Pour la Macronie, la liberté d’expression est suspecte !

Publié par le 10 Juin, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Pour la Macronie, la liberté d’expression est suspecte !

Depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, la France a perdu son titre envié de « Pays des Droits de l’Homme. »

Cela commença, sous le mandat de François Mitterrand, avec les lois Gayssot qui réprimait « tout acte raciste, antisémite ou xénophobe. »

Dans le principe, on peut approuver l’idée mais quand on connait l’interprétation que font certaines associations gauchistes et certains juges du même bord des notions de racisme et de xénophobie, on comprend le danger potentiel de telles lois.

Éric Zemmour a déjà fait plusieurs fois les frais de ces lois !

Depuis, les lois mémorielles et liberticides se sont succédées, avec notamment ce motif de condamnation « pour incitation à la haine », qui permet de condamner presque toute critique de l’immigration et de l’insécurité !

Tout récemment, Laurent Nuñez, dans sa loi Entrisme et séparatisme, a supprimé le vocable « islamiste » ce qui permettra de condamner les groupes dit d’ultradroite !

Et voici que la girouette politique Aurore Bergé vient d’en remettre une couche comme le rapporte cet article de Boulevard Voltaire :

Loi Bergé : le ministre amorce un virage
vers une police de la pensée

Marion Maréchal dénonce la « censure idéologique » de ce projet de loi présenté comme un rempart contre la haine.

Quelques semaines après l’abandon de la très controversée proposition de loi Yadan sur l’antisémitisme, le gouvernement revient à la charge en élargissant son champ d’application au racisme. Dans une interview accordée à La Tribune, Aurore Bergé, ministre chargé de la Lutte contre les discriminations, précise qu’elle a transmis au Conseil d’État un projet de loi visant à renforcer la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Le texte doit être présenté en Conseil des ministres le 1er juillet prochain, avec un objectif : une adoption avant la fin de l’année par le Parlement.

Officiellement, il s’agit de répondre à la recrudescence des actes antisémites observée depuis le 7 octobre 2023.

Mais ses détracteurs y voient surtout un nouveau tour de vis contre la liberté d’expression.

Une loi Yadan sous un autre nom

François Bousquet, essayiste et auteur de « Sale Blanc », le racisme qu’on ne veut pas voir (La Nouvelle Librairie), interrogé par Boulevard Voltaire, évoque la loi Yadan, ce texte prévoyant d’élargir le délit de négationnisme et d’introduire une peine d’inéligibilité pour certaines infractions :

Le projet de loi Aurore Bergé, c’est la loi Yadan 2. Seul l’habillage change, le fond reste quasi inchangé.

Parmi les mesures avancées figurent notamment l’extension des possibilités d’inéligibilité pour les personnes condamnées pour racisme ou antisémitisme, un élargissement du délit de négationnisme ainsi qu’un renforcement du rôle des associations habilitées à intervenir dans les procédures judiciaires. Pour ses défenseurs, ces mesures sont devenues indispensables face à la montée des actes de haine.

Pour ses opposants, elles participent d’un durcissement continu de l’arsenal répressif vis-à-vis des opinions.

Bousquet estime d’ailleurs qu’Aurore Bergé « durcit le projet de loi Yadan et renforce l’édifice répressif existant », dénonçant une nouvelle tentative de régulation du débat public par le biais du droit pénal.

Des associations davantage armées

L’un des points les plus sensibles concerne le rôle des associations agréées. Le gouvernement entend leur faciliter l’accès aux procédures judiciaires dans les affaires de racisme et d’antisémitisme. Une perspective qui inquiète une partie de la droite. Celle-ci redoute une multiplication des actions engagées par des organisations comme SOS Racisme ou la Ligue des droits de l’homme contre des élus, journalistes ou intellectuels exprimant des positions critiques sur l’immigration ou l’islam.

Interrogée par Boulevard Voltaire, Marion Maréchal se dit particulièrement préoccupée par « l’élargissement du pouvoir de constitution de partie civile aux associations ». Selon elle, cette évolution renforcerait l’influence d’associations d’extrême gauche qui ont fait « profession de terrorisme intellectuel » et de « censure idéologique ».

L’inéligibilité au cœur de la controverse

Autre disposition contestée : la possibilité de prononcer des peines d’inéligibilité pour certaines condamnations liées au racisme ou à l’antisémitisme. Marion Maréchal estime que le gouvernement utilise la lutte légitime contre l’antisémitisme comme prétexte à un texte « extrêmement liberticide ». La députée européenne redoute particulièrement la possibilité de prononcer des peines d’inéligibilité contre des élus pour des infractions relevant de la parole publique. « C’est donner le pouvoir à un juge de pouvoir faire ou défaire un élu », alerte-t-elle.

Marion Maréchal cite notamment le cas d’Éric Zemmour. À ses yeux, une telle évolution pourrait permettre, demain, d’écarter de la compétition électorale des responsables politiques pour des propos relevant du débat public. Un député RN interrogé par BV met lui aussi en garde contre « un risque évident » de voir un tel dispositif « criminaliser des paroles qui relèvent davantage de la liberté d’expression » que du racisme ou de l’antisémitisme. Il alerte également sur le pouvoir accru confié au juge, susceptible selon lui de conduire à « des excès ou à des dérives».

Le retour des « crimepensées » ?

Les critiques redoutent une extension progressive du champ pénal à des sujets relevant du débat démocratique. Pour Marion Maréchal, « la lutte contre l’antisémitisme devient une sorte de strapontin pour élargir, en réalité, la censure idéologique ». Selon elle, le gouvernement profite d’un combat légitime pour étendre les possibilités de poursuites contre des opinions jugées politiquement incorrectes.

François Bousquet estime, lui, qu’Aurore Bergé « est en train de renouer avec ce que George Orwell appelait, dans 1984, les « crimepensées » ». Une référence qui résume l’inquiétude de nombreux opposants : sous couvert de combattre la haine, le risque serait de rendre toujours plus périlleuse l’expression de certaines opinions. Le débat parlementaire qui s’annonce promet donc d’être particulièrement vif. Car derrière la lutte contre l’antisémitisme et le racisme se joue une question plus large : celle des limites de la liberté d’expression dans une démocratie de plus en plus tentée par la judiciarisation du débat public.

Yann Montero pour Boulevard Voltaire.

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