationale qui s’était tenue à Paris en 1931, au bois de Vincennes, destinée à présenter les produits et réalisations de l’ensemble des colonies et des dépendances d’outre-mer de la France.
Erik Orsenna a rêvé à voix haute :
Moi, ce qui me ravirait, c’est qu’il n’y ait pas de colonisation, mais qu’on soit ensemble dans un espace plus large. Parce que tout ce côté de vitalité, d’humour, de la musique, de l’art … ce qu’on doit à l’Afrique !
Visiblement enchantée par ce discours, la présentatrice de l’émission, Guyonne de Montjou, l’a invité à développer sa pensée.
La vieille Europe devrait être irriguée par ça ? Vous voudriez que la vieille Europe soit renouvelée de l’intérieur ?
Et l’auteur d’abonder avec entrain :
C’est à mon sens ce qu’il va vraiment se passer. Ce n’est pas le grand remplacement, c’est la grande irrigation ! À condition que ces pays réussissent à se développer …
À l’heure où les Français demandent, sondage après sondage, un arrêt immédiat des flux entrants de migrants, l’éloge de cette « irrigation » africaine n’est évidemment pas passée inaperçue. Sur X, le député RN de la Somme Matthias Renault a dénoncé un « esprit soixante-huitard qui veut léguer l’auto-destruction comme héritage », tandis que le haut fonctionnaire et polémiste Jean Messiha a étrillé un « ancien conseiller de Mitterrand favorable à l’invasion et à l’islamisation » de la France. Mais le commentaire le plus lu a été posté par Éric Zemmour, qui a vu dans les mots de l’écrivain une validation involontaire de ses idées :
En 2022, toute la classe politico-médiatique, de LFI au RN, m’accusait de « complotisme » quand je dénonçais le grand remplacement. Aujourd’hui, la gauche ne manque pas d’inventivité pour le théoriser : grande irrigation, nouveau peuple, nouvelle France…
La dette éternelle de la France
À écouter Erik Orsenna, nous devrions tant à l’Afrique. La musique, l’art et même l’humour français ne seraient rien sans la contribution de nos anciennes colonies. Un discours teinté de mépris et d’idéologie dont l’écrivain est coutumier. Dans son livre Les Mots immigrés (Stock), paru en 2022, Orsenna développait déjà l’idée que la langue française est le produit d’un « métissage permanent ». Il avait bien entendu été invité à l’époque par l’équipe de C à vous, sur France 5, ravie de pouvoir donner un maximum d’écho à cette thèse :
Tous les mots de la langue française sont des mots immigrés !
avait-il proféré face à une petite assistance conquise.
La thèse défendue était limpide : la langue française ne serait pas française, elle serait un simple conglomérat de mots empruntés ici et là, et notamment à la langue arabe. Rappeler nos origines gauloises et romaines, déplorer l’emploi des « wesh » et « wallah », serait le signe d’un racisme évident, et plus sûrement encore d’une islamophobie intolérable.
Il a poursuivi :
Eh oui, Y’en a que ça dérange ! Y’en a qui dénoncent le Grand Remplacement, et moi je parle du grand enrichissement. Et c’est comme ça que ça se passe …
Un boomer de gauche
Erik Orsenna peut être vu comme la caricature du boomer, cet Occidental qui a pu profiter à fond d’une France florissante et qui lègue aujourd’hui à ses petits-enfants un pays aussi endetté qu’envahi, sans le moindre sentiment de honte ou de culpabilité. Mais l’écrivain est avant tout un homme de gauche qui a adhéré au PSU à l’âge de 17 ans avant de faire une belle carrière dans les hautes sphères et de devenir la plume et le conseiller culturel de François Mitterrand. Un engagement que l’académicien n’a jamais renié. Il y a moins d’une semaine encore, il s’en prenait publiquement à Vincent Bolloré, comparé à un « ogre » qui détruit tout sur son passage.
L’écrivain a notamment pris l’exemple de la chaîne Canal+ qui aurait, selon lui, perdu son âme. Il se souvient avec émotion :
J’étais conseiller culturel de François Mitterrand au moment de sa création [en 1984]. C’était la chaîne de la liberté, de l’insolence. Elle se contente maintenant de diffuser des matchs de foot et du cinéma.
Ah ! Comme tout serait simple si l’ensemble des médias étaient de gauche !
Jean Kast pour Boulevard Voltaire.




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