Belattar, reflet d’un mal français

Publié par le 30 Jan, 2020 dans Blog | 2 commentaires

Belattar, reflet d’un mal français

« Il y a deux immigrations :

celle qui a reçu la France comme un cadeau

et celle qui la considère comme un droit  ».

J’ai trouvé cette phrase, qui résume bien le problème de l’immigration africaine en France, dans un article de Valeurs actuelles.

Le numéro était consacré aux « nouveaux incendiaires » en pointant « les journalistes, les syndicalistes, les humoristes, ces activistes qui veulent embraser la France ».

Dans ce cadre, Jean Messiha a signé un article consacré à Yassine Belattar, l’humoriste militant très controversé et proche d’Emmanuel Macron.

Jean Messiha est membre du Rassemblement national, et fait partie de ces nouveaux intervenants de ce mouvement qui interviennent régulièrement sur les plateaux des grandes chaines d’infos et qui en donnent une image plus jeune.

Le fait de relayer un article d’un parti diabolisé par la gauche ne va pas arranger mon classement dans le Decodex, mais peu me chaut !

Belattar, reflet d’un mal français

Après l’avoir affronté sur les réseaux sociaux et le plateau de Cyril Hanouna, l’énarque et conseiller de Marine Le Pen, Jean Messiha a accepté de livrer ses réflexions sur ce que révélait la dérive de l’humoriste.

Dans notre monde ultra-médiatisé, certains « shows », comme les appellent les Anglo-Saxons, permettent de véritables révélations. Il faut reconnaître que Cyril Hanouna et son émission Balance ton post ! font swinguer les idées et permettent des confrontations cinglantes. Ainsi, j’ai été invité à débattre avec l’inénarrable Yassine Belattar. Les mots qui suivent ne visent en rien à diaboliser un personnage qui peut aussi être drôle et sympathique. Enfant de l’immigration (comme moi), humoriste de la diversité, « frère» de Macron, chouchou de ceux qui « pensent bien », « républicain » mais défenseur de l’islam fondamentaliste, sévère contre les djihadistes qui ne devraient pas faire de « galipettes » (sic) en Syrie ou qui « foutent le bordel dans un anniversaire » (re-sic), etc.

Mais ce qui m’a frappé dans notre échange, c’est ce reflet assez fidèle de deux immigrations: celle qui, de toutes origines, de toutes confessions ou d’aucune, est devenue de France, et celle qui vit en France. Celle qui est devenue française et celle qui a acquis la nationalité française.

Celle qui a reçu la France comme un cadeau et celle qui la considère comme un droit.

Celle qui pense à ce qu’elle doit à la France et celle qui pense à ce que la France lui doit.

Mais au fond pourquoi un tel fossé ? Différence d’origine ? Non. Nous sommes  tous deux « bougnouls », comme me l’a gentiment dit Belattar, après m’avoir accueilli en prononçant mon nom avec un accent arabe exacerbé. Différence de culture peut-être ? Le christianisme d’Orient a toujours aimé la France, alors qu’une grande partie de l’islam maghrébin lui en veut. Plus sûrement, une forme de fatalité construite par les élites qui nous gouvernent depuis si longtemps. Trop longtemps.

J’ai eu la chance d’arriver en France avant le début de son lent naufrage identitaire. 

À cette époque, le petit étranger que j’étais était immergé dans un monde qui n’était pas hostile mais exigeant :

« Peu importe d’où tu viens à condition que tu deviennes comme nous ! » 

Belattar, né, lui, avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, a grandi dans un pays où on lui a dit: « Surtout reste ce que tu es et n’oublie pas que tu es une victime ! » ll a pourtant été élevé dans une banlieue cossue, loin des cités devenues des morceaux d’Afrique maghrébine et subsaharienne, grâce à une politique d’immigration qui, nous dit-on, est « conforme à nos traditions ». Mais il a choisi d’épouser une cause, celle de ces peuples établis en masse avec leur religion et leur culture et qui affirment leur droit d’occupation et de sécession culturelle. 

Fini le « adapte-toi, étranger, mérite le droit de vivre ici » !

Place à « eh, le Céfran, rase les murs, fils de p … »!

Les responsables s’appellent Parti socialiste, cette droite RPR-UMP-LR …

… « humaniste » sauf pour la France, et bien sûr ce marais « progressiste », euro-mondialiste réincarné dans un avatar nommé Macron, servi par sa machine à recycler les opportunistes de tous bords : La République en marche.

Trop tard ? ll n’est jamais trop tard. 

Qui pensait, en 1980, que le totalitarisme soviétique s’effondrerait dix ans plus tard et qu’une nouvelle Europe belle et fière émergerait de cette tourbe rouge ? Macron nous embobine avec ses « quotas d’immigration », ses « quartiers de reconquête républicaine », sa « fermeté » face à l’islamisme et au communautarisme. Nous savons bien qu’une invasion et une colonisation culturelle ne s’arrêtent pas avec des mots. Nous savons bien que la reconquête ne se fera pas avec quelques policiers et quelques profs de plus, aussi bien intentionnés soient-ils. Macron veut tripatouiller un logiciel immigrationniste et multiculturaliste dépassé en lui appliquant des patchs.

Nous, nous avons compris, et depuis longtemps, qu’il faut changer de logiciel.

D’urgence.

Jean Messiha pour Valeurs actuelles.

Voici la vidéo de l’échange entre Jean Messiha et Yassine Benattar sur le plateau de Touche pas à mon poste.

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2 Réponses à “Belattar, reflet d’un mal français”

  1. Aucune chance pour que j’écoute, ne serait-ce que d’un minuscule bout d’oreille, le « frère » de Macron, parfaitement compatible avec d’autres Frères, musulmans, ceux là…

    Et si Benattar l’islamiste, arabe du maghreb, ne supportait pas, avant tout chez Jean Messiha le chrétien copte, d’origine égyptienne ?

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