Eh, la gauche ! Foutez-nous la paix avec nos traditions !

Publié par le 3 Mai, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Eh, la gauche ! Foutez-nous la paix avec nos traditions !

Mais de quoi je me mêle ?

La France Insoumise pratique depuis des semaines un harcèlement contre les banquets patriotes organisés par l’association le Canon français. Non sans résultats, d’ailleurs, puisque la maire PS de Quimper vient d’annuler la réservation du parc des expositions qui devait accueillir, en décembre prochain, un banquet du Canon français.

En préparant cet article, j’ai découvert un site web intitulé: « Désarmer Bolloré » – ça ne s’invente pas ! – qui attaque violemment les banquets organisés par la droite avec ce titre : Canon français : le banquet qui file la nausée

Ce qui est reproché principalement à ces banquets ? Qu’ils soient financés par Stérin !

A gauche, on s’accommode sans problèmes des milliardaires de gauche comme Mathieu Pigasse et Xavier Niel – qu’on fait financer à l’occasion par l’audiovisuel public – mais on ne supporte pas les milliardaires de droite comme Pierre-Edouard Stérin et Vincent Bolloré !

Pierre-Edouard Stérin et Vincent Bolloré

Cet article de Boulevard Voltaire illustre un autre exemple de la haine de la gauche pour tout ce qui, à droite, entretient les traditions populaires françaises.

On notera qu’ici ce n’est pas la gauche qui attaque un banquet patriote, mais c’est l’extrême centre représenté par le député Horizon Jérémie Patrier-Leitus. A l’approche des présidentielles de 2027, où le RN fait figure de favori, on voit se préparer le sinistre front républicain qui verra les centristes marcher avec un parti antisémite et révolutionnaire.

Les castors de tout poil, de gauche comme du centre,
se préparent à faire barrage !

Voici l’article de Boulevard Voltaire :

Marion Maréchal chante « À la santé du roi de France » …
… et Jérémie Patrier-Leitus s’en mêle!

Le président de la commission vient de publier sur X un post d’une assez invraisemblable incongruité, sur les motivations duquel il est possible de s’interroger.

On n’a pas seulement entendu parler de Charles Alloncle, médiatique et courageux rapporteur, pendant les derniers mois qui ont vu se dérouler la désormais célèbre commission parlementaire sur l’audiovisuel public. Parmi les figures connues de ces derniers mois d’audition, il y avait aussi Jérémie Patrier-Leitus, député Horizons du Calvados et président de ladite commission. Les contribuables ont appris à connaître son allure de jeune cadre précocement dégarni, son comportement relativement objectif, son air plutôt sympathique. Et pourtant, le président de la commission vient de publier, sur X, un post d’une assez invraisemblable incongruité, sur les motivations duquel il est possible de s’interroger.

Humour, gloire et panache

Tout commence avec une vidéo d’une trentaine de secondes, partagée par Marion Maréchal. On y voit la députée au Parlement européen au banquet d’Identité-Libertés à Domrémy (voir l’article de Yann Montero), autour d’une tablée généreuse et simple, qui n’est pas sans rappeler celle du Canon français… Donc, probablement, les heures les plus sombres de notre Histoire. Marion, bras dessus, bras dessous avec ses militants, chante à pleine voix un classique des banquets de tous les temps, sous nos cieux : Au 31 du mois d’août. Ce chant du XIXe siècle, qui célèbre la victoire du navire français La Confiance, commandé par Surcouf, sur le Kent anglais, beaucoup plus grand, le 7 octobre 1800 (et non le 31 août, mais les chansons populaires ont de ces licences poétiques). On est alors en plein trouble politique et, tout naturellement, car les horreurs de la Révolution sont encore dans les esprits, le refrain trinque « À la santé du roi de France » en ajoutant « merde pour le roi d’Angleterre, qui nous a déclaré la guerre ». Conjoncturellement modifié par les poilus de 14 (« À la santé des gars de France/Et merde pour le Kaiser »), ce chant, sous sa forme originelle, fait partie du patrimoine immatériel de notre pays et de l’esprit français :

audace, déséquilibre des moyens, victoire de l’esprit de décision sur une force apparemment supérieure. Humour, gloire et panache. 

Alors, où est le problème ?

Eh bien, ce qui dérange le député Horizons, c’est ce toast « à la santé du roi de France ». Et de se fendre d’un tweet vengeur et, il faut bien le dire, un peu aigre :

Simplement à titre d’information, @MarionMarechal, la royauté a été abolie en 1792. En 2026, la France est une République. 

Eh bien, merci, monsieur le député. Un plaisir de savoir où passent nos impôts : dans des cours de culture générale dignes d’un collège de banlieue. Si un homme de droite donnait de telles leçons à une femme de gauche, on parlerait sans doute de mansplaining [explication condescendante donnée par un homme à une femme, souvent basée sur l’idée présumée que cette dernière ne comprend pas en raison de son sexe, NDLR]. Mais là, rien, bien sûr.

Il faudrait à notre député un peu plus de rigueur, pour commencer. La France a cessé d’être une monarchie en 1792, mais elle a connu par la suite la Terreur, la Convention, le Directoire, le Consulat, le Premier Empire, la Restauration (dont l’épisode des Cent-Jours), la monarchie de Juillet, la IIe République, le Second Empire, la IIIRépublique, l’État Français, la IVe puis la Ve République. En termes de stabilité républicaine, on repassera. Et puis, avec de la rigueur, il lui faudrait un peu d’honnêteté intellectuelle : on n’efface pas de notre mémoire collective, et notamment de notre folklore, 1.500 ans de monarchie (contre, à peine, 172 années de république, et même moins, si on enlève Vichy) avec des postures de petit prof. Enfin, avec cette rigueur et cette honnêteté, il lui faudrait un peu de détachement ou d’humour – mais on sait que l’humour est une qualité de droite.

Quelle mouche a bien pu piquer Jérémie Patrier-Leitus ? Veut-il se faire pardonner la publication du rapport Alloncle en faisant un petit clin d’œil à gauche en état d’apoplexie ? Ignorait-il l’existence de ce chant célèbre jusqu’à ce qu’il le voie chanté par la droite ? Étonnant, de la part d’un homme qui n’est pas spécialement un homme de gauche. En tout cas, on se perd en conjectures …

 Arnaud Florac pour Boulevard Voltaire.
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