Macron instrumentalise la peur pour sauver son camp

Publié par le 24 Sep, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Macron instrumentalise la peur pour sauver son camp

Il ne se passe pas une semaine sans qu’un proche de Macron ou l’un de ses médias aux ordres, reparle du danger des ingérences étrangères notamment dans le déroulement de la campagne et de l’élection présidentielle.

La Macronie a même inventé la notion d’ingérences intérieures qui pourront servir de prétexte à censurer les oppositions au bloc central en les accusant d’être manipulées par le Kremlin !

Depuis quelques jours l’offensive s’est accélérée avec la convocation à l’Elysée des principaux chefs de parti et candidats à la présidentielle pour les sensibiliser aux menaces étrangères, comprenez russes !

Et ce soir, sur TF1 et France 2, Macron va en remettre une couche pour le grand public ! Enfin le public qui ne boycottera pas son intervention !

Voici un article de Polemia qui dénonce ces agissements élyséens :

Présidentielles : Macron, le cobelligérant hybride

La menace russe deviendra-t-elle le nouvel instrument du barrage contre la droite nationale ? Pierre Boisguilbert dénonce la stratégie d’Emmanuel Macron, qu’il accuse d’instrumentaliser la peur de la guerre pour peser sur la présidentielle et détourner le débat des préoccupations des Français.

La peur comme instrument électoral

Le président Macron n’a plus qu’un but : ne pas remettre les clés de l’Élysée à Marine Le Pen. Comme il ne peut pas être candidat, il fera tout pour priver les Français d’un libre choix. Une fois de plus, il va tenter de vider la présidentielle de sa nature, qui est la rencontre entre un homme ou une femme et le peuple autour d’une vision d’avenir pour le pays. Il va le faire par l’instrumentalisation de la peur d’un conflit avec la Russie, dans un contexte de crise énergétique liée à la guerre de Trump en Iran. Poutine et Trump, responsables des malheurs des Français, mais certainement pas lui. Poutine qui va devenir, au fil des mois, le croquemitaine de la Macronie aux abois.

Tout ce qui ne condamne pas Poutine et ne soutient pas l’Ukraine sera donc disqualifié pour péché de non-patriotisme, sinon de trahison. On voit bien qui est visé : Marine Le Pen. Si Hitler ne suffit plus pour faire barrage, on va trouver un nouvel épouvantail : Poutine. Et c’est ainsi que, comme il livre des armes à l’Ukraine, Macron va alimenter en arguments anti-RN les Philippe et autres clones du camp des faillis qui ont ruiné la France et menacent sa survie face à l’islamisme conquérant dont le président ne parle jamais. Poutine pour ne pas parler de l’immigration, Poutine pour ne parler de rien. C’est plus Ceuta qui nous menace que les chars russes. On se moque des élections russes qui seraient un plébiscite, mais la présidentielle française risque d’être aussi un plébiscite anti-Poutine.

Une réunion précipitée, mais calculée

La « nature de l’agressivité russe et des menaces en Europe change », a prévenu le président de la République. De plus en plus de sabotages, qui visaient plutôt des cibles étatiques ou militaires jusqu’à présent — comme l’attaque de drone contre un avion-cargo à Leipzig, en Allemagne, en août —, semblent en effet se décaler vers des objectifs qui pourraient causer des victimes civiles. « Nul n’est à l’abri », a ajouté M. Macron. La démarche, inédite, est destinée à marquer les esprits, souligne le journal Le Monde. Alors que des sabotages et des accidents suspects d’une particulière gravité se sont multipliés, ces dernières semaines, partout en Europe, Emmanuel Macron a précipité, vendredi 18 septembre, à l’Élysée, une réunion avec l’ensemble des candidats à la présidentielle et les chefs de partis politiques. Une réunion précipitée, mais calculée, car il n’y avait aucune urgence concrète.

Jusqu’où irait le président ?

Macron a décidé d’être cobelligérant hybride de la présidentielle et de tout faire pour diaboliser, par l’international, le vote national français en faveur notamment du RN. Mais si cela, au fil des sondages, ne suffisait pas ? Jusqu’où irait le président pour ne pas rester dans l’histoire comme le petit Uber de l’extrême droite ? Pourrait-il y avoir un fait assez grave pour reporter l’élection, sinon l’annuler ? Une ingérence russe qui pèserait dans la présidentielle au détriment, finalement, si l’on en croit Macron, des intérêts de la Russie serait cependant éminemment suspecte.

La peur de la guerre est une arme à manier avec précaution. L’élection présidentielle doit se faire sur ce qui menace vraiment la France et les Français. La Russie en fait-elle partie ? Macron le croit-il vraiment ou rêve-t-il d’imposer un monde virtuel pour battre Marine ? La question mérite d’être déjà posée, car elle va se poser de plus en plus, de cela on peut être sûr. La campagne, ce sera : l’homme qui a vu l’ours (russe) qui a vu l’ours qui a vu l’ours.

Pierre Boisguilbert pour Polemia.

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