Il y a six semaines, je commettais un article titré :
Dans cet article je m’interrogeais sur les raisons qui expliquaient pourquoi Macron était incapable de faire respecter la France par la dictature algérienne.
L’immobilisme de la France durant la détention scandaleuse de Boualem Sansal, la honte française de sa libération obtenue par le gouvernement allemand, l’absence de réaction à la condamnation sans justification de Christophe Gleizes, laissent penser que l’Algérie détient un moyen de pression, voire de chantage contre la France, ou contre Macron …
J’avais alors avancé plusieurs hypothèses :
- La peur viscérale de Macron des réactions de la « rue arabe »,
- La peur que la vérité sur l’affaire Trogneux vienne d’Algérie (voir en fin d’article),
- La révélation d’un financement de la campagne présidentielle de Macron par l’Algérie.
L’interrogation précédente se pose avec encore plus d’insistance après l’interview lunaire de l’ambassadeur de France en Algérie donnée à un média proche du régime algérien.
Dans cette interview, le cas de Christophe Gleizes n’a pas été prononcé une seule fois par contre l’ambassadeur a dévoilé la priorité de son action des prochains mois :
Faire des efforts pour que le nombre de visas accordés à l’Algérie augmentent rapidement pour retrouver le chiffre « habituel » de … 250 000 visas par an.
Le tout sans jamais conditionné cela à la reprise par l’Algérie des nombreux algériens sous OQTF et sans évoquer la libération de Christophe Gleizes !
Comme moi, François-Xavier Bellamy a exprimé sa colère dans le tweet suivant :
L’ambassadeur de France en Algérie donne un long entretien à la presse algérienne : il évoque le mandat qu’il a reçu d’Emmanuel Macron pour « réengager la relation » avec l’Algérie.
Son objectif revendiqué est d’accélérer le rythme de la délivrance de visas vers la France, pour arriver à au moins 250 000 visas par an. Aucune condition n’est fixée.
Il n’était pourtant pas compliqué d’expliquer que la France ne peut pas ouvrir ses portes aux citoyens algériens tant que leur gouvernement refuse toujours massivement de reprendre ceux qui y restent illégalement – le sujet n’est même pas évoqué …
Il n’était pas compliqué, quand on parle de « coopération judiciaire », d’expliquer qu’elle commence par le fait de reprendre ses ressortissants quand ils ont commis un crime ou un délit sur le sol d’un autre pays.
Il n’était pas compliqué d’assurer le peuple algérien que la France n’est pas en conflit avec lui, mais avec le régime qui le gouverne et qui ne cesse de violer ses obligations élémentaires, envers nous comme envers lui.
Et enfin, il n’était pas compliqué de dire un mot, juste un mot, pour Christophe Gleizes. Quelle tristesse de voir notre ambassadeur commenter la coupe du monde de football sans une allusion à un journaliste sportif toujours emprisonné arbitrairement …
Notre diplomatie est otage d’un président qui semble déterminé à envoyer jusqu’au bout des preuves de soumission volontaire. La France ne retrouvera avec l’Algérie des relations de respect mutuel que quand ses propres dirigeants auront cessé de l’humilier.
François-Xavier Bellamy sur X.
* Affaire Trogneux :
Brigitte Macron est soupçonnée d’avoir pris l’identité de son frère Jean-Michel et d’avoir effectué une transition de genre. Elle nie évidemment, refuse de se prêter à un test ADN et est incapable de dire ce qu’est devenu son frère Jean-Michel …
Mais il a encore plus troublant ! Lors d’un voyage officiel en Algérie, Brigitte Macron avait déclaré qu’elle connaissait Alger pour y avoir fait une partie de ses études. Or, des enquêtes ont montré qu’on ne trouvait aucune trace de sa présence à Alger mais que, par contre, les preuves de celle de Jean-Michel Trogneux sont faciles à trouver !
Le gouvernement et l’administration algérienne pourraient évidemment détenir des informations compromettantes pour faire pression sur Macron …




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