Massacre à la tronçonneuse … à l’ONU !

Publié par le 4 Oct, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Massacre à la tronçonneuse … à l’ONU !

Javier Milei, le président argentin, n’a pas la grâce de plaire à la bien-pensance car elle sent clairement en lui un ennemi déclaré du « Système » qu’elle souhaite maintenir.

Son usage de la tronçonneuse pour trancher dans les dépenses publiques avait troublé les milieux progressistes !

Pour s’en convaincre, il suffit d’ouvrir Wikipedia, l’encyclopédie participative noyautée par la gauche :

« Javier Milei est classé à l’extrême droite et décrit comme libertarien de droite. Plusieurs de ses positions suscitent la controverse, comme son opposition à l’avortement, son rejet de l’éducation sexuelle dans les écoles, son soutien au libre port d’armes et à la libéralisation des drogues, sa promotion de la théorie du marxisme culturel et son déni du changement climatique. »

L’ONU, organisme également très orienté politiquement, a peu apprécié le discours qu’est venu y prononcer le président argentin comme le rapporte cet article de Boulevard Voltaire :

Une intervention choc de Javier Milei à l’ONU

Les lecteurs qui nous font l’honneur de nous suivre sont probablement convaincus du manque d’empathie chronique de Javier Milei envers les grands organismes mondiaux généralement soumis à une vision géopolitique politiquement correcte.

L’ambiance de l’Assemblée générale des Nations unies en une fin de mois de septembre particulièrement complexe pour l’équilibre mondial aurait pu l’impressionner et le contraindre à un semblant de modération. Il n’en a rien été et c’est le président d’un pays du bout du monde totalement décomplexé qui est arrivé à la barre pour infliger à l’auditoire un discours de vingt minutes des plus percutants sans anesthésie aucune.

S’exprimant « avec une sincérité absolue », Javier Milei a donné en introduction sa définition de la vénérable structure devenue, selon lui :

une organisation inutile qui ne sert qu’à nourrir une caste de parasites d’une arrogance fatale, déguisés en bureaucrates bien intentionnés.

Un peu plus loin, pour qu’il ne subsiste aucun doute et pour démontrer l’agilité de son esprit de synthèse, il a déclaré :

L’ONU a édifié un léviathan bureaucratique consacré à définir comment doivent vivre les peuples du monde et leurs citoyens. Cela constitue un curieux mélange d’anarchie et de tyrannie : impuissance face à ceux qui enfreignent les règles les plus élémentaires, comme les dictatures sanguinaires et les organisations terroristes, et un contrôle ainsi que des impositions orwelliennes à l’égard des démocraties libérales qui, elles, respectent les règles.

Libéralisme, oui ; mondialisme, non …

Cependant, sous cette volée de bois vert se cache à l’évidence une tout autre intention. En effet, l’emploi par Milei d’un langage si peu diplomatique, voire risqué, ne répond pas à la satisfaction puérile d’une provocation stérile envers un organisme dont il n’attend rien. Ces paroles visent à couper l’herbe sous le pied à l’opposition péroniste qui fourbit ses armes pour partir en croisade contre le « mondialisme pervers » du président. En d’autres termes : libéralisme, oui ; ouverture d’une économie sclérosée en en assumant les risques, oui ; mondialisme et soumission, non. Cela est en particulier valable pour les sujets de société.

Une fois cette mouvance assumée et prononcée haut et fort, quoi de mieux, comme illustration, que de revenir sur le thème tout frais des Malouines. À peine mentionnées dans les deux éditions antérieures de l’Assemblée générale, les îles deviennent maintenant une « cause nationale » et Javier Milei n’hésite pas à leur consacrer 25 % de la durée de son allocution. Le ton est ferme, sans concession aucune, si ce n’est que les mots « moyens pacifiques » reviennent plusieurs fois. (Vu l’état de l’armée argentine, pourrait-il en être autrement ?) Là encore, il serait tout à fait précipité d’accuser Javier Milei de la moindre naïveté. Il sait que le sujet est tout sauf prioritaire et que la visibilité d’un accord s’estompe, noyée dans les éternelles et lancinantes brumes de l’Atlantique sud. En attendant, il ne fait que surfer élégamment sur la vague déclenchée par Donald Trump (voir, à ce sujet, notre précédent article). Ce faisant, le supposé mondialiste flatte gratuitement l’inconscient collectif de tout un peuple. Quel bonheur, pour quelqu’un obligé d’assumer des risques hallucinants, notamment au début de son mandat

Le reste de l’allocution est très classique et centré sur la description de l’incroyable renaissance de l’économie argentine, les perspectives de développement du pays dans le court terme et l’appel aux investisseurs. Mais là encore, Javier Milei imprime sa marque. Il fustige les gouvernements ou institutions qui utilisent la peur comme moyen de pression collective. Peur irraisonnée de la pandémie en son temps, peur des changements technologiques, peur de l’intelligence artificielle perçue pour lui non comme une menace mais comme une frontière.

La seule peur, à la limite envisageable, serait un très improbable retour du péronisme aux affaires l’année prochaine. Pour l’instant, dans un ultime sursaut de désespoir, l’ancienne présidente Cristina Kirchner, condamnée en troisième instance, par la Cour suprême argentine, à 6 ans de prison et inéligibilité perpétuelle, s’est, elle aussi, adressée à l’ONU et a saisi le Comité des droits de l’homme des Nations unies. Pure coïncidence, certes, mais considérable différence de style …

Michel de Saizieu pour Boulevard Voltaire.

Merci de tweeter cet article :





Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *