« Pluralisme, j’écris ton nom »

Publié par le 21 Sep, 2026 dans Blog | 0 commentaire

« Pluralisme, j’écris ton nom »

Assiste t-on au suicide programmé de l’audiovisuel public ?

La question est légitime tant les comportements des journalistes de cet office et de la gauche qui les soutient – comme la corde soutient le pendu – montrent cette tendance suicidaire et provocatrice.

On pensait qu’au sortir de la Commission Alloncle qui avait gravement mis en cause le service public de l’audiovisuel et particulièrement son manque de pluralisme, des corrections allaient être apportées au fonctionnement de la citadelle de gauche dont on parle.

C’était être très naïf et négliger, depuis les années Mitterrand, plus de quatre décennies où la gauche s’est incrustée à tous les étages de la Maison de la Radio et de France Télévisions.

C’était oublier aussi les enjeux financiers de ces sociétés de productions proches de la gauche (celles de Mathieu Pigasse et de Xavier Niel) qui s’abreuvent généreusement au flot d’argent public qui inonde l’audiovisuel public avec ses 4 milliards d’euros !

C’est tout un écosystème politico-médiatique qu’il faudra démanteler !

Voici un édito de Guillaume Roquette, directeur de la rédaction du Figaro Magazine, qui dénonce ce comportement de l’audiovisuel public, mais y voit un côté positif que je partage :

« À Radio France, le sectarisme ne se cache plus,
et c’est une bonne nouvelle »

Guillaume Roquette

Pendant longtemps, les éditorialistes classés à droite étaient pourtant tolérés, à toutes petites doses bien sûr, dans l’audiovisuel public. Mais cette mansuétude n’est apparemment plus de saison.

Nous nous sommes longtemps sentis seuls. Voilà plusieurs années que Le Figaro Magazine témoigne dans ses colonnes du manque flagrant de pluralisme sur les antennes de l’audiovisuel public. De longues enquêtes, des centaines d’émissions écoutées, des mesures rigoureuses effectuées par intelligence artificielle nous ont permis de démontrer l’existence d’un véritable scandale démocratique : la mise sous tutelle par la gauche de médias radio et télévision qui sont pourtant financés par l’ensemble des Français, à hauteur de 4 milliards d’euros par an. Des révélations accueillies avec un mépris souverain par les patrons de France Télévisions et de Radio France : « Cette répétition (d’enquêtes, NDLR)s’apparente à une véritable opération de dénigrement », osait nous écrire la direction de Radio France en 2024.

La réalité saute pourtant quotidiennement aux yeux (ou plutôt aux oreilles). Dernier épisode en date : les personnels de la radio publique viennent de se mettre en grève pendant deux jours contre la présence à l’antenne de France Inter (3 minutes par semaine !) d’un journaliste de Valeurs actuelles . Un mouvement soutenu par le ban et l’arrière-ban du « monde de la culture » hexagonal, de Josiane Balasko aux derniers chanteurs à la mode.

Pendant longtemps, les éditorialistes classés à droite étaient pourtant tolérés, à toutes petites doses bien sûr, dans l’audiovisuel public, comme l’auteur de ces lignes peut en témoigner personnellement. Mais cette mansuétude n’est apparemment plus de saison et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, c’est une excellente nouvelle.

Car ce sectarisme qui n’essaie même plus de se cacher, cette chasse aux sorcières digne d’un régime totalitaire, est le signe d’un affolement inédit de la nomenklatura. Pendant des dizaines d’années, personne n’a osé remettre en cause l’ordre établi : le monde des médias publics et de la culture appartenait à la gauche par une prédestination perpétuelle. Et les responsables politiques de l’autre bord n’osaient pas se rebeller, de peur de ne plus être invités dans les matinales. Pire, quand ils étaient au pouvoir, ils nommaient à la tête de ces institutions des personnalités notoirement de gauche, tels les bourgeois de Calais se rendant aux Anglais.

Mais voilà que le monde est en train de changer. C’est un député hardi (Charles Alloncle) qui crée une commission d’enquête parlementaire pour réclamer un minimum de neutralité aux dirigeants de l’audiovisuel public. C’est une présidente de région courageuse (Christelle Morançais, Pays de la Loire) qui ose réduire les subventions d’un secteur culturel jusque-là tout-puissant. C’est un président de chaîne résolu (Maxime Saada, Canal+) qui cesse de financer les films des signataires d’une pétition insultant son actionnaire de référence, Vincent Bolloré.

Le combat pour le pluralisme ne fait que commencer. Il sera rude car les bénéficiaires de ce système, qui draine des milliards d’euros d’argent public, ne renonceront pas sans résistance à leurs prébendes. Mais, promis, nous ne lâcherons pas l’affaire.

Guillaume Roquette pour le Figaro Magazine.

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